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En France, sous la seconde République, s'ouvre le 9 juillet 1849, un débat parlementaire sur les lois relatives à la prévoyance et l'assistance publique. Victor Hugo qui vient d'être élu à l'assemblée législative, participe à ce débat et il est le premier à prendre la parole. Dans le début de son discours, il a évoqué deux cas précis et douloureux d'hommes et de femmes mourant de faim. Voici la fin de son discours.


"Voilà un fait. En voulez-vous d'autres ? Ces jours-ci, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de Lettres, car la misère n'épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l'on a constaté, après sa mort, qu'il n'avait pas mangé depuis six jours.

Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon !

Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société tout entière ; que je m'en sens, moi, qui parle, complice et solidaire (Mouvement), et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l'homme, que ce sont des crimes envers Dieu ! (Sensation prolongée.)

Voilà pourquoi je suis pénétré, voilà pourquoi je voudrais pénétrer tous ceux qui m'écoutent de la haute importance de la proposition qui vous est soumise. Ce n'est qu'un premier pas, mais il est décisif. Je voudrais que cette assemblée, majorité et minorité, n'importe, je ne connais pas, moi, de majorité et de minorité en de telles questions ; je voudrais que cette assemblée n'eût qu'une seule âme pour marcher à ce grand but magnifique, à ce but sublime, l'abolition de la misère ! (Bravo ! – Applaudissements.) [...]

Vous n'avez rien fait, j'insiste sur ce point, tant que l'ordre matériel raffermi n'a point pour base l'ordre moral consolidé ! (Très-bien ! très-bien ! – Vive et unanime adhésion.) Vous n'avez rien fait tant que le peuple souffre ! (Bravos à gauche.) Vous n'avez rien fait tant qu'il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n'avez rien fait, tant que ceux qui sont dans la force de l'âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et qui ont travaillé peuvent être sans asile ! tant que l'usure dévore nos campagnes, tant qu'on meurt de faim dans nos villes (Mouvement prolongé), tant qu'il n'y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! (Acclamation.) Vous n'avez rien fait, tant que l'esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! vous n'avez rien fait, rien fait, tant que dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l'homme méchant a pour collaborateur fatal l'homme malheureux. !

Vous le voyez, messieurs, je le répète en terminant, ce n'est pas seulement à votre générosité que je m'adresse, c'est à votre sagesse, et je vous conjure d'y réfléchir. Messieurs, songez-y, c'est l'anarchie qui ouvre les abîmes, mais c'est la misère qui les creuse. (C'est vrai ! c'est vrai !) Vous avez fait des lois contre l'anarchie, faites maintenant des lois contre la misère ! (Mouvement prolongé sur tous les bancs. - L'orateur descend de la tribune et reçoit les félicitations de ses collègues.)"

Victor Hugo, Discours sur la misère, 1849

 

Notes :

Montfaucon : quartier misérable à la limite nord-est de l'ancien Paris où l'on accumulait, entre autres, les carcasses d'animaux débités en boucherie

"Vous venez de raffermir l'Etat ébranlé" : secoué par un soulèvement populaire en juin 1849. Les démocrates socialistes prirent le prétexte d'une intervention militaire française en Italie contre les républicains pour contester le pouvoir en place.

"l'usure dévore nos campagnes" : le prêt à un taux d'intérêt excessif, cause de dettes.

lois évangéliques : sociales, inspirées des Evangiles

Problématique : Par quels procédés stylistiques et par quelles figures de style Victor Hugo veut-il persuader le Parlement d'agir contre la misère ?

Les moyens de persuasion utilisés : comment V. Hugo s'adresse-t-il à ses pairs et comment ces derniers réagissent-ils ?

 

1) Le genre du texte

Il s'agit d'un discours. Un discours est un énoncé ancré dans la situation d'énonciation (qui ? où ? quand ? à qui ? comment ? pourquoi ?). Les temps dominants appartiennent au système du présent (présent, futur, passé composé de l'indicatif) ; les verbes sont conjugués soit à la première personne du singulier (le locuteur), soit à la deuxième personne du pluriel (les destinataires).

2) Le type du texte

Il s'agit de la transcription écrite d'un discours argumentatif. L'argumentation relève d'une utilisation "pragmatique" du langage : "parler pour agir". Se demander ici quel est le but de V. Hugo. Sur quoi (sur qui) cherche-t-il à agir ? Comment ?

Le discours argumentatif relève de la rhétorique. La rhétorique est l'art de composer des discours. Un discours argumentatif comporte obligatoirement une thèse (l'idée que l'on se propose de démontrer), des arguments et des exemples. Il faut montrer et expliquer pourquoi ce discours de V. Hugo ne suit pas l'ordre traditionnnel (thèse/arguments/exemples).

Un discours argumentatif cherche à agir sur le destinataire de deux façons différentes et souvent complémentaires :

  • convaincre : en s'adressant à la raison, à l'intelligence du destinataire
  • persuader en stimulant ses émotions, ses sentiments, son imagination

3) Les registres (cherchez des exemples)

V. Hugo utilise deux registres principaux :

  • lyrique : le registre lyrique est l'expression des états d'âme et des émotions ; il vise à émouvoir le lecteur (l'auditeur)

Note : L'adhésion du lecteur fonctionne aussi par l'identification avec l'auteur (l'orateur) à travers les confidences de celui-ci qui définissent en partie le registre ; ce registre, parfois désigné comme poétique, est ainsi associé à la musique (la lyre est un instrument de musique), car les sentiments qui y sont évoqués le sont de manière musicale : l'individu lyrique chante son bonheur ou ses peines. Les grands thèmes lyriques sont l'amour, la nostalgie, la solitude, la fuite du temps, le rapport à la nature ou la mort. Ce «chant de l'âme» est particulièrement associé à un aspect de la poésie avec des procédés comme l'emploi de la première personne du singulier, un lexique du sentiment et des mises en relief que représentent l'utilisation des apostrophes et des invocations, une ponctuation expressive, l'emploi de nombreuses figures de rhétorique (images, accumulations…) ou la recherche d'effets musicaux jouant sur les rythmes et les sonorités (allitérations, anaphores…).

  • pathétique : en rhétorique la preuve "pathétique" est fondée sur les émotions que les arguments suscitent dans l'auditoire.

Note : Le registre pathétique concerne tous les énoncés qui suscitent chez le lecteur une émotion violente, douloureuse, voire des larmes. Cette émotion peut être une fin en soi mais aussi avoir une fonction argumentative et amener le lecteur à réagir, face à une injustice par exemple. Il se caractérise par une syntaxe de l’émotion (musicalité, phrases exclamatives ou interrogatives), des termes appartenant au réseau lexical de la souffrance et des sentiments violents, des hyperboles, des images fortes. L’émotion que ressent le lecteur est d’abord due au récit d’événements malheureux (séparation, misère, mort) et au fait que le lecteur (l'auditeur) s’identifie au personnage qui les subit.

4) Le niveau de langue

soutenu (discours à l'assemblée nationale)

5) Les principaux procédés stylistiques (cherchez des exemples)

  • L'anaphore : répétition du même mot en tête des phrases ou des membres de phrases.
  • La gradation  : présenter une suite d'idées ou de sentiments dans un ordre tel que ce qui suit dise toujours ou un peu plus ou un peu moins que ce qui précède.
  • Le parallélisme : La correspondance de deux parties de l'énoncé est soulignée au moyen de reprises syntaxiques et rythmiques. Le procédé engendre des phrases ou des groupes binaires ; il était particulièrement recommandé dans la période oratoire. (période : phrase à mouvement circulaire articulée et mésurée ; le groupement et l'ordonnance logique des idées ou des faits y sont mis en relief tant par la structure grammaticale que par le rythme.)
  • La métonymie : figure qui permet de désigner quelque chose par le nom d'un autre élément du même ensemble, en vertu d'une relation suffisamment nette.
  • La répétition : employer plusieurs fois les mêmes termes
  • La personnification : faire d'un être inanimé ou d'une abstraction un personnage réel
  • L'antithèse : présenter, mais en l'écartant ou en la niant une idée inverse en vue de mettre en relief l'idée principale
  • L'hyperbole : augmenter ou diminuer excessivement la vérité des choses pour qu'elles produisent plus d'impression.

(source : Bernard Dupriez, Gradus ad Parnassum, Les procédés littéraires (Dictionnaire).

Les mots clés du texte :

"malheureux", "faim", "nourriture", civilisé", "conscience", "complice", "solidaire", "homme", Dieu", "assemblée", "âme", "abolition", "misère", "générosité", "sérieux", "politique", "raffermir", "Etat", "devoir", "rien", "ordre matériel", "ordre moral", "peuple", "lois", "fraternelles", "évangéliques", "coeur", "révolution", "souffrance publique", "destruction", "ténèbres", "méchant", "sagesse", "anarchie"

Plan du texte :

1) Deux cas tragiques de misère (exemples)

2) La société est politiquement et moralement responsable de la misère. (argument)

3) Ses représentants doivent abolir la misère (thèse)

4) Faire des lois contre la misère, c'est lutter contre l'anarchie (argument)

Conseils et éléments de réflexion pour le commentaire composé :

Observez les réactions de l'auditoire, l'effet produit en fonction des différentes stratégies argumentatives. Pourquoi le thème de la conciliation entre l'ordre et la justice suscite-t-il une adhésion unanime ?

Les marques de la subjectivité : remarquez la forte implication du locuteur. Hugo évite de se poser en "donneur de leçons", de se placer en position de supériorité vis-à-vis de ses pairs (collègues, égaux) ; il se remet en question lui-même.

Quel est l'enjeu de ce discours. Comment V. Hugo le rappelle-t-il ?

Une règle importante de la rhétorique traditionnelle issue de la tradition greco-latine (Démosthènes, Cicéron) est la nécessité de se concilier l'auditoire, de s'attirer la bienveillance du public (en latin "captatio benevolentiae").

Quelle est la thèse de V. Hugo ? Pourquoi n'est-elle pas placée  au début du discours ?

Il y a deux types de raisonnements : le raisonnement par induction (généralisation d'un cas particulier) et le raisonnement par déduction, par exemple le syllogisme). Quel type de raisonnement V. Hugo emploie-t-il de préférence ?

Une lecture attentive du texte montre que la thèse de V. Hugo n'est pas simplement : "vous devez faire des lois pour lutter contre la misère", mais : "en faisant des lois pour lutter contre la misère, vous luttez par la même occasion contre le désordre et l'anarchie qu'elle engendre" ; ou encore : "vous devez lutter contre la misère par amour de votre prochain, mais aussi pour éviter une nouvelle révolution".

La peroraison (fin d'un discours argumentatif) concilie donc la générosité et l'intérêt et fusionne la double stratégie argumentative : convaincre et persuader. La réaction des députés : "C'est vrai  C'est vrai !" et non pas simplement : "très bien !"  montre que la stratégie de l'orateur a porté.

La Révolution française de 1848 est la deuxième révolution française du XIXème siècle après celle de juillet 1830 ; elle se déroule à Paris du 22 au 25 février 1848.

Sous l'impulsion des libéraux et des républicains, le peuple de Paris, à la suite d'une fusillade, se soulève à nouveau et parvient à prendre le contrôle de la capitale. Louis-Philippe refusant de faire tirer sur les Parisiens, est donc contraint d'abdiquer en faveur de son petit-fils, Philippe d'Orléans, le 24 février 1848.

Le même jour, dès 15 heures, la Seconde République est proclamée par Alphonse de Lamartine, entouré des révolutionnaires parisiens. Vers 20 heures, un gouvernement provisoire est mis en place, mettant ainsi fin à la Monarchie de Juillet.

Compte-rendu d'une conférence de Michel Jacquet sur la Révolution de 1848 : "La rose plébéenne, 1848, Les écrivains dans la révolution" :

Un livre de l'Historien Michel Jacquet, La rose plébénne, 1848, les écrivains dans la Révolution (éditions La Bruyère) évoque un des aspects spécifiques de cette Révolution : l'engagement des écrivains et des intellectuels.

Elle n’a duré que 4 mois (du 22 février au 26 juin 1848), cette  seconde République issue de la Révolution de février mais elle a durablement influencé le paysage politique français en abolissant l’esclavage, en instaurant le droit au travail, le suffrage universel, en adoptant le drapeau bleu blanc rouge et en mettant définitivement fin à la monarchie en France.

La Révolution de 48 s’est produite dans un contexte très différent de celui de sa sœur aînée, la « Grande Révolution » de 89 : celui d’une société en pleine mutation avec la naissance de la « classe ouvrière » et le début de la révolution industrielle. 1848, c’est l’éclosion de la « rose plébéienne". Une nouvelle classe sociale fait son entrée sur la scène de l’Histoire: le prolétariat.

Les philosophes et les écrivains des Lumières (Voltaire, Rousseau, les Encyclopédistes…) avaient préparé la Révolution de 89, mais n’y avaient pas participé. Avec la Révolution de 48, on assiste à un phénomène nouveau: l’engagement direct des intellectuels dans l’histoire : Lamartine, Victor Hugo, Lamennais, Tocqueville, Baudelaire, George Sand, Leconte de Lisle, Renan, Louis Ménard… y participent, chacun à sa manière: mystique, objective, passionnée, brouillonne ou distante. En quête d’un peuple idéalisé et insaisissable,  tous courtisent, sans prendre garde à ses épines, la « rose plébéienne ».

Les acteurs de cette grande pièce historique qui se terminera en tragédie avec le répression sanglante du général Cavaignac au mois de juin, c‘est d‘abord  le grand laissé pour compte de la révolution industrielle, le Peuple. Le Peuple qui réclame le droit au travail, celui de participer pleinement à la vie politique de la nation et de profiter des richesses qu’il a contribué à produire…

Ce sont aussi les nombreux partisans de Louis Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III), l’héritier clandestin de « l’usurpateur », un homme bien plus intelligent qu’on ne le dit souvent, dont les agents omniprésents préparent en sous-main la prise de pouvoir…

Ce sont enfin les intellectuels qui investissent largement, et pour la première fois, la scène politique : Lamartine, tout d’abord, officiellement Ministre des Affaires étrangères est à la tête du gouvernement provisoire. Il croit aux idées et à la force du discours pour concilier les points de vue divergents. Son maître mot est le mot « harmonie » (le titre d’une de ses œuvres poétiques). Cet homme idéaliste et intègre s’est mépris sur les intentions populaires. Débordé sur sa gauche, par des gens comme Blanqui ou Ledru-Rollin, il obtiendra le maintien du drapeau bleu blanc rouge par la vertu  de son célèbre discours devant l’Hôtel de Ville de Paris, mais sera bientôt relégué au rang de rêveur et perdra les élections présidentielles. Louis-Napoléon Bonaparte sera élu avec 74,2% des voix.

Partisan de l’ordre et de la propriété, propagateur de la légende napoléonienne, Victor Hugo est un légitimiste partisan de la  régence de la duchesse d’Orléans. Il dénonce la « République des bras croisés » (allusion des ateliers nationaux qu’il réprouvait), voit sa maison de la place des Vosges envahie et saccagée par le peuple et court derrière un train qui est parti sans lui. Ce n’est qu’en 1851, après le coup d’Etat de Louis- Napoléon Bonaparte, qu’il deviendra la grande figure républicaine que l’on connaît.

Michelet, effrayé, se garde bien de participer et continue d’écrire son histoire de la Révolution de 89, tandis que celle de 48 se déroule sous ses fenêtres. Il n’est pas loin de penser, comme Gustave Flaubert, que la Révolution de 48 n’est qu’ « une imitation de celle de 89, jouée par de mauvais acteurs ».       

Charles Baudelaire profite quant à lui des événements pour régler ses problèmes personnels avec son beau-père et monte sur les barricades en criant: « Il faut tuer le général Aupic ! »

Le témoignage le plus « distancié » et le plus critique est celui de Gustave Flaubert, dans l’Education sentimentale. A travers les descriptions sarcastiques des journées d’émeute et des soirées dans les clubs, se fait jour une vision désabusée d’une Histoire shakespearienne, « pleine de bruit et de fureur » et qui ne signifie rien.

Selon, Michel Jacquet, George Sand préfigure la « gauche caviar » et  incarne le côté loufoque, versatile et velléitaire de cette révolution avortée. Après avoir versé dans l’extrêmisme et critiqué méchamment Lamartine qu’elle avait d’abord soutenu, elle s’éloigne de Paris et adopte une vision hautaine des événements après avoir jeté de l’huile sur le feu. Elle sera effondrée quand elle verra le peuple de province aider le général Cavaignac à étouffer celui de Paris  lors de la répression du 26 juin (1 000 morts  dans la troupe, de  5 000 à 15 000 insurgés tués ou déportés). Piqué au vif par la verve iconoclaste et volontiers provocatrice du conférencier, Georges Buisson, se fondant sur une lecture approfondie des Bulletins de la République auxquels collabora George Sand, défendra avec une belle vigueur, au cours du débat qui suivra, la mémoire intellectuelle et politique de « la bonne dame de Nohan ».

Contrairement à la Révolution de 89, foncièrement anti-religieuse, celle de 48 se réfère constamment au christianisme et à sa mystique. Des prêtres comme Lamennais  s’engagent dans le combat social en se réclamant du « prolétaire de Nazareth ». Certains y perdirent la vie en tentant de s’interposer entre la troupe et les émeutiers.

C’est peut-être Alexis de Tocqueville, dans ses Souvenirs, qui nous fournit sur cette période le témoignage le plus intéressant et le plus objectif : Aristocrate de naissance, Tocqueville appréhende le pouvoir de la rue, mais pense que la démocratie est inévitable et se prononce en faveur d’un système parlementaire.

Après l’exposé de Michel Jacquet, Albert Poignard créa une émotion perceptible en  illustrant les sentiments du peuple de Paris et des campagnes avec Le Chant des Paysans de Pierre Dupont et Les Morts de Juin de Charles Gilles, chansonnier des guinguettes ouvrières mort dans la misère.

Michel Jacquet fait partie de ces historiens qui savent raconter l’Histoire et la rendre vivante. Ressuscitant avec brio cette période foisonnante, il a réussi à plonger pendant près d’une heure et demi un public complètement captivé dans la passionnante effervescence des événements et des acteurs.

Le thème de cette conférence est celui d’un ouvrage de Michel Jacquet : La Rose plébéienne -1848: les écrivains dans la Révolution (Editions La Bruyère)

Docteur ès Lettres, Michel Jacquet est enseignant à Bourges. Il est l’auteur d’ Une Occupation très romanesque, paru aux Editions La Bruyère.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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