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Alan Bradley, Je suis lasse des ombres (I am Half-Sick of Shadows), traduit de l'anglais (Canada) par Hélène Hiessler, inédit, 10/18 Grands détectives

"Je suis lasse des ombres", dit la dame de Shalott (Alfred Tennyson)

"Tout n'est pas pour le mieux à Buckshaw, la demeure des de Luce... Avec des finances dans un état précaire, le père de Flavia se voit contraint de louer le manoir familial à une société de films. Naturellement, réalisateur, équipe de tournage et stars de cinéma ne font rien pour se faire aimer de la maisonnée - et encore moins des domestiques  ; jusqu'à ce qu'un lourd rideau de neige coupe Bishop's Lacey de tout contact avec le monde extérieur. Les acteurs sont alors priés de monter un spectacle dans la grande salle paroissiale. Mais de vieilles jalousies refont surface et l'actrice principale est assassinée. Flavia de Luce, qui a été mise à contribution en coulisses, se retrouve prise jusqu'au cou dans cette sordide affaire."

"Alan Bradley, né à Toronto en 1938, a fait une entrée très remarquée en littérature en publiant à l'âge de soixante-dix ans son premier roman, Les Etranges talents de Flavia de Luce, pour lequel il a reçu une avalanche de prix littéraires, dont le prestigieux Debut Dagger Award, le Prix Agatha et le Prix Arthur Ellis. La série mettant en scène Flavia de Luce (cinq épisodes), est publiée dans plus de trente pays et fera l'objet d'une adaptation télévisée signée Sam Mendes. Alan Bradley est l'auteur de nouvelles et contes pour enfants, d'un livre de Mémoires intitulé The Shoebox Bible et a également co-écrit un Essai, Ms Holmes of Baker Street : the Truth about Sherlock. Il vit à Malte, avec sa femme et ses deux chats savants."

 

 

Mon avis :

L'héroïne de cette série jubilatoire est une petite fille de 11 ans, Flavia Sabina de Luce, amalgame d'Irène Joliot-Curie, d'Alice au Pays des Merveilles et de Miss Marple et souffre-douleur de ses deux soeurs aînées, Fély et Daffy.

Avec une longueur d'avance sur la police officielle représentée par l'inspecteur Hewitt, pourtant loin d'être bête, elle aime prendre des risques en  fourrant son nez dans ce qui ne la regarde pas et  en s'attelant aux énigmes les plus retorses, avec pour seules ressources sa bicyclette, ses petites jambes et ses petites cellules grises.

Elle peut cependant compter sur Dogger, le fidèle majordome du capitaine de Luce, le papa de Flavia, un militaire à la retraite qui vit dans le souvenir de sa femme, une aventurière victime d'un accident de montagne dans l'Himalaya.

Je suis lasse des ombres (I am half-sick of Shadows) est - du moins à ma connaissance - le quatrième épisode de la série traduit en français. Les événements se déroulent pendant les fêtes de Noël, autour du tournage d'un film, Le Cri du corbeau et la représentation d'une scène de Roméo et Juliette de Shakespeare devant les villageois rassemblés à cette occasion dans l'antique manoir familial de Buckshaw, à Bishop's Lacey, coupé par la neige de tout contact avec le monde extérieur.

Flavia a mis au point une expérience pour déterminer scientifiquement l'existence du Père Noël, expérience qui lui sauvera la vie à la fin du roman.

Et si elle n'a pas trop besoin cette fois-ci d'utiliser sa bicyclette, elle doit plus que jamais faire appel aux ressources d'une intelligence affûtée et d'un courage peu banal qu'elle tient peut-être de sa maman qui semble veiller sur elle et sur Buckshaw dans les moments difficiles, pour enquêter sur la mort d'une star de cinéma mondialement connue.

 

 

 

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