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Pierre Magnan, Le sang des Atrides, Librairie Denoël/Folio, 1986

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Pierre Magnan est un écrivain français né à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence) le 19 septembre 1922, décédé à Isère le 28 février 2012. De treize à vingt ans, il est typographe dans une imprimerie locale. Appelé aux Chantiers de jeunesse pendant l'Occupation, il est réfractaire au service du travail obligatoire (STO), et rejoint le maquis à Saint-Pierre d'Allevard en Isère, avec entre autres Thyde Monnier. Il publie son premier roman, L'Aube insolite, en 1946 avec un certain succès d'estime, la critique est favorable mais le public n'adhère pas. Trois autres romans suivent sans davantage de succès. Pour vivre, il travaille alors dans une société de transports frigorifiques, où il reste vingt-sept ans, tout en continuant toutefois à écrire des romans qui ne sont pas publiés. En 1976, il est licencié pour raisons économiques et profite de ses loisirs forcés pour écrire un roman policier, Le Sang des Atrides, il obtient alors le prix du Quai des Orfèvres en 1978. À cinquante-six ans, une nouvelle carrière s'ouvre désormais à lui. Il écrit alors son plus célèbre ouvrage : La Maison assassinée en 1984, et obtient le prix RTL grand public. Ce livre est porté à l'écran avec entre autres interprètes Patrick Bruel. Il obtient le prix de la nouvelle du Rotary-Club pour Les Secrets de Laviolette. Au cours des dernières années, l'auteur s'est consacré à la rédaction d'un nouveau roman policier intitulé Chronique d'un château hanté, dont l'action se déroule de la peste noire (1349-1350) à nos jours et est située dans la région de Manosque et Forcalquier. Ce livre a paru chez Denoël en avril 2008. (source : babelio)
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"Rue prête-à-Partir, une nuit, un long cadavre vêtu d'un ensemble bleu ciel orné d'un grand Gentiane en lettres jaunes attend, en leur barrant la route, les éboueurs de la ville de Digne. Jeannot Vial a été assassiné. Six mois plus tard, c'est au tour de Jules Payan. Même blessure à la tempe, provoquée par un galet. Peu de temps avant leur mort, les deux victimes étaient devenues adeptes du vélo et semblaient habitées d'un bonheur profond, mystérieux. deux hommes beaux et jeunes. Il y aura une troisième victime, puis une quatrième : la vieille Adelaïde de Champclos, qui devait connaître l'assassin...
C'est bien sûr le commissaire Laviolette qui mène l'enquête."
Mon avis sur le livre :
Pierre Magnan n'a pas son pareil pour dépeindre des atmosphères provinciales - en particulier, la ville de Digne dans les Alpes de Haute-Provence, chère à Jean Giono,  où s'enracinent la plupart de ses romans - et pour camper en quelques phrases bien charpentées, à la manière de Balzac, des décors et des types humains inoubliables.
Il fait partie de ceux qui, comme Georges Simenon ou plus récemment Fred Vargas, ont donné au genre policier ses lettres de noblesse.
Nourris par les grands mythes de notre culture - en l'occurrence ceux de la Grèce antique dans Le sang des Atrides - , ses romans font basculer la réalité la plus banale dans l'imaginaire le plus fou, sans jamais franchir les frontières du réel car l'extraordinaire chez Magnan, ne vient pas d'un ailleurs, mais demeure une constance du monde et de l'esprit humain.
Outre Le sang des Atrides, je vous recommande tout particulièrement du même auteur La Maison assassinée et Le Courrier de la mort.

 

 

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