Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Georges Bernanos, Un crime

Georges Bernanos, Un crime, roman, postface de Michel Besnier, Le Castor astral/libretto, 2008 et chez Librio. Un crime a d'abord été publié chez Plon en 1935.

L'auteur :

Georges Bernanos est un écrivain français, né le 20 février 1888 dans le 9e arrondissement de Paris et mort le 5 juillet 1948 à Neuilly-sur-Seine à l'âge de 60 ans. Georges Bernanos passe sa jeunesse à Fressin en Artois et cette région du Nord constituera le décor de la plupart de ses romans. Il participe à la Première Guerre mondiale et est plusieurs fois blessé, puis il mène une vie matérielle difficile et instable en s'essayant à la littérature. Il obtient le succès avec ses romans Sous le soleil de Satan en 1926 et Journal d'un curé de campagne en 1936. Dans ses œuvres, Georges Bernanos explore le combat spirituel du Bien et du Mal, en particulier à travers le personnage du prêtre catholique tendu vers le salut de l'âme de ses paroissiens perdus, ou encore par des personnages au destin tragique comme dans Nouvelle histoire de Mouchette.

L'oeuvre (Un crime) : 

"Un presbytère de campagne, un prêtre étrange et nouveau venu, et par une nuit lugubre, un crime ; ainsi commence un récit fascinant où Bernanos donne au roman policier la dimension d'une aventure spirituelle, où les passions se heurtent sous le couvert de l'innocence, où la violence se dissimule sous le charme et l'apparence de piété.

- Quels rapports unissent le jeune curé de Mégère et Evangéline, la nièce de la châtelaine assassinée ?
- A quel mystère sordide, le juge Frescheville va-t-il être confronté ?

Sous la lente progression de l'enquête, la vérité, trop tôt devinée, n'est pas sans ménager quelque surprise. Peu à peu, le drame s'élève au-dessus du fait divers, il devient, dans le lyrisme et écriture dense de Bernanos, un problème moral posé au lecteur." (source : babelio)

Quatrième de couverture (éditions librio) :

"Ténébreuse histoire ! Crime ? Suicide ? Il n'y a pas moins de quatre morts dans cette étrange affaire... D'abord la vieille dame, assommée dans son château de Mégère. Un inconnu ensuite, meurtrier présumé, tué par balle dans les collines voisines. Pour corser le tout, Madame Louise, ancienne religieuse, gouvernante de la défunte, absorbe une trop forte dose de morphine. Et voilà qu'un enfant de chœur est retrouvé flottant au fil du courant... Au centre de l'intrigue, un jeune prêtre au masque tragique, au regard pénétrant, au sourire funèbre. Le curé de Mégère... A peine débarqué au presbytère la nuit du drame... Sous quel soleil est-il né, celui-là ?"

Un avis sur le livre : 

"En 1934, Georges Bernanos décide d'écrire un roman policier, pour des raisons financières. Respectant le genre, il s'en amuse et parvient à abuser son lecteur. Mais à chaque page, on reconnaît l'auteur dans son art du mensonge et de la dissimulation. Un jeune prêtre vient d'arriver à Mégère, dans les Alpes. A peine installé au presbytère, le voilà réveillé par des cris et un coup de feu. Dans la nuit, on retrouve une vieille femme morte et, dans son jardin, un homme plongé dans le coma. A travers une enquête à tiroirs, Bernanos décrit toute une société villageoise, ses jalousies et ses aigreurs. Une curiosité." (Christine Ferniot)

Extraits de la postface de Michel Besnier (éditions Le castor astral) :

"Les spécialistes, les professionnels  n'apprécient guère de voir les amateurs s’aventurer sur leur territoire. Ils les regardent comme des peintres du dimanche, des marins d'eau douce, des bourgeois qui s'encanaillent, des Madame de Sévigné faisant les foins. Ainsi, pour les experts en roman policier, Bernanos fait partie des écrivains distingués qui se sont essayés à ce genre, qui peuvent à l'occasion servir de caution mais restent des étrangers. Merci d'être venus. de l'autre côté, des admirateurs de Bernanos ne considèrent pas Un crime comme l'un de ses grands livres. Albert Béguin, dans son Bernanos par lui-même, en parle fort peu pour souligner que, même dans un roman policier, Bernanos reprend la thématique du prêtre. Du livre lui-même, il dit qu'il a été "fabriqué", et "hâtivement". Ni grand roman policier ni grand roman de Bernanos, Un crime a été victime d'une double défiance, d'une double injustice..."

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :