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Le SEPHER YETSIRAH

Le Sefer Yetsirah (hébreu : ספר יצירה « Livre de la Création » ou « de la Formation ») est un livre juif rédigé dans les premiers siècles de l’ère courante. Attribué au patriarche Abraham, il relate la formation du monde au moyen des lettres de l’alphabet hébraïque et de leurs combinaisons. Unique par sa langue et son caractère, il a donné lieu à une littérature entière de commentaires, rationnalistes ou mysticisants, et est actuellement considéré comme relevant davantage de la Kabbale.

On en connaît quatre versions, dont la plus achevée est celle du Gaon de Vilna (1800 mots en 6 chapitres), dite version GR"A. Une version en arabe de Saadia Gaon en 8 chapitres est aussi connue. À ces deux versions s'ajoutent une version longue de 2500 mots et une version courte de 1300 mots. Le meilleur manuscrit, datant du tournant du xe au xie siècle, serait conservé au Vatican. On peut penser que c'est l'un des manuscrits originaux dans la mesure où le Séfer Yetsirah ne fut transcrit qu'au xe siècle.

L'ouvrage (un traité de quelques pages) se présente comme un condensé des découvertes relatives à la création du monde, écrit par Abraham selon la tradition rabbinique, ou par Akiba, selon d’autres sources issues de la même tradition. C'est l'ouvrage le plus ancien, classé traditionnellement dans le corpus de la Kabbale médiévale, commenté au Xe siècle par Saadia Gaon et par Dunash ben Tamim. Mais ni la date, ni la provenance historique, ni l’auteur de l’ouvrage ne sont connus avec certitude.

Par sa forme poétique et visionnaire, le Sefer Yetsirah se rattache à la Littérature des Palais de l'époque talmudique, mais il s’en distingue par sa nature essentiellement cosmologique et spéculative. Il délivre, d’une manière concise et suggestive, les concepts majeurs sur lesquels repose la Kabbale médiévale – notamment, les dix sefirot : les « dix nombres abîme » (esser sefirot belimah) assimilables aux dix extensions ou « mesures infinies » d'un principe central, unique et inconnu ; les dix dimensions de l’univers dans lequel Dieu s’est étendu : le haut, le bas, le sud, le nord, l’est, l’ouest, le début, la fin, le bien, le mal.

Charles Mopsik remarque que, pour l'auteur de l'ouvrage, les sefirot correspondent, « aux dix doigts des mains ou des pieds », au centre desquels se situe le corps de l’homme, de sorte que se crée, selon Mopsik, comme « un croisement entre une « physique » du divin et une « métaphysique » de l’humain.» (source : wikipedia)

Essai de reconstitution du texte par Papus:

Chapitre premier : Exposé général - Chapitre II : Les Sephiroth ou les dix numérations - Chapitre III : les vingt-deux lettres - Chapitre IV : Les trois mères - Chapitre V : Les sept doubles - Chapitre VI : Les douze simples - Chapitre VII : §1 : Le tableau des correspondances - §2 : Dérivés des lettres - §3 Résumé général - §4 Remarques - §5 : Les 50 portes de l'intelligence - §6 : Les 32 voies de la sagesse - §7 : La date du Sepher Ietzirah - §8 : Extraits du Zohar - 

Extrait de la traduction du Sepher par Papus (chapitre premier) :

Le Livre kabbalistique de la Création, en hébreu Sepher Hetzirah, Chapitre premier, exposé général :

C'est avec les trente-deux voies de la Sagesse, voies admirables et cachées que IOAH DIEU d'Israël, DIEU VIVANT et Roi des Siècles, DIEU de miséricorde et de grâce, DIEU sublime et très élevé, DIEU séjournant dans l’Éternité, DIEU saint, grava son nom par trois numérations : SEPHER, SEPHAR et SIPUR, c'est-à-dire le NOMBRE, le NOMBRANT et le NOMBRé (Abendana traduit ces trois termes par l'Ecriture, les Nombres et la Parole), contenus dans dix Sepheroth, c'est-à-dire dix propriétés, hormis "l'ineffable" (Da'at) et vingt-deux lettres.

Note : un des aspects les plus mystérieux du système sefirotique est Da'at ou la Connaissance, la non-sefirah invisible située sur le pilier central, entre Keter (la Couronne) et Tiferet (la Beauté). elle unifie les énergies antagonistes de Chockmah (la Sagesse) et Binah (l'Intelligence) 

Les lettres sont constituées par trois mères, sept doubles et douze simples. Les dix Sephiroth, hormis l'ineffable, sont constituées par le nombre X, celui des doigts de la main et cinq contre cinq ; mais au milieu d'elles est l'alliance de l'unité. Dans l'interprétation de la langue et de la circoncision on retrouve les dix Sephoroth hormis l'ineffable.

Dix et non neuf, dix et non onze, comprends dans ta sagesse et tu sauras dans ta compréhension. exerce ton esprit sur elles, cherche, note, pense, imagine, rétablis les choses en place et fais asseoir le Créateur sur son trône.

Dix Sephiroth, hormis l'ineffable, dont les dix propriétés sont infinies : l'infini du commencement, l'infini de la fin, l'infini du bien, l'infini du mal, l'infini en élévation, l'infini en profondeur, l'infini à l'Orient, l'infini à l'Occident, l'infini au Nord, l'infini au Midi et le Seigneur seul est au-dessus ; Roi fidèle, il les domine toutes du haut de son trône dans les siècles des siècles.

Vingt deux lettres fondamentales, trois mères : alef, mem, schin ; elles correspondent au plateau du mérite, au plateau du démérite et à la balance de la loi qui met l'équilibre entre eux ; sept doubles : bet, guimel, dalet, kaf, pé, resch, tav, qui correspondent à la vie, la paix, la sagesse, la richesse, la postérité, la faveur, la domination ; douze simples : hé, vav, zayin, het, tet, yod, lamed, nun, samek, ayin, sadé, qof, qui correspondent à la vue, l'ouïe, l'odorat, la parole, la nutrition, la cohabitation, l'action, la marche, la colère, le rire, la pensée et le sommeil.

Par lequel Yah, Éternel Sebaot, Dieu d'Israël, Dieu tout vivant, Dieu tout-puissant élevé, sublime, habitant l’Éternité et dont le Nom est saint, a tracé trois pères et leur postérités (L'air, l'eau, le feu et ce qui en dérive), sept conquérants et leurs légions (les planètes et les étoiles), douze arêtes du cube. La preuve de la chose est donnée par des témoins dignes de foi, le monde, l'année et l'homme, qui ont la règle des dix, trois, sept et douze ; leurs préposés sont le dragon, la sphère et le cœur." (Dr. G. Encausse, dit "Papus", La Cabbale, tradition secrète de l'Occident, Les Editions "Lumen", p.178)

 

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