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Description de l'image Georg Christoph Lichtenberg2.jpg.

 

Georg Christoph Lichtenberg (1742-1799), né à Ober-Ramstadt le 1er Juillet 1742 et mort à Göttingen le 24 février 1799, est un philosophe, écrivain et physicien allemand. L’œuvre pour laquelle Lichtenberg est passé à la postérité sont les quelque 8 100 pensées dont il a couvert un certain nombre de cahiers. Cette œuvre fragmentaire, non destinée à la publication du vivant de leur auteur, est désormais et généralement désignée sous le terme d’aphorismes

Ils ont dit de Lichtenberg : Goethe : « Les écrits de Lichtenberg peuvent nous servir comme de la plus merveilleuse lanterne magique : là où il rit, c’est qu’un problème se cache. » Hebbel : « J’ai ces derniers temps fort lu Jean Paul et un peu Lichtenberg. Quelle tête bien faite est-ce que celui-là ! J’aimerais mieux être oublié avec Lichtenberg qu’immortel avec Jean Paul. » Karl Kraus : « Lichtenberg creuse plus profondément que tout autre, mais ne remonte pas à la surface. Il parle sous terre. Seul l’entend qui soi-même creuse profondément. 

​Présentation de Georg Christoph Lichtenberg par André Breton : 

 

"Croire ou ne pas croire, ce dilemme n'a jamais été agité d'une manière plus pathétique et plus géniale que par un homme doué au suprême degré du sens de la qualité intellectuelle, comme le fut Lichtenberg (...) Son interrogation particulière suir le plan de la connaissance réussit à tirer le plus surprenant parti de sa disgrâce physique (il était bossu) en même temps qu'à tomber dans un silence sans égal, qui n'a fait que grandir, que tendre à l'oubli total jusqu'à nous. Il y aurait quelque vanité à en appeler de ce silence, rarement rompu depuis sa mort, si les hommes qui se sont réclamés de Lichtenberg n'étaient, à l'exclusion de tous les autres, très précisément quelques-uns de ceux avec qui la postérité a le plus compté : (...) Goethe, Kant, Nietzsche et Tolstoï.

(...) C'est l'inventeur de cette sublime niaiserie philosophique qui configure per absurdum le chef d'oeuvre dialectique de l'objet : "un couteau sans lame auquel manque le manche." Dans sa solitude, il est parvenu à beaucoup plus qu'à varier comme les hommes les positions de l'amour : il a décrit 62 manières de s'appuyer la tête sur la main.

Bibliographie : Vermischte Schiften, 1770-1799 - Aphorismes. Introduction et traduction de Marthe Robert, 1947 et 1966

Aphorismes choisis de Georg Christophe Lichtenberg :

"Ce n'est pas la force de son esprit, mais celle du vent qui a porté cet homme où il est."

"Le degré le plus haut jusqu'où puisse d'élever un esprit médiocre, mais pourvu d'expérience, c'est le talent de découvrir les faiblesses des hommes qui valent mieux que lui."

"Pour bien se rendre compte de ce que l'homme pourrait faire s'il voulait, il suffit de penser aux gens qui se sont sauvés de prison. Ils ont fait autant avec un simple clou, que s'ils avaient eu un bélier."

"L'homme aime la société, quand même ce ne serait que celle d'une chandelle allumée."

"Il n'est rien de plus contrariant que cette situation : prendre des précautions exagérées pour prévenir un accident, et faire, précisément par là, tout ce qu'il faut pour l'attirer sur sa tête, alors que, si l'on n'avait rien prévu du tout, on serait certainement en parfaite sécurité. J'ai vu quelqu'un casser un vase de prix, en voulant le retirer d'un endroit où il était tranquillement posé depuis six mois au moins ; et cela, dans la seule crainte que ce vase ne risquât, par hasard, d'être renversé quelque jour."

"Ce serait une excellente chose que d'inventer un cathéchisme, ou mieux un plan d'études grâce auquel les hommes du tiers état pourraient être métamorphosés en une sorte de castors. Je ne connais pas de meilleur animal dans la création ; il ne mord que quand on veut s'emparer de lui, il est laborieux, extrêmement matrimonial, habile artisan, et sa peau est excellente."

"Cet homme avait tant d'intelligence qu'il n'était presque plus bon à rien dans le monde."

"Cet homme travaillait à un système d'histoire naturelle, dans lequel il classait les animaux d'après la forme de leurs excréments. Il distinguait trois classes : les cylindriques, les sphériques et ceux en forme de tourte."

"Cette théorie psychologique équivaut, selon moi, à celle bien connue en physique, qui explique l'aurore boréale par le reflet des harengs."

"Vivent les gens qui ont les nerfs gros comme des câbles !"

"Il s'émerveillait de voir que les chats avaient la peau percée de deux trous, précisément à la place des yeux."

Si vous faites peindre une cible sur la porte de votre jardin, vous pouvez être certains que l'on tirera dessus."

"Il y a beaucoup de gens qui sont plus malheureux que vous !" Cela ne donne pas un toit sous lequel on puisse s'abriter ; néanmoins l'argument est assez bon pour fournir un abri pour se réfugier pendant une averse."

"Je l'ai pensé depuis longtemps : la philosophie en viendra à se manger elle-même. la métaphysique l'a déjà fait en partie."

"Il avait donné des noms à ses deux pantoufles."

"Je donnerais bien quelque chose pour savoir exactement pour qui ont été réellement accomplies ces actions dont on proclame publiquement qu'elles ont été accomplies pour la patrie."

"Potence avec paratonnerre"

 

 

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