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G.K. Chesterton, Impressions irlandaises
G.K. Chesterton, Impressions irlandaises

George Keith Chesterton, Impressions irlandaises, suivi de La chrétienté à Dublin, introduction de Philippe Maxence, Préface de Pierre Joannon, traduction de Mathieu Grossi, éditions Via Romana, collection Les amis de Chesterton 2

Gilbert Keith Chesterton naît à Londres le 29 mai 1874. Contemporain de George Bernard Shaw et d'Oscar Wilde, il est l'auteur de plus d'une centaine d'ouvrages : récits policiers (les célèbres enquêtes du père Brown), poésie, philosophie, biographies ou apologétique chrétienne. Il meurt le 14 juin 1936 dans sa maison de Beaconsfield, dans le Buckinghamshire. Jorge Luis Borges, saluant "la félicité enfantine ou divine que laisse entrevoir chaque page de son oeuvre", reconnaissait en lui l'un des géants des Lettres anglaises."

Présentation de l'ouvrage sur le blog des amis de Gilbert Keith Chesterton :

"Profitant d’une exceptionnelle préface de Pierre Joannon, le plus français des Irlandais et le plus irlandais des Français, consul général de la République d’Irlande pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ce volume rassemble deux ouvrages de Chesterton consacrés à l’Irlande : Irish Impressions et Christendom in Dublin. De quoi passer une bonne année 2017 et de s’insérer par le biais de Chesterton dans les festivités liées au centenaire du soulèvement républicain de 1916 et de ses suites, qui allaient conduire l’Irlande à l’autonomie, à la partition et à la place qu’elle occupe aujourd’hui en Europe et dans le monde."

Table des matières :

Introduction, par Philippe Maxence - Préface : L'Anglais qui aimait les Irlandais de Pierre Joannon

Impressions irlandaises : "deux pierres dans un parc" - "Aux racines du réel" - "Querelles familiales" - "Le paradoxe du travaillisme" - "L'Anglais en Irlande" - "L'erreur anglaise" - "L'erreur irlandaise" - "Un exemple et une question" - "Belfast et le problème religieux" -

La chrétienté à Dublin : I. La levée des drapeaux - II. Les quatre coins du monde - III. Démocratie très chrétienne - IV. Le Phénix de Phoenix Park - V. La mission de l'Irlande

Quatrième de couverture :

"Mélange de notes de voyage et de réflexions primesautières sur l'île des saints, des docteurs, des poètes et des artistes, ces pages publiées pour la première fois en recueil en 1919 étaient inédites en français. En héritier de la vieille Angleterre, amoureux de l'Irlande, Chesterton y brosse le portrait d'un pays selon son coeur, rebelle au modernisme, rural, fier de son histoire et de ses racines chrétiennes. Une antithèse très "spirituelle" aux illusions du cosmopolitisme et du capitalisme, un plaidoyer pour la cause des peuples."

Extrait de la préface de Pierre Joannon :

"Né dans le bourg royal de Kensington à Londres le 29 mai 1874, mort à Beaconsfield dans le Buckinghamshire le 14 juin 1936, Gilbert Keith Chesterton fut un écrivain prolifique, un excentrique accompli et un soldat de la foi à l'ironie décapante que ses adversaires et ses interlocuteurs ne savaient par quel bout prendre, au propre comme au figuré. Il n'était pas question d'embrasser du regard toute l'étendue de son anatomie tant sa taille et sa corpulence dépassaient la commune mesure.

Valéry Larbaud avait été rebuté par son apparence physique : "Au premier abord, il est repoussant. Son obésité est une réelle infirmité et lui donne l'apparence d'un glouton et d'un crétin. Sa figure ressemble à la fraise la plus grosse et la plus difforme du panier. Les  journalistes anglais qui n'ont vu que son ventre et sa masse le comparent au docteur Samuel Johnson ; en réalité il a le front de Thackeray, mais avec trois couches de graisse superposées. Enfin, au fond de ces bourrelets et de ces cornes, on trouve deux bons yeux bleus intelligents et dès lors tout va bien."

Coiffé d'un feutre à larges bords, enveloppé dans une vaste houppelande couleur muraille, ventre en avant et canne-épée au poing, ce Falstaff débonnaire était une figure familière des estaminets et des salles de rédaction de Fleet Street où l'on faisait grand cas de ses épigrammes.

Ses livres étranges, drôles et provocants, l'avaient hissé en quelques années au tout premier rang. Ses thuriféraires se recrutaient parmi les grands noms de la littérature internationale : Graham Green, Evelyn Waugh, George Orwell, Ernest Hemingway, Franz Kafka, Jorge Luis Borges, Paul Claudel, Jean Paulhan.

Orthodoxie, La Chose et L'homme éternel sont parmi les grands livres du siècle", n'hésitait pas à écrire Graham Green. Il ajoutait : "Il serait désolant que l'avenir laissât tomber dans l'oubli beaucoup d'autres oeuvres dans cette énorme production : La Ballade du Cheval blanc, L'Homme qui était Jeudi, Le Napoléon de Notting Hill, les premiers écrits critiques sur Browning et Dickens..."

Il n'est pas exagéré de dire que la postérité a ratifié le jugement de l'auteur de La Puissance et la Gloire."

 

 

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