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José Rodrigues Dos Santos, Codex 632, Le Secret de Christophe Colomb
José Rodrigues Dos Santos, Codex 632, Le Secret de Christophe Colomb

José Rodrigues Dos Santos, Codex 632 Le secret de Christophe Colomb (O CODEX 632), traduit de l'anglais par Cindy Kapen, HC Editions, 2015

Journaliste reporter de guerre, présentateur vedette du journal de 20 heures au Portugal, José Rodrigues dos Santos est l'un des plus grands auteurs européens de thrillers historiques, plusieurs fois primé. Cinq de ses ouvrages sont publiés en France : La Formule de Dieu (2012), traduit dans plus de 17 langues et en cours d'adaptation au cinéma, L'Ultime Secret du Christ (2013), La Clé de Salomon (2014) - suite de La Formule de Dieu -, Codex 632 (2015) et Furie divine (2016), tous parus chez HC Editions. José Rodrigues dos Santos vit à Lisbonne.

"La vie de Tomás Noronha bascule lorsqu'on lui demande de déchiffrer les notes d'un professeur d'histoire portugais, retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel alors qu'il travaillait sur la découverte des Amériques. Au fil de ses investigations, Tomás va découvrir un code qui pourrait bien changer notre vision de l'Histoire. De Lisbonne à Rio, New York ou Jérusalem, le jeune cryptologue se trouve plongé dans l'histoire fascinante des Grandes Découvertes et se heurte à l'une des énigmes que les historiens n'ont toujours pas réussi à résoudre : l'identité de Christophe Colomb et, par delà son identité, la véritable histoire de la découverte des Amériques. Pourquoi le nom de "Colomb" n'a-t-il jamais été trouvé dans les témoignages de l'époque ? Pourquoi un jeune génois d'origine modeste ne parlait-il ni italien, ni génois, mais un espagnol approximatif truffé de mots portugais ? Pourquoi cet homme a-t-il embarqué sur la Santa-Maria quelques heures avant l'avis d'expulsion des Juifs du Portugal ? Tomás se rend vite compte qu'un mystère en appelle un autre. Comment un jeune tisserand génois a-t-il pu épouser une femme de la noblesse portugaise ? Que dire de la signature cabalistique de Christophe Colomb ? Et l'Amérique n'était-elle pas déjà bien connue avant 1492 ? Comme un leurre utilisé par les Portugais pour éconduire les Espagnols... Christophe Colomb n'était-il pas un agent double œuvrant entre les deux plus grandes puissances de l'époque qui voulaient se partager le monde et enfouir la vérité ? Autant de questions posées par l'Histoire auxquelles les spécialistes n'ont jamais pu répondre... Jusqu'à aujourd'hui."

Mon avis sur le livre : 

Une enquête policière doublée d'un voyage initiatique, ésotérique et mystique qui nous entraîne à la recherche des secrets de Christophe Colomb, de Rio de Janeiro à Lisbonne, en passant par Jérusalem. Un roman passionnant dans lequel on apprend des quantités de choses apparemment très sérieuses sur les grandes découvertes et sur Christophe Colomb, notamment qu'il ne s'appelait ni "Christophe", ni  "Colomb", qu'il n'était ni Espagnol, ni Génois, qu'il n'était pas le fils d'un tisserand génois, qu'il ne venait pas d'un milieu modeste, qu'il était extrêmement instruit, qu'il était un ami intime du "prince parfait", le roi du Portugal Jean II, que ce dernier savait très bien (comme d'autres, depuis longtemps) qu'il y avait un continent entre l'Europe et l'Inde, qu'il n'a pas découvert l'Amérique, qu'il a embarqué pour l'Amérique le jour même de la date limite donnée aux Juifs par les rois catholiques pour quitter  l'Espagne, le 3 août 1492 et  que ce n'était pas un hasard, que son voyage fut une vaste opération de diversion politique destinée à leurrer les Espagnols et à préparer le Traité de Tordesillas, qu'il était très versé dans la Kabbale, qu'il était en relation avec l'ordre du Christ qui succéda à l'ordre du Temple et comportait de nombreux Templiers, que sa signature était doublement codée, etc.

Notes : Le traité de Tordesillas est un traité international établi le 7 juin 1494 pour établir le partage du Nouveau Monde, considéré comme terra nullius, entre les deux puissances coloniales émergentes, Castille et le Portugal, avec pour ligne de partage un méridien nord-sud localisé à 370 lieues (1 770 km) à l'ouest des îles du Cap-Vert — méridien qui se situerait aujourd'hui à 46° 37' ouest.

L'expulsion des Juifs d'Espagne et du Portugal : par le décret de l'Alhambra, les Juifs sont expulsés d'Espagne en 1492. Certains choisissent le Portugal comme refuge mais le 5 décembre 1496, ils sont à nouveau expulsés qu'ils soient de longue date établis au Portugal ou nouveaux arrivants d'Espagne. Puis en octobre 1497, le roi Manuel transforme l'expulsion en conversion forcée. Mais c'est plus d'une génération plus tard en 1540 que l'Inquisition organise le premier autodafé. Pendant les 2 siècles qui suivent, les Juifs d'Espagne et du Portugal qui pratiquent toujours secrètement le judaïsme (les Marranes) vont fuir la péninsule et s'établir pour quelques-uns en France, pour beaucoup d'autres aux Pays-Bas ou en Angleterre. Ils y formeront une grande part des communautés de ces pays. Les synagogues portugaises d'Amsterdam et Londres témoignent de leur séjour. Certains émigrèrent même vers le Brésil hollandais puis les colonies anglaises d'Amérique du Nord où la plus vieille synagogue des États-Unis, la synagogue Touro rappelle leur épopée. D'autres encore vont s'établir dans le bassin méditerranéen. On appellera donc Juifs portugais les Juifs émigrés indifféremment d'Espagne ou du Portugal en France, aux Pays-Bas, en Angleterre ou en Amérique.

À l'origine, un autodafé (mot portugais « auto da fé » venant du latin « actus fidei », c'est-à-dire « acte de foi ») est la cérémonie de pénitence publique organisée par le tribunal de l'Inquisition espagnole ou portugaise, durant laquelle celle-ci proclamait ses jugements.

 

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