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Martin Heidegger, Introduction à la métaphysique (Einführung in die Metaphysik), TEL Gallimard, traduit de l'allemand et présenté par Gilbert Kahn, Max Niemeyer, 1952, Editions Gallimard, 1967,  pour la traduction française

Cet écrit donne le texte complet du cours complètement rédigé qui a été prononcé sous le même titre au semestre d'été 1935 à l'Université de Fribourg-en-Brisgau.

Table des matières :

Avant-propos - Avertissement du traducteur - La question fondamentale de la métaphysique - II. Sur la grammaire et l'étymologie du mot "Être" - III. La question de l'essence de l'Être - IV. La limitation de l'Être : 1. Être et devenir  - 2. Etre et apparence  - 3. Être et penser  - 4. Être et devoir - Index Français-Allemand - Index des termes allemands groupés par familles

"Ce cours, professé en 1935, est un jalon important entre Etre et Temps (Sein und Zeit) et l'oeuvre ultérieure de Heidegger.

Son originalité consiste à présenter la métaphysique à partir des corrélatifs traditionnels de l'être : devenir, apparence, pensée, valeur. Le tiers du volume est consacré à l'opposition de l'être et du penser, décisive pour le destin de l'occident. Nous voyons en effet comment celui-ci est lié à la naissance de la métaphysique et à son déclin, déjà présent en germe dans le "grand commencement grec".

Des interprétations d'Héraclite, de Parménide et même de Sophocle nous montrent la pensée originelle comme une violence productrice qui fait paraître l'être (la Physis) dans le recueillement du Logos, et la fin du cours évoque, chez Platon déjà, la séparation qui s'opère entre l'être et ses corrélats et finira par réduire l'être à l'étant et la pensée au point de vue."

Vue de Delphes

"La question fondamentale de la métaphysique

Pourquoi donc y a-t-il l'étant et non pas plutôt rien ?" Telle est la question. Et il y a lieu de croire que ce n'est pas une question arbitraire. "Pourquoi donc y a-t-il l'étant et non pas plutôt rien ?" Telle est manifestement la première de toutes les questions. la première, elle ne l'est pas, bien entendu, dans l'ordre de la suite temporelle des questions. Au cours de leur développement historique à travers le temps, les individus, aussi bien que les peuples, posent beaucoup de questions. Ils recherchent, ils remuent, ils examinent quantité de choses, avant de se heurter à la question : "Pourquoi donc y a-t-il de l'étant (quelque chose) et non pas plutot rien ?" Il arrive à beaucoup de ne jamais se heurter à cette question, s'il est vrai qu'il s'agit, non pas seulement d'entendre et de lire cette phrase interrogative comme simplement énoncée, mais de demander la question, c'est-à-dire de faire surgir son horizon, de la poser, de se forcer à pénétrer dans l'horizon de ce questionner..." (Martin Heidegger, Introduction à la métaphysique, I. La question fondamentale de la métaphysique, p. 13)

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