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L'expulsion violente d'Alain Finkielkraut de la Place de la République devrait réveiller ceux qui auraient encore quelques illusions sur la nature "démocratique" du mouvement "Nuit debout".

C'est toujours le même processus : la dialectique mortifère de la pureté et de l'expulsion. De la camaraderie fusionnelle à l'ennemi de classe. Ils n'ont retenu aucune leçon du passé et ils prétendent incarner l'avenir.

Nuit Debout : Bienvenue à tous... Sauf aux bourgeois, aux académiciens, aux chef d'Entreprises, aux commerçants, aux libéraux, aux partisans de l'économie de marché, aux ouvriers qui votent FN (salauds d'ouvriers !), aux gens pas à la gauche de la gauche, aux CRS, aux agents de propreté, aux employés de banque, aux esthètes, aux anarchistes de droite, aux amis de Raymond Aron et de Jean-François Revel, aux lecteurs de Proust et à tous les "ennemis désignés"... Bienvenue aux casseurs, aux crétins incultes et aux braillards... Bienvenue à ceux qui veulent refaire le monde en le débarrassant de ceux qui ne partagent pas leurs idées.

Un billet de blog rédigé par des membres de la commission "accueil et sérénité" à la suite de l’éditorial de Laurent Joffrin dans Libération a au moins le mérite de clarifier la nature du mouvement "Nuit debout" :

"Puisqu’il est visiblement nécessaire de le rappeler, ce rassemblement quotidien est directement issu d’un mouvement social s’opposant au projet de loi travail. Ainsi, jamais la Nuit debout n’a eu cette prétention de neutralité politique qu’exigent abusivement de nombreux médias en la réduisant à un cadre formel de délibération collective. Sans se risquer à caractériser politiquement la Nuit debout, il semble que sa simple existence en tant que prolongement de préoccupations sociales suffit à expliquer qu’elle s’oppose à la réduction du débat politique aux problèmes identitaires dont l’essayiste s’est fait le héraut."

Les choses sont claires : le salut ne peut venir que de la gauche de la gauche et des "luttes sociales" et il convient de nous enfoncer toujours plus dans le marasme en s'opposant farouchement à toutes les mesures qui tentent de débloquer la société française et de favoriser l'embauche, notamment des jeunes et de s'attaquer au chômage de masse. La "solution" consiste dans les palabres à n'en plus finir et la collectivisation de l'économie.

"La démocratie est le seul système politique acceptable, mais précisément elle n'a d'application qu'en politique. Hors de son domaine, elle est synonyme de mort. La vérité n'est pas démocratique. Ni l'intelligence, ni la beauté, ni l'amour." (Simon Leys)

Mais inversement, ceux qui pensent que la démocratie a pour rôle d'apporter la vérité, le bonheur et l'amour sont dans l'illusion.

"Par essence, la conscience vit dans l'illusion, mais elle régresse en voulant vivre dans l'attente de l'événement historique et toute idéologie qui prétend transformer la vie, apporter le bonheur, n'est en fait qu'une illusion." (Ernst Bloch).

Et si nous essayions d'arrêter de nous raconter des histoires... à dormir debout ?

 

 

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