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Adrian Conan Doyle et John Dickson Carr, Les exploits de Sherlock Holmes (The Exploits of Sherlock Holmes), éditions Robert Laffont.

I. L'aventure des sept horloges - II. L'aventure du Chasseur d'or - III. L'aventure des joueurs en cire - IV. L'aventure du miracle de Highgate - V. L'aventure du sombre baronnet - VI. L'aventure de la chambre hermétiquement close - VII. L'aventure de Foulkes Rath - VIII. L'aventure du rubis d'Abbas - IX. L'aventure des anges noirs - X. L'aventure des deux femmes - XI. L'aventure de l'horreur de Deptford - XII. L'aventure de la veuve

Holmes, selon Sidney Paget

Sherlock Holmes est un personnage de fiction créé par Sir Arthur Conan Doyle en 1887  dans Une étude en rouge.

Détective et consultant doté d'une mémoire et d'un flair remarquables en matière d'énigmes criminelles, il ne s'intéresse quasiment à rien en dehors de son domaine d'expertise, hormis peut-être à la musique.

Ses enquêtes sont relatées par son fidèle compagnon, le Docteur Watson,  dans les 4 romans et les 56 nouvelles qui forment ce qu'on appelle le "canon", à l'exception de deux ou trois histoires, racontées par lui-même.

Pour des générations de lecteurs et d'auteurs de romans policiers, Sherlock Holmes est devenu l'archétype du détective privé, éclipsant ses ancêtres historiques que furent le Chevalier Auguste Dupin d'Edgar Allan Poe et Monsieur Lecoq d'Emile Gaboriau, personnages auxquels Arthur Conan Doyle fait référence dans son œuvre par le truchement de Sherlock Holmes, généralement pour critiquer leurs méthodes.

Vous avez lu le canon holmésien (les 4 romans et les 56 nouvelles d'Arthur Conan Doyle) et vous auriez encore envie de suivre Sherlock Holmes dans d'autres aventures ? Alors, les pastiches (récits apocryphes) sont fait pour vous. Puisque d'autres auteurs ont écrit sur le détective du 221b Baker Street, pourquoi ne pas découvrir leur vision du célèbre logicien ?

PASTICHE : nom masculin (de l'italien pasticcio, pâté, du latin populaire pasticium, vers 1650) Imitation de la manière d'écrire, du style d'un écrivain, de la façon de parler, de jouer, etc. d'un artiste : "Munich, où tous les styles se confondent dans un pastiche général." (Gautier). "C'est un pastiche très réussi de Proust." Pasticher (1844) Pasticher un romancier à la mode (synonyme : contrefaire), pasticher, pasticheuse (1760)(Larousse, dictionnaire de la langue française, LEXIS)

" - Je confesse que vous avez suivi le cours de mes pensées avec une précision extraordinaire, dis-je. Un beau morceau de logique, Holmes !

- Elémentaire, mon cher Watson."

(Adrian Conan Doyle et John Dickson Carr, Les exploits de Sherlock Holmes, "L'aventure de la veuve")

Les Exploits de Sherlock HolmesThe Exploits of Sherlock Holmes dans l'édition originale britannique — est un recueil de nouvelles policières américano-britanniques, paru en 1954. Il s'agit de douze pastiches des aventures mettant en scène Sherlock Holmes, écrits par Adrian Conan Doyle, le fils d'Arthur Conan Doyle, en collaboration avec l'auteur américain John Dickson Carr. Pendant la rédaction, ce dernier tomba malade, c'est pourquoi seuls les six premiers récits du recueil sont considérés comme des œuvres issues de sa plume.

John Dickson Carr avait noué des liens étroits avec les descendants d'Arthur Conan Doyle. Il avait obtenu l'accès aux papiers et journaux personnels du créateur de Sherlock Holmes, afin de publier une biographie de l'écrivain. Peu après, Adrian, le fils, lui proposa l'écriture de douze pastiches ayant chacun comme point de départ une affaire mentionnée dans les récits du Dr. Watson mais jamais racontée par ses soins.

Bundesarchiv Bild 102-10068, Schriftsteller Conan Doyle mit seinem Sohn.jpg

Adrian Malcolm Conan Doyle (19 novembre 1910 – 3 juin 1930) était le plus jeune fils de sir Arthur Conan Doyle et de sa seconde femme Jean, Lady Doyle ou Lady Conan Doyle. Il avait une sœur, Jean et un frère, Denis, ainsi qu’une demi-sœur, Mary et un demi-frère, Kingsley.

Adrian Conan Doyle a été depeint comme un écrivain,  un conducteur de voitures de courses et un chasseur de gros gibier. Son biographe, Andrew Lycett le qualifie de « playboy dépensier » qui (avec son frère Denis) avait tendance à prendre son père pour une vache à lait.

Il épousa une femme d’origine danoise, Anna Anderson, et fut l’exécuteur testamentaire de son père après la mort de sa mère en 1940. Il créa la Fondation Conan Doyle en Suisse en 1965. A sa mort, sa sœur,  Jean Conan Doyle prit le relais.

"Adrian Conan Doyle écrivit des pastiches des aventures de Sherlock Holmes, dont certaines en collaboration avec John Dickson Carr. L’idée était de compléter le récit des aventures de Sherlock Holmes en imaginant les histoires auxquelles son père faisait allusion et qu’il n’avait jamais écrites. Ces suppléments aux aventures de Sherlock Holmes furent écrites entre 1952 et 1953 et publiées en 1953 sous le titre The Exploits of Sherlock Holmes (Les exploits de Sherlock Holmes). Elles ont été rééditées par la suite. D’autres auteurs (notamment le français René Reouven) ont également écrit des histoires basées sur le même principe." (traduit de l'anglais)

Maître des problèmes de chambre close, John Dickson Carr est né en Pennsylvanie en 1906. Après des études peu brillantes et un séjour d'un an à Paris, il écrit son premier roman policier, publié en 1930, Le Marié perd la tête. Il crée en 1933 et 1934 ses deux héros, le Dr. Gidéon Felle et sir Henry Merrivale (sous le pseudonyme de Carter Dickson), respectivement inspirés de G.K. Chesterton et Winston Churchill.

Président des Mystery Writers of America en 1949, il obtient la même année un Edgar spécial pour sa biographie de Conan Doyle. Ses oeuvres (La Chambre ardente, Hier, vous tuerez, Le Secret du gibet, etc.) oscillent toujours entre le fantastique et l'énigme pure - domaines contradictoires s'il en est - et l'art avec lequel il jongle entre les deux a fait de lui l'un des plus grands de la littérature policière.

The Case of The Man who was wanted

Le 12 septembre 1942, L’agence Associated Press annonça qu’un manuscrit inédit des aventures de Sherlock Holmes avait été trouvé par Adrian Conan Doyle. Prétendument rédigée de la main de leur père, le manuscrit dormait dans un coffre contenant des papiers de famille. En fait, Lon Lellenberg révéla en 1990 qu'il ne s'agissait pas exactement d'un manuscrit, mais d'un document dactylographié. La fille de Sir Arthur Conan Doyle, Jane, expliqua qu’elle savait que le document n’avait pas été écrit par son père et Adrian Conan Doyle refusa de le publier. Un mois plus tard, les « Irréguliers de Baker Street » écrivirent une lettre à la « Saturday Review of Literature » pour exiger sa publication.

Aux Etats-Unis, Cosmopolitan Magazine se procura le "tapuscrit" et le publia en 1948 sous le titre « The Case of the Man who was wanted ». Il fut également publié dans le London’s Sunday Dispatch Magazine au mois de janvier de la même année. Le holmésien Vincent Starrett doutait que l’histoire ait été conçue par Arthur Conan Doyle père et suggéra qu’elle avait été écrite par son fils.

Hesketh Pearson, l’un des biographes de d'Arthur Conan Doyle, reçut une lettre d'un architecte nommé Arthur Whitaker qui prétendait avoir envoyé l'histoire à Conan Doyle en 1911, en suggérant qu'ils la publient sous leurs deux noms. Doyle aurait refusé, mais aurait envoyé à Whitaker un chèque de dix guinées en guise de rétribution. Après avoir constaté qu'elle avait été publiée dans le Sunday Dispatch sous le nom d'Arthur Conan Doyle, Whitaker écrivit à Denis Conan Doyle en expliquant qu'il en était l'auteur. Denis transmit la lettre à son frère Adrian qui entra dans une violente colère, exigea des preuves et menaça de trainer Whitaker devant les tribunaux. Mais Whitaker avait conservé une copie carbone et les Doyles durent admettre en 1949, après avoir pris connaissance de la copie et entendu le témoignage de personnes qui avaient lu l'histoire en 1911 que Whitaker en était bien l'auteur. L'histoire que beaucoup de gens avaient pensé être de la main d'Arthur Conan Doyle a été publiée récemment sous le titre de The adventures of the Sheffield Banker dans la collection The Further Adventures of Sherlock Holmes. (traduit de l'anglais)

En rapportant au public les enquêtes de Sherlock Holmes, le Dr Watson a évoqué une soixantaine d'affaires dont il n'a jamais relaté le détail. Un silence d'autant plus surprenant que ces " untold stories " semblent avoir été parmi les plus insolites et les plus difficiles que le célèbre détective ait été amené à résoudre.

Ce sont les ellipses, ainsi que certains mystères qui parsèment la carrière de Holmes, que René Reouven a entrepris d'explorer.

Une quinzaine d'aventures que Le magazine littéraire a saluées en ces termes : " René Reouven a vraiment pris la voix de son maître. Et sa copie est tellement conforme qu'on se demande si, traduite en anglais, elle n'aurait pas la valeur d'une version originale." (source : babelio)

 

 

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