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Richard de Saint-Victor, De Trinitate (La Trinité), texte latin Introduction, traduction et notes de Gaston Salet, s.j., Les Editions du cerf, 1959

 

Richard de Saint-Victor est un moine d'origine écossaise ou irlandaise, né vers 1110, prieur de l'Abbaye Saint-Victor de Paris de 1162  à 1173, date de sa mort. Richard appartient au courant de la mystique spéculative.

Son ouvrage le plus célèbre est le De Trinitate (De la Trinité), qui nous permet d'approcher spéculativement le mystère de l'unité des personnes divines au sein  de la Trinité.

 

I. "Quod rerum notitiam triplici apprehendimus modo : experiendo, ratiocinando, credendo.

II. Quod nihil firmius tenetur quam quod constanti fide apprehenditur.

III. Quod de his agitur in hoc opere quae jubemur de aeternis credere.

IV. Modus agendi in hoc opere : non tam auctoritates inducere quam rationationi insistere.

V. Breviter praelibatur de quibus in sequentibus agitur.

 

I. Nous avons trois moyens pour connaître la réalité : l'expérience, le raisonnement, la foi.

II. Rien de plus ferme que l'adhésion donnée aux vérités atteintes par un foi résolue.

III. Cet ouvrage traite de ce que nous impose la foi sur la réalité éternelle.

IV. Méthode de l'ouvrage : ne pas se contenter d'alléguer les autorités, mais insister sur le raisonnement."

 

 

Table des matières :

 

Introduction :

L'ambiance

Analyse du de Trinitate

Méthodes, principes et thèmes

La démarche théologique

Les raisons nécessaires

Texte et traduction

Bibliographie

 

Texte et traduction :

 

Prologue

De la foi à l'intelligence de la foi

Livre premier : la substance divine

Livre deux : les attributs divins

Livre troisième : pluralité et trinité en Dieu

Livre quatrième : les personnes

Livre cinquième : les processions

Livre sixième : les noms des personnes

Notes complémentaires

Index rerum

 

Résumé du Livre troisième - Pluralité et Trinité en Dieu

 

Richard établit une analogie entre l'amour humain et l'amour divin. L'amour humain ne consiste pas à s'aimer soi-même, mais suppose la dualité.

 

Questions à traiter.

 

Essayer de montrer par des arguments satisfaisants la raison qu'il y a dans l'unité divine pluralité de personnes et Trinité. Etudier l'origine de ces personnes. (I)

Pluralité des personnes.

En Dieu, il y a plénitude de charité parfaite et souveraine. Or la parfaite charité - qui n'est pas l'amour de soi, mais d'un autre - exige une pluralité. Et la charité divine souveraine, pour être parfaite et parfaitement ordonnée, ne peut s'adresser qu'à une personne d'une dignité égale, donc à une personne divine (II)

En Dieu, il y a plénitude de félicité. Or ce qu'il y a de plus délectable est l'amour mutuel qui exige celui qui aime, celui qui répond à l'amour (III).

En Dieu, il y a plénitude de gloire. Or la vraie gloire est de communiquer généreusement tout ce qu'on possède, ce qui suppose un associé à la gloire (IV).

C'est là un triple argument irrésistible (V).

Egalité et unité dans la pluralité.

La seconde personne est nécessairement coéternelle à la première, puisque Dieu est immuable (VI)

Elle est nécessairement égale en tout à la première : autrement elle ne mériterait pas d'être souverainement aimée et la charité divine ne serait pas ordonnée (VII)

Les deux possèdent la même perfection, la seule et unique substance et ne sont qu'un seul Dieu (VIII).

La pluralité dans l'unité de substance est un mystère ; mais c'est aussi un mystère (d'ailleurs antithétique) qu'en l'homme il y ait pluralité de sustances et unité de personne (IX).

Trinité des Personnes.

La charité suprême et parfaite demande qu'on veuille communiquer le bonheur qu'on goûte dans l'amour et ainsi qu'on veuille qu'un autre soit aimé comme on l'est soi-même : chacune des deux personnes doit donc désirer avoir un objet de dilection commune (XI). Et ce désir doit être concordant et égal dans les deux : autrement il y aurait défaillance dans la charité, perte de la félicité, atteinte à la gloire (XIII).

Sans une dualité de personnes, pas de communication de la grandeur, pas d'amour vrai, ce qui serait contraire à la plénitude de bonté, de bonheur, de gloire (XIV).

Sans une trinité de personnes, pas de communication des délices de la charité, ce qui serait contraire à la perfection de l'amour en chacune des deux personnes (XV).

S'il n'est pas manifestement contradictoire qu'il y ait plénitude de sagesse et de puissance en une seule personne, impossible qu'il y ait félicité parfaite sans dualité de personnes, impossible qu'il y ait bonté suprême sans une troisième personne (XVI, XVII).

La perfection de l'amour, en exigeant la condilection, donc la troisième personne, fait que, dans la Trinité, l'amour est société et concorde, jamais exclusivisme (XVIII-XX).

Les mêmes principes valant pour la seconde et la troisième personne, les trois personnes sont absolument égales et coéternelles ; elles possèdent en commun l'être souverainement simple, l'unique essence divine (XXI).

L'égalité entre les personnes est dans la possession plénière du même être souverainement simple, tandis que, dans les créatures, l'égalité suppose plusieurs substances et reste toujours imparfaite (XXII-XXV).

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 

 

 

 

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