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Arnaud des Pallières est un réalisateur et scénariste français, né le à Paris. Il a effectué de brèves études de littérature, puis fait du théâtre : il joue quelques rôles et met en scène deux spectacles. Il réussit le concours d'entrée à La Fémis. Étudiant en cinéma, il invite Gilles Deleuze et filme la conférence que le philosophe donne : Gilles Deleuze : Qu’est-ce que l’acte de Création ? (1988). Il réalise ensuite une douzaine de courts métrages, mais trois, seulement, trouvent grâce à ses yeux : La Mémoire d’un Ange (1989), Les Choses rouges (1993), Avant Après (1994)1.

Il tourne un premier long métrage de cinéma : Drancy Avenir (1996), enquête historique, poétique et philosophique sur les traces de l’extermination des Juifs dans Paris et sa banlieue aujourd’hui. Suivent deux moyens métrages pour la télévision : Is Dead (Portrait Incomplet de Gertrude Stein) (1999) libre “autoportrait” de Gertrude Stein à la manière d’elle-même, à partir de ses textes autobiographiques. Disneyland, mon vieux pays natal (2001) voyage au pays de Mickey et remontée sous forme de cauchemar dans les sombres temps de l’enfance. Son second long métrage : Adieu (2004) avec Michael Lonsdale, Aurore Clément, Laurent Lucas et Olivier Gourmet, croise plusieurs histoires, dressant le portrait douloureux d’une France inhospitalière, indifférente au sort des immigrés clandestins renvoyés dans leurs pays d’origine.

Parc, est une adaptation d’un roman de John Cheever. Poussières d’Amérique raconte une histoire subjective de l’Amérique, avec l'aide d'images d’archives privées, de textes romanesques, et de musiques. Michael Kohlhaas, son dernier projet en date (2012), est une adaptation de la nouvelle du même nom de Heinrich von Kleist.

Arnaud des Pallières est scénariste et monteur des films qu’il réalise. Il a travaillé régulièrement avec les mêmes collaborateurs comme : le chef opérateur Julien Hirsch (La Mémoire d’un ange, Les Choses Rouges, Avant Après, Drancy avenir, Is dead, Adieu) ; la chef opératrice Jeanne Lapoirie (Parc, Michael Kohlhaas) ; le musicien Martin Wheeler (Disneyland mon vieux pays natal, Adieu, Parc, Diane Wellington, Poussières d'Amérique).

"Une voix parle de quelque chose... En même temps on nous fait voir autre chose et ce dont on nous parle est sous ce qu'on nous fait voir... Il y a une affinité entre l'oeuvre d'art et l'acte de résistance..." (Gilles Deleuze)

La société du spectacle voudrait en finir avec le tragique (la maladie, la mort, la souffrance, la folie, l'absurde, le manque d'amour et tout ce que vous voulez). Mais le tragique subsiste sous le spectacle... Dans ce documentaire-fiction sur Disneyland Paris, "l'endroit le plus joyeux du monde", le cinéaste Arnaud des Pallières, jouant sur le contraste entre la voix off et les images,  introduit du malaise dans "l'euphorie perpétuelle".

Une oeuvre d'art est une oeuvre de résistance et résister, en l'occurrence, c'est résister à l'obligation d'être heureux.

Au début de son film, Arnaud des Pallières compare les milliers d'adultes, d'enfants, de bébés qui visitent chaque jour Disneyland aux habitants de Hamelin et  Walt Disney au joueur de flûte...

On y voit des trains remplis de voyageurs qui vont à Disneyland Paris, des trains qui font penser à d'autres trains qui partaient vers des destinations inconnues et dont on ne revit pas plus les passagers que les enfants de Hamelin...

Il s'interroge également sur les motivations des adultes qui viennent seuls à Disneyland : est-ce pour fuir la solitude, comme cet homme qui a perdu sa femme d'un cancer et qui se confie au capitaine Crochet, pour retrouver leur enfance - mais l'enfance n'est-elle pas perdue à jamais ? - pour éprouver des sensations nouvelles ? Et qu'en est-il des êtres humains sous les costumes de Mickey, de Daisy, de Donald, de Pluto ou de Dingo ? Leur arrive-t-il d'avoir soif, d'avoir chaud ou d'avoir froid, d'avoir envie d'aller aux toilettes ? Ont-ils les mêmes droits que les autres hommes ? Disneyland est-elle une simple entreprise commerciale, une usine à rêves ou à cauchemar, une arme culturelle, un rêve d'enfant fabriqué par des adultes, une satiété écoeurante, une place vide près d'un château vide... ou autre chose encore ? Mais quoi ? Que vient-on y chercher et qu'y trouve-t-on ? Et qu'en est-il en fin de compte de l'enfance, de ses désirs et de ses rêves ?

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Le Joueur de flûte de Hamelin est une légende allemande, transcrite notamment par les frères Grimm et arrivée jusqu'à notre époque sous le titre original Der Rattenfänger von Hameln (L'Attrapeur de rats de Hamelin). Elle évoque une tragédie censée être survenue le 26 juin 1284 dans la ville de Hamelin en Allemagne.

Le conte

Alors que la ville de Hamelin était envahie par les rats et que les habitants mouraient de faim, un joueur de flûte vint et se présenta comme un dératiseur. Le maire de Hamelin promit au joueur de flûte une prime de mille écus pour les débarrasser des rats qui infestaient la ville. L'homme prit sa flûte et, par sa musique, attira les rats qui le suivirent jusqu'à la Weser, la rivière qui arrose la ville, où ils se noyèrent. Bien que la ville fût ainsi libérée des rongeurs, les habitants revinrent sur leur promesse et refusèrent de payer le joueur de flûte en le chassant à coup de pierres.

Il quitta le pays, mais revint quelques semaines plus tard. Lors d'une nuit paisible, il joua de nouveau de sa flûte, attirant cette fois les enfants de Hamelin. Cent trente garçons et filles le suivirent hors de la ville jusqu'à une grotte qui se referma derrière eux. Selon certaines versions, le joueur de flûte aurait aussi emmené les enfants de Hamelin à la rivière ou au sommet d'une montagne. Les parents, eux, ne les revirent plus jamais.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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