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"La Maison de la Culture à quels prix ?" Venez vous informer sur le projet de Christian Gimonet et en discuter au Moulin de la Voiselle, 5, route de Chanzy, le dimanche 4 octobre de 14 à 19 heures.

Témoignage de Christian Gimonet (propos recueillis par Robin Guilloux) : 

"J'ai voulu démontrer la possibilité de conserver la Maison de la Culture de Bourges sur son site, tout en introduisant des modifications. Il n'y avait pas de théâtre à l'origine ; Gabriel Monnet se débrouillait avec les lieux tels qu'ils étaient. Les conditions ont changé. Les aménagements (sécurité, accessibilité pour les personnes à mobilité réduite...) étaient obsolètes. Les gens n'ont pas su comment concilier le souci de tenir compte des nouvelles normes avec la préservation du site historique. Je pense qu'on n'aurait pas envisagé l'implantation sur un autre site si on avait proposé quelque chose de crédible. On saccage un site magnifique pour faire un bâtiment médiocre et énergivore. On peut faire un bâtiment qui corresponde aux besoins de la ville et respectant la mémoire d'André Malraux et de Gabriel Monnet... Il faut amener de la vie avec une cafetaria et un restaurant inscrits dans le site, mais avec un accès indépendant. J'ai essayé de répondre aux commandes de 2008. Celui de 2012 a été conçu par des gens de théâtre qui se sont amusés à faire un joli jouet sans se soucier des Berruyers."

Lettre ouverte de Christian Gimonet :

Monsieur Le Maire, Messieurs les élus, Madame la ministre, 

Nous avions la chance d’avoir à Bourges une magnifique Maison de la Culture, bâtiment historique classé, qui a participé au rayonnement culturel de notre ville, et auquel les Berruyers sont très attachés.

La rénovation de ce bâtiment, que chacun appelait de ses vœux a été stoppée en cours de route, laissant une coquille vide (en train de se fissurer) au centre de la cité.

Le projet actuel de construire un nouveau bâtiment à l’emplacement du jardin des pentes de la place Séraucourt nous semble être une aberration, tant sur le plan de l’urbanisme : altération définitive de la perspective du château d’eau, disparition du skate park, disparition de places de parking, perturbation des activités du quartier comme le stade, le Printemps de Bourges, la fête foraine, sans parler du parking pour les camping cars, etc…, que sur le plan écologique : abattage d’une centaine d’arbres, destruction d’un espace vert urbain.

Nous vous demandons par conséquent d’annuler le chantier d’abattage des arbres et d’étudier des projets alternatifs de réhabilitation de la Maison de la Culture in situ.

NOUS LES BERRUYERS, POUVONS ENCORE SAUVER LA MAISON DE LA CULTURE & NOS JARDINS DE SERAUCOURT !

Argumentaire  : 

"Je veux démontrer qu'il est possible et raisonnable de conserver la Maison de la Culture de Bourges (...)

La démolition des deux salles et de leurs murs a ouvert des possibilités que j'ai exploitées. Je rappelle que demeurent les deux ailes latérales et l'ex-école de musique et surtout l'extraordinaire espace d'accueil-foyer inspiré à l'architecte Marcel Pinon par l'espace central de la Villa de Garches que Le Corbusier avait construite quelques années auparavant pour le frère de Gertrude Stein.

Je tiens compte de l'accessibilité des personnes à mobilité réduite.

Les coûteuses démolitions permettent une réoganisation spatiale et des circulations simplifiées intégrant totalement l'espace scénique de la grande salle prévu par les architectes Chaix et Morel. En l'élargissant et en le posant sur la salle Gilles Sandier quasiment reconstituée, il est possible d'en conserver les capacités, ainsi que les 950 places de la grande salle, sans puiser davantage dans une enveloppe financière par ailleurs moins élevée.

L'administration peut être rétablie là où elle l'était, une salle de cinéma peut être maintenue au même endroit en l'améliorant et on peut en créer une autre dans l'ex-cafétaria. Par ailleurs, pour faciliter le fonctionnement, les deux cabines de projection peuvent être superposées et reliées.

La cafétaria a toujours posé des problèmes de gérance, d'où des périodes de fermeture. Je propose de faire un café-théâtre inscrit à l'intérieur mais avec un accès extérieur indépendant pour permettre à cet espace exceptionnel de contribuer à la vie urbaine.

Les expositions pourront continuer à se tenir, tant dans les loges et les espaces périphériques du foyer que dans la belle salle Chopin. L'espace situé au-dessus, précédemment affecté au groupe de musique expérimentale de Bourges, est libre pour une affectation nouvelle.

Une façade vitrée équipée d'un dispositif solaire bioclimatique doublera, sans la masquer, l'intéressante façade (classée aux monuments historiques). Des locaux annexes (loges, etc.) trouveront place dans le fond de la cour.

Je n'utilise pas l'ex-école de musique ; j'ai déjà proposé qu'elle soit affectée à l'hébergement des artistes en tournée mais aussi à la création d'ateliers studios pour des artistes en résidence, ce qui permettra de féconder la vie culturelle de la ville.

Cette proposition est moins coûteuse que le projet actuel, auquel il faudra rajouter les dépenses de réaffectation du bâtiment historique.

Une majorité Berruyers admettent mal de payer lourdement l'entêtement à poursuivre le saccage d'un site arboré remarquable pour y installer un bâtiment énergivore, n'ayant pas, et de loin, les capacités et les qualités architecturales du bâtiment historique. Un nouveau concours s'impose donc." (Christian Gimonet)

 

 

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