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Auguste Detoeuf, Propos de O.L. Barenton, confiseur
Auguste Detoeuf, Propos de O.L. Barenton, confiseur

Auguste Detoeuf, Propos de O.L. Barenton, confiseur, aux éditions Eyrolles

L'auteur : 

Ancien élève de Polytechnique (promotion 1902), ingénieur général des Ponts et Chaussées, Auguste Detœuf débute en 1908 aux travaux hydrauliques de la marine à Cherbourg. Il est ensuite nommé au Havre en 1912. Il s'intéresse aux problèmes d'exploitation des ports et met en œuvre ses idées pendant la Première Guerre mondiale. Il est affecté à la commission technique des voies navigables. De directeur du port de Strasbourg, il devient directeur général de Thomson-Houston. Il est, de 1928 à 1940, le premier président d’Alsthom. Impliqué dans les bouleversements de son temps, Detœuf prononce en 1936 un fameux discours devant le Groupe X-Crise intitulé « La fin du libéralisme ». Il participe en 1938 au colloque Walter Lippmann où, sur certains thèmes, il s'oppose à Ludwig von Mises. Il est également l'un des fondateurs de la revue les Nouveaux Cahiers qui milite pour le rapprochement du patronat avec les syndicats ouvriers. Sous l'Occupation, Detœuf est président d'un des « comités d'organisation » créés par le régime de Vichy, le comité d'organisation des industries de la construction électrique. Il tient à la Libération la chronique économique du Figaro. Mais Auguste Detœuf reste sans doute plus connu pour son recueil de petits essais, maximes et aphorismes, Propos d'O.L. Barenton, confiseur, ancien élève de l'École polytechnique. De manière humoristique, il traite de nombreux thèmes comme la nature humaine, l'économie, le fonctionnement de l'entreprise, les colorations propres des principales écoles d'ingénieurs... Cet ouvrage est régulièrement réédité. (source : wikipedia)

L'ouvrage :

"Avoir fait fortune, c'est posséder un peu plus d'argent que les gens qu'on fréquentait la veille. Juste assez pour pouvoir les laisser tomber." "Les économistes ont raison : le capital est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent." Voici deux exemples des bons mots parsemant cet ouvrage qui allie ironie, culture et perspicacité. Il s'agit d'un recueil de petits essais, maximes et aphorismes, écrit à la fin des années 30 par un capitaine d'industrie, Auguste Detœuf, polytechnicien atypique aux allures de savant Cosinus. Son exigence dans l'ordre moral, son indépendance d'esprit et son humour acerbe transparaissent dans ce recueil, tiré à un petit nombre d'exemplaires en 1938 et véritablement découvert après la guerre. La peinture du monde des affaires est cruelle mais reste toujours teintée d'un humanisme malicieux. On y trouvera des boutades, des maximes ou des propos sur des sujets aussi variés que l'économie politique, les industriels, les conseils d'administration, les ingénieurs, la publicité, la négociation, le mensonge, la vanité… L'impression finale est celle d'avoir découvert un esprit original qui combine rigueur mathématique et vif sentiment de l'à-peu-près des travaux humains. (Arnaud Stephanopoli)

Citations : 

“Il faut écouter les vieillards : il y a toujours dans ce qu’ils disent un peu de vérité. Mais il ne faut pas leur obéir, car ils ont perdu ce qui faisait leur force : la jeunesse.”

“Personne ne croit aux experts, mais tout le monde les écoute.”

“On fait tout avec de l'argent, excepté des hommes.”

“Un arbitre est chargé de couper la poire en deux au moyen du fil à couper le beurre.”

“Une des erreurs que peut commettre un chef d’entreprise, c’est de se croire le seigneur de l’affaire qu’il dirige.”

“Les hommes se répartissent naturellement en trois classes : les vaniteux, les orgueilleux et les autres. Je n'ai jamais rencontré les autres.”

“On a souvent plus de peine à persuader ses inférieurs qu'à convaincre ses supérieurs. Il est vrai qu'on s'y donne moins de mal.”

“Les économistes ont raison, disait un homme de Bourse : le capital est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.”

“Il y a trois sortes d'êtres au langage mystérieux : Les plus aisés à comprendre sont les fous Puis viennent les polytechniciens Et enfin les comptables.”

“La sténodactylo est un instrument à qui l'on dicte des fautes de français et qui restitue des fautes d'orthographe.”

“La publicité, c'est la gloire du riche ; la gloire, c'est la publicité du pauvre.”

“Logique et bon sens : un chef. Bon sens sans logique : un employé. Logique sans bon sens : une catastrophe.”

“En affaires, mentir n’est jamais nécessaire, rarement utile et toujours dangereux.”

“Pour cacher les désordres, on ouvre des comptes spéciaux ; on les appelle des comptes d'ordre.”

“Il n'est d'industrie durable que celle qui vend de la bonne qualité.”

 

 
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