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Lao Tseu, Tao Te king, traduit et commenté par Marcel Conche, PUF, Perspectives critiques

Marcel Conche, né le 27 mars 1922 à Altillac, est un philosophe français, professeur émérite de philosophie à la Sorbonne. Marcel Conche est le fils de Romain Conche, un modeste cultivateur corrézien, et de Marie-Louise Farge. Il débute sa scolarité au cours complémentaire de Beaulieu-sur-Dordogne et la poursuit à l'Ecole normale primaire de Tulle. Il étudie un temps au lycée Edmond-Perrier. De 1940 à 1944, il est élève-maître à l'école normale primaire de Tulle puis instituteur. Il étudie ensuite au Centre de formation professionnelle de Limoges puis à la Faculté des lettres de Paris. Il obtient successivement la licence de philosophie (1946), le diplôme d'études supérieures de philosophie (1947) et enfin l'agrégation (1950), toujours dans cette discipline. Marcel Conche enseigne successivement aux lycées de Cherbourg (1950-1952), d'Évreux (1952-1958) et de Versailles (1958-1963). Conche occupe ensuite les postes d'assistant puis maître-assistant de philosophie à la faculté des lettres de Lille et de maître-assistant à l'université Paris I (1969 à 1978). De 1977 à 1980, il est directeur de l'UER de philosophie de l'université de Paris I. Il est nommé en 1978 professeur de philosophie à l'université de Paris I, fonction qu'il occupera une décennie, avant de prendre sa retraite le 30 septembre 1988 à Treffort (Ain). En 2008, il quitte le continent et s'installe en Corse, à Aléria, où il termine le 5eme tome de son journal, Corsica, publié en 2010

Le Tao-te king, " Livre (king) de la Voie (Tao) et de la Vertu (Te) ", est attribué à Lao-tseu. C'est l'ouvrage fondateur du taoïsme philosophique (Tao-kia), à distinguer du taoïsme religieux ou religion taoïste (Tao-kiao), lequel, tout en se réclamant du patronage des philosophes, pullule en de nombreuses sectes qui font une large part, souvent, à la magie et à la superstition. Pendant longtemps, on s'en est tenu, sur Lao-tseu, a ce qu'en dit l'historien chinois Sseu-ma Ts'ien (145-86 av. J -C ). " Lao-tseu " (" Vieux philosophe ") est un surnom, le nom de famille étant Li ("prunier"), Eùl ("oreille") son prénom, T'an le nom qu'on lui donna après sa mort ("Maître"). Il serait natif du village de K'iu-jen, au royaume de Tch'ou (aujourd'hui Ho-Nan). Il aurait été archiviste à la cour impériale, à Lo-yang (sur le fleuve Jaune). Constatant la décadence de la dynastie des Tcheou, il aurait abandonne sa fonction, serait parti vers l'Ouest. À la frontière du royaume, le gardien de la passe de Han Kou lui aurait demandé de laisser un écrit. Ainsi aurait-il laissé les cinq mille caractères du Tao-te king, ouvrage en deux parties, l'une débutant par le mot Tao, l'autre par le mot Te.

"Notre époque est celle de la prise de conscience de l'unité humaine. Dès lors, il est temps que la philosophie accomplisse sa vocation à l'universalité. Comme la nature est cela seul qui s'offre avec évidence à tous les hommes, une philosophie œcuménique ne peut être qu'une philosophie de la Nature. Or, si l'on lit le Tao-te king avec, en pensée, la philosophie naturaliste des Grecs d'avant Socrate, celle, en particulier, d'Héraclite, on se trouve en pays familier, et l'on vérifie que les mêmes évidences essentielles s'imposent à tous les humains, à tous ceux du moins capables d'appréhender la Nature dans l'Ouvert. " (Marcel Conche)

Le Tao te king est attribué à Lao Tseu. Celui-ci aurait rencontré Confucius (550 à 479 av J. C.) contemporain d’Héraclite. Sage déjà vénéré au temps de Confucius, plus âgé que ce dernier, Lao Tseu serait contemporain de Pythagore.


Le Tao-Te king, Livre (king) de la Voie (Tao) et de la Vertu (Te) , l’ouvrage fondateur du taoïsme philosophique, est attribué à Lao-tseu. Selon la légende, Lao-Tseu aurait rencontré Confucius et lui aurait tenu des propos obscurs, ce qui aurait fait dire à ce dernier que Lao-Tseu était  » insaisissable comme un dragon « . Entre légende ou réalité, nul ne peut trancher. Mais reste un livre sacré, lui aussi sibyllin, que Marcel Conche, grand philosophe contemporain, a traduit et commenté pour nous, afin d’éclaircir la Voie taoïste de la sagesse en rapprochant la philosophie orientale, qui nous est souvent étrangère, de la philosophie des Antésocratiques, dont Lao-Tseu aurait été le contemporain. En guise d’introduction au texte intégral, Marcel Conche distingue et développe les principaux points de la philosophie taoïste, afin de baliser la lecture de ce texte ardu et essentiel de points de lumière indispensables à la compréhension du texte.


M. Conche commente le sens du livre, la sagesse, comment l’acquérir selon Lao Tseu. Les éclaircissements apportés permettent enfin de comprendre et d’assimiler les principes de la philosophie taoïste, et font du Tao-Te king un livre accessible digne de figurer parmi les classiques de la philosophie antique. (source : Blog Librairie C'est la faute à Voltaire)

 

 

 

 

 

 

 

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