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Jeremy Stangroom, Réveillez le philosophe qui sommeille en vous ! Enigmes pour aiguiser votre sens critique, Eyrolls

Jeremy Stangroom est un écrivain, éditeur et concepteur de sites Internets. Il est l'éditeur et le co-fondateur avec Julian Baggini du Philosopher's Magazine ; il a écrit et édité plusieurs ouvrages de philosophie. Il a également co-fondé avec Ophelia Benson le site Internet "Butterflies and wheels". Diplomé de la Southhampton University et de la London School of Economics (LSE). Ph D (doctorat) pour sa thèse intitulée "Political mobilisation and question of subjectivity". (traduction de l'article en anglais de wikipedia)

"La torture est-elle parfois justifiable ? Regrettez-vous vraiment que Hitler ait existé ? La laideur doit-elle faire l'objet d'une discrimination positive ? Le suicide est-il répréhensible ? Cet ouvrage propose de réagir à des questions souvent déroutantes, parfois dérangeantes, mais toujours pertinentges. Les cas de conscience qu'elles soulèvent ne manqueront pas de mettre à mal bien des idées préconçues.

Jeremy Stangroom revisite les grands questionnements de la philosophie, depuis la moralité du suicide jusqu'à l'éthique de la sanction, à travers des situations contemporaines pleines d'humour. Il aide ensuite à décrypter les enjeux philosophiques suscités par ces questions grâce à une analyse détaillée des concepts idéologiques qu'elles impliquent (...)"

Jeremy Bentham né le à Londres et mort dans cette même ville le est un philosophe, jurisconsulte et réformateur britannique. Théoricien majeur de la philosophie du droit, radicaliste dont les idées ont grandement influencé le développement du conséquentialisme, il est surtout reconnu comme étant le père de l'utilitarisme avec John Stuart Mill. Précurseur du libéralisme, il s'exprime en faveur de la liberté individuelle, de la liberté d'expression, de la liberté économique, de l'usure, de la séparation de l’Église et de l'État, du droit des animaux, l'égalité des sexe, du droit au divorce, de la décriminalisation des rapports homosexuels, de l'abolition de l'esclavage, de l'abolition de la peine de mort, et de l'abolition des peines physiques, y compris celle des enfants. Bien que très clairement favorable à l'extension des droits individuels, il s'oppose à l’idée de lois ou de droits naturels, des « non-sens sur des échasses », et à l’idée de contrat social. Il est un des théoriciens les plus influents de par son œuvre et sa pensée novatrice, mais aussi par celle de ses disciples, dont son secrétaire et collaborateur James Mill, père de John Stuart Mill, le jurisconsulte John Austin, et Robert Owen, père du socialisme utopique.

L'ouvrage de Jeremy Stangroom est essentiellement centré sur l'éthique et se réclame des trois principales théories morales : l'éthique de la vertu (Aristote), l'éthique déontologique ou éthique du devoir (Kant) et l'utilitarisme ou le conséquentialisme (Bentham, Stuart Mill).

L'éthique de la vertu trouve sa source chez les philosophes grecs, en particulier Aristote (Ethique de Nicomaque). Selon ce dernier, la vertu consiste à agir avec raison, en choisissant toujours le juste équilibre entre deux extrêmes (ni trop, ni trop peu). Par exemple, le courage est une vertu qui tient le milieu entre deux extrêmes : la lâcheté (excès négatif) et la témérité (excès positif). Les principales vertus morales évoqués par Aristote sont la justice, la force d'âme, le courage, la prudence et la tempérance.

NB : le mot "vertu" traduit imparfaitement le mot grec "aréthé". Aréthé signifie plutôt "capacité", "excellence". L'arété est ce qu'une chose doit être à son plus haut degré. Par exemple l'aréthé d'un cheval est de courir vite, d'obéir à son cavalier, de ne pas s'effrayer à la guerre, etc. ; l'aréthé d'un homme est d'être beau physiquement et moralement (kalos ka'gathos), courageux comme Achille, prudent comme Ulysse, etc.

L'éthique déontologique (ou la morale du devoir) part du principe que l'acte n'est pas justifié par ses effets, mais par sa conformité à une norme morale. Autrement dit, un acte serait intrinsèquement bon ou mauvais, quelles qu'en soient les conséquences : tout individu devrait alors agir en fonction de ce qui est juste et non de ce qui est utile ou profitable.

L'éthique déontologique repose sur L'impératif catégorique. Énoncé pour la première fois par Emmanuel Kant en 1785 dans Fondements de la métaphysique des mœurs, il sera ensuite repris dans d'autres ouvrages, notamment la Critique de la raison pratique. L'impératif est généralement connu essentiellement pour ses multiples formulations, dont certaines sont célèbres :

  • « Agis selon une maxime telle que tu puisses vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle » ;
  • « Agis de telle sorte que tu uses de l’humanité, en ta personne et dans celle d’autrui, toujours comme fin, et jamais simplement comme moyen » ;
  • « Agis de telle sorte que ta volonté puisse se considérer elle-même, dans ses maximes, comme législatrice universelle. »

Stangroom rappelle que l'utilitarisme trouve son origine au XVIIIème siècle, dans les travaux du philosophe britannique Jeremy Bentham. D'après ce dernier, l'être humain agirait plutôt dans son propre intérêt, c'est-à-dire dans la recherche du plaisir et dans la répugnance à souffrir. Le bonheur individuel consisterait donc à s'assurer plus de plaisir que de souffrance. Si l'on poursuit le raisonnement sur le plan collectif, la morale consiste à assurer le plus grand bonheur possible au plus grand nombre d'individus. Articulée essentiellement autour des effets de l'acte, l'utilitarisme est une théorie conséquentialiste : la valeur d'un acte est déterminée par ses conséquences.

 

 

 

 

 

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