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Konrad Lorenz, L'Homme en péril, la destruction de l'humain (Der Abbau des Menschlichen), traduit de l'allemand par Jeanne Etoré, Flammarion, 1985

Konrad Zacharias Lorenz (Vienne, 7 novembre 1903 - Vienne, 27 février 1989), plus connu sous le nom de Konrad Lorenz, est un biologiste et zoologiste autrichien titulaire du prix Nobel de physiologie ou médecine. Lorenz a étudié les comportements des animaux sauvages et domestiques. Il a écrit des livres qui ont touché un large public tels que Il parlait avec les mammifères, les oiseaux et les poissons ou L'Agression, une histoire naturelle du mal. À la fin de sa vie, Lorenz, proche des mouvements écologistes et anti-nucléaires, consacre sa recherche à une réflexion sur le devenir de ll'humanité Il décède le 27 février 1989.

"Les perspectives de l'humanité sont aujourd'hui des plus sombres. elle va certainement commettre, du fait des armes atomiques, un suicide qui, pour être rapide, ne sera pas indolore. Même sans cela, elle est menacée de mort lente par la pollution et par la destruction de l'environnement dans lequel elle vit et qui la fait vivre. Et si elle parvient encore à interrompre à temps cette marche aveugle et d'une incroyable stupidité, elle risque la destruction progressive de toutes les propriétés et de toutes les fonctions qui font son humanité. Beaucoup de penseurs l'ont compris et l'on a écrit souvent que destruction de l'environnement et déclin de la civilisation allaient de pair. Mais rares sont ceux qui considèrent cette destruction de l'humain comme une maladie dont les causes profondes et les remèdes possibles forment le thème de ce livre.

Lorenz s'en prend explicitement à une mentalité diffuse, mélange de scientisme excessif, de comportementalisme à l'américaine, mais aussi à des réalités sociologiques concrètes comme la domination de la monoculture technocratique, identique partout, et la concentration du pouvoir effectif entre les mains de quelques grands groupes industriels.

Dans la dernière partie, Lorenz énonce les propositions qu'il préconise : l'urgence de réveiller la sensibilité grâce aux valeurs, à la bonté, à la beauté, à travers le jeu, l'art, l'étroit contact avec la nature vivante."

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