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Georges Bernanos, La Joie

Georges Bernanos, La Joie, Editions Le Castor astral, mars 2011 (et en Livre de Poche)

Georges Bernanos est un écrivain français, né le 20 février 1888 dans le 9e arrondissement de Paris et mort le 5 juillet 1948 à Neuilly-sur-Seine à l'âge de 60 ans. Il passe sa jeunesse à Fressin en Artois et cette région du Nord constituera le décor de la plupart de ses romans. Il participe à la Première Guerre mondiale et est plusieurs fois blessé, puis il mène une vie matérielle difficile et instable en s'essayant à la littérature. Il obtient le succès avec ses romans Sous le soleil de Satan en 1926 et Journal d'un curé de campagne en 1936. Dans ses œuvres, Georges Bernanos explore le combat spirituel du Bien et du Mal, en particulier à travers le personnage du prêtre catholique tendu vers le salut de l'âme de ses paroissiens perdus, ou encore de personnages au destin tragique comme dans Nouvelle histoire de Mouchette.

"Lancé par le succès considérable de son tout premier roman, Sous le soleil de Satan (paru en 1926), Georges Bernanos se jeta immédiatement dans l’écriture fiévreuse de L’Imposture. Son troisième roman, La Joie, suite de L’Imposture, a été récompensé par le Prix Femina en 1929.

La joie est un thème si fondamental chez Bernanos qu’il est même devenu le titre d’un de ses plus grands romans. L’action de ce roman se déroule dans le château artésien de M. de Clergerie, historien médiocre, obsédé d’ambitions académiques, né pour faire non une vie, mais une carrière. Habitants de la demeure : la mère de M. de Clergerie, murée dans le mensonge que symbolise la détention d’un trousseau de clés ; Fiodor, le chauffeur russe éthéromane étrangement sensible au mysticisme ; Fernande, la cuisinière ; François, le valet. Et au milieu d’eux, personnage principal, Chantal de Clergerie, jeune fille radieusement belle, toute pureté, fraîcheur et joie – une joie mêlée de souffrance quand elle est extatique et dont elle est prête à faire le sacrifice pour le salut des autres…

"Qui cherche la vérité de l’homme doit s’emparer de sa douleur." Extrait de La Joie

"Cette œuvre n’offre aucune commune mesure avec quoi que ce soit d’autre, soit dans le présent, soit même dans le passé. " Gabriel Marcel

"Bernanos, de sa poigne rude, nous maintient dans cet univers de la chute et de la Rédemption, qui est le nôtre à tous, croyants et incroyants. Car il n’est pas nécessaire d’avoir la foi pour s’y reconnaître […], tel est le pouvoir de cette œuvre fulgurante." François Mauriac

"Il a écrit les plus belles scènes de la fiction moderne, par la profondeur et la puissance." André Malraux

"Bernanos savait toutes ces choses qui nous font souffrir. C’est même de cela que sa grandeur était faite. Il avait beau se présenter à nous en veston, il était l’homme de l’invisible." Julien Green

Mon avis sur le livre :

Il y a des livres dont il est presque impossible de parler. La Joie de Georges Bernanos en fait partie, en ce qui me concerne... Je me souviens avoir pleuré à chaudes larmes en le lisant. Aucun autre livre ne m'a produit un tel effet. Comme le dit Julien Green, "Bernanos savait toutes ces choses qui font souffrir" et dont on ne parle jamais à personne... Des années après, Bernanos ressuscitait dans ce livre ma solitude et mes souffrances d'enfant : l'inguérissable... Mais je n'étais plus désormais tout à fait seul, j'avais une âme soeur qui s'appelait Chantal de Clergerie. C'est aussi cela parfois, bien que trop rarement, le miracle de la "littérature".

 

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