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Conseil permanent de la conférence des évêques de France, "Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique", documents d'Eglise, Bayard Editions, Mame, les Editions du Cerf.

Le conseil permanent de la conférence des évêques de France aux habitants de notre pays...

Tables des matières : 

1. Retrouver le politique - 2. Une société en tension - 3. Ambivalences et paradoxes - 4. Un contrat social à repenser - 5. Différence culturelle et intégration - 6. L'éducation face à des identités fragiles et revendiquées - 7. La question du sens - 8. Une crise de la parole - 9. Pour une juste compréhension de la laïcité - 10. Un pays en attente, riche de tant de possibles - Conclusion

Quelques pistes pour échanger à partir du texte du conseil permanent de la conférence des évêques de France aux habitants de notre pays.

2017, année électorale, quelques éléments de réflexion : Démocratie et société de violence - Pour un projet de société - Vers un pacte éducatif - Solidarité - Migrants - Europe - Ecologie

Quatrième de couverture :

"Si nous parlons aujourd'hui, c'est parce que nous aimons notre pays, et que nous sommes préoccupés par sa situation", nous disent les évêques du conseil permanent de la conférence des évêques de France.

Ils prennent la parole parce que les catholiques, citoyens à part entière au milieu de leurs contemporains, ne peuvent se désintéresser de ce qui touche à la vie en société, à la dignité et à l'avenir de l'homme.

Ils s'adressent à tous les habitants de notre pays parce qu'il est fragilisé. Et que c'est ensemble que nous pourrons nous atteler à le refonder."

Extrait de l'introduction :

"Si nous parlons aujourd'hui, c'est parce que nous aimons notre pays, et que nous sommes préoccupés par sa situation. Il ne s'agit pas pour nous d'alimenter la morosité par de sombres constats ; mais, en regardant les choses en face, d'apporter résolument notre pierre, notre réflexion, au débat que notre pays se doit d'avoir.

Nous ne sommes pas des spécialistes de la politique, mais nous partageons la vie de nos concitoyens. Nous les écoutons et les voyons vivre. Et ce qui touche la vie de l'homme est au coeur de la vie de l'Eglise. Comme le dit le concile Vatican II : "Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n'est rien de vraiment humain qui ne trouve un écho dans leur coeur." (Concile Vatican II, Constitution Gaudium et Spes sur l'Eglise dans le monde de ce temps, 1965, n°1)

Or, il faudrait être sourds ou aveugles pour ne pas nous rendre compte de la lassitude, des frustrations, parfois des peurs et même de la colère, intensifiées par les attentats et les agressions, qui habitent une part importante des habitants de notre pays et qui expriment de profonds désirs de changement. Il faudrait être indifférents et insensibles pour ne pas être touchés par les situations de précarité et d'exclusion que vivent beaucoup sur le territoire national..." (p.11-12)

Une urne dans un bureau de vote à Dijon (illustration)

Citations : 

"Ces cinquante dernières années, notre pays a énormément changé : économiquement, culturellement, socialement, religieusement... Ce qui semblait enraciné et stable est devenu relatif et mouvant." (p. 12-13)

"Notre pays donne le sentiment d'avoir du mal à se retrouver sur une vision partagée de l'avenir et ainsi imaginer son futur." (p.13)

"L'espérance chrétienne n'est pas seulement individuelle, mais aussi collective." (p.14)

"C'est à un travail de refondation auquel il nous faut, ensemble, nous atteler, mais rien ne pourra se faire sans un regard lucide sur la situation." (p.17)

"La crise de la politique est d'abord une crise de confiance envers ceux qui sont chargés de veiller au bien commun et à l'intérêt général." (p.19)

"L'attitude et l'image de quelques uns jettent le discrédit sur l'ensemble de ceux qui vivent l'engagement politique comme un service de leur pays." (p.20)

"Notre société, et plus largement toute vie en commun, ne peut pourtant pas se passer du politique." (p.21)

"Les manifestations après les attentats sont le signe que les Français ne sont pas indifférents à ce qui touche leurs compatriotes." (p.24)

"Chacun doit pouvoir s'interroger sur l'incidence des nouvelles technologies sur son degré de liberté et sa capacité de jugement personnel." (p.25)

"La judiciarisation croissante de notre société est une évolution marquante de ces dernières années." (p. 27)

"Il y a un équilibre à trouver entre une sécurité maximale illusoire, et une protection des libertés qui est fondamentale." (p.28)

"Le potentiel de dynamisme et de solidarité patine, sans arriver à trouver le point d'appui, l'élément catalyseur qui lui permettra de se développer et de porter tous ses fruits." (p.29)

"Il y a un sentiment de déception vis-à-vis de l'Etat providence qui n'arrive pas à satisfaire les attentes." (p.31)

"Il y a un sentiment d'insécurité, mais aussi d'injustice." (p. 32)

"Réintégrer dans la communauté nationale et citoyenne ceux qui, silencieusement et loin des regards, en sont peu à peu écartés, est le combat quotidien de beaucoup d'associations, chrétiennes ou non." (p.34)

"Les valeurs républicaines de "liberté, égalité, fraternité" souvent brandies de manière incantatoires, semblent sonner creux pour beaucoup de nos contemporains sur le sol national." (p.36)

"Il devient plus difficile de définir clairement ce que c'est d'être citoyen français." (p.38)

"L'identité donne des racines, inscrit dans une histoire, et en même temps permet d'accéder à un groupe." (p.42)

"Plus que d'armure, c'est de charpente que nos contemporains ont besoin pour vivre dans le monde d'aujourd'hui." (ibidem)

"Depuis une cinquantaine d'années, la question du sens a peu à peu déserté le débat politique." (p.48)

"Un idéal de consommation, de gain, de productivité, de PIB, de commerces ouverts chaque jour de la semaine, ne peut satisfaire les aspirations les plus profondes de l'être humain qui sont de se réaliser comme personne au sein d'une communauté solidaire." (ibidem)

"Il ne peut y avoir d'avenir pour notre pays que dans une Europe forte et consciente de son histoire et de ses responsabilités dans le monde." (p.51)

"Qu'est-ce qui fait qu'une vie mérite d'être donnée aujourd'hui ? Pour quoi suis-je prêt à donner ma vie aujourd'hui ?" (p.52)

"Il faut consentir à inscrire son action dans le temps long." (p.53)

"Tout ce qui pervertit la parole, le mensonge, la corruption, les promesses non-tenues, ont des conséquences très lourdes." (p.56)

"Le politique va être sans cesse appelé à gérer des équilibres provisoires entre différents intérêts à un instant "T" de la société." (p.58)

"S'il faut parfois donner un témoignage de fermeté, que celle-ci ne devienne jamais raideur et blocage." (ibidem)

"La laïcité de l'Etat est un cadre juridique qui doit permettre à tous, croyants de toutes religions et non-croyants de vivre ensemble." (p.63)

"Les enjeux écologiques et environnementaux sont en train de transformer en profondeur nos conceptions de la vie en société, et nous tournent vers des attitudes de simplicité, de sobriété et de partage." (p.67)

"Il nous faut, à tous les niveaux, que nous reprenions le temps de la parole et de l'écoute pour éviter que le dernier mot reste à la violence." (p.58)

"Chacun, à son niveau, est responsable de la vie et de l'avenir de notre société; Cela demandera toujours courage et audace. Des qualités qui n'ont jamais déserté le coeur de notre pays." (p.70)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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