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J.B. Livingstone, La jeune fille et la mort
J.B. Livingstone, La jeune fille et la mort

J.B. Livingstone (Christian Jacq), La jeune fille et la mort, Dossiers de Scotland Yard, Editions du Rocher, Jean-Paul Bertrand Editeur, 1993

Christian Jacq, né à Paris XVIIe le 28 avril 1947, est un écrivain d'expression française vivant en Suisse. Chercheur en égyptologie de formation, il a publié à partir des années 1990 divers ouvrages sur l'Égypte antique, devenus des livres à succès. L'auteur a également écrit des romans policiers sous les pseudonymes de Christopher Carter, J. B. Livingstone et Célestin Valois. 

Quatrième de couverture : 

"Sir Langston Caine a organisé l'exposition du siècle à la galerie Nemesis : tous les chefs-d’œuvres de Vermeer sont là ; leur valeur est inestimable. L'ex-inspecteur-chef Higgins n'a pas voulu manquer un tel événement : il accompagne le superintendant Marlow qui assure avec zèle la garde d'une toile provenant de la collection personnelle de Sa très Gracieuse Majesté.

Seule ombre au... "tableau" : la disparition du maître des lieux. Même si Langston Caine est une référence mondiale en matière de peinture flamande et hollandaise, il n'est pas dans la tradition britannique de faire attendre ainsi l'establishment international réuni pour l'inauguration.

Higgins craint le pire. Le célèbre collectionneur n'aurait renoncé pour rien au monde à la conférence qu'il devait donner après le cocktail. Son but : rétablir la cote surestimée de célèbres oeuvre d'art et révéler la complicité des critiques les plus renommés.

Lorsque Ysi Toknow, la charmante fille adoptive de Sir Langston, lui annonce que celui-ci a été assassiné et lui demande sa protection, l'ancien limier de Scotland Yard sait déjà que les suspects ne manqueront pas : crime passionnel perpétré par sa très belle et très soumise (en apparence ?) épouse, Linda Caine, ou par sa maîtresse, la poétesse grecque Helen Eade ? Complot financier ourdi par son concurrent, le critique d'art Alexander Drosetti ou par le ténébreux courtier japonais Jim Hokusawa ? Higgins devra étudier avec minutie jalousies et rivalités avant de se lancer sur la piste d'un véritable artiste du crime."

Extrait :

"La jeune fille au turban était d'une beauté que le temps ne ternirait jamais. Ni rides, ni flétrissures, ni vieillissement de sa peau blanche, parcourue d'un frisson bleu. Elle avait la noblesse sauvage des femmes du désert, elle, la fille d'un navigateur flamand, d'un marchand de tissus ou d'un juge, à moins qu'elle n'ait été adoptée par un bandit de grands chemins. Ne rien savoir sur ses origines, sur sa famille, sur ses occupations, la rendait encore plus attirante. Enfermée dans le tableau, elle était pourtant libre, de cette liberté souveraine et insoumise qu'aucun amoureux ne pourrait conquérir.

Seul le regard d'un connaisseur aurait pu discerner le caractère unique de ce portrait ironique et serein, tendre et cruel. L'existence de Sir Langston avait enfin un sens : l'admirer, se noyer en elle, oublier tout ce qui n'était pas sa beauté..." (p.12)

Mon avis sur le roman :

Quand le subtil et élégant inspecteur à la retraite Higgins accepte de s'arracher à son vieux manoir, à ses promenades en forêt,  aux bons repas de sa gouvernante Mary, à ses roses et à son chat persan Trafalgar pour reprendre du service aux côtes de l'inspecteur Marlow de Scotland Yard, c'est que l'affaire n'est pas banale.

Les personnalités attachantes et contrastées des deux enquêteurs, l'ambiance typiquement britannique, des personnages secondaires bien typés, des énigmes toutes plus complexes et plus passionnantes les unes que les autres, des intrigues bien ficelées... font des "rompols" de J.B. Livingston, alias Christian Jacq,  un régal  aussi délectable qu'un vieux whisky écossais, avec l'avantage qu'on peut les consommer sans modération.

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