Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Hannah Arendt en bande dessinées

Hannah Arendt, scénario Béatrice Fontanel, dessins Lindsay Grime, Grands Destins de Femmes, naïve Livres, 

Dans la collection de bandes dessinées « Grands destins de femmes » : la philosophe, Hannah Arendt !

"Il n'existe pas de pensée dangereuse pour la simple raison que le fait de penser est en lui-même une entreprise très dangereuse. Mais ne pas penser est encore plus dangereux."

Adolescente rebelle, renvoyée du lycée, elle passe son Abitur, l’équivalent du bac, en candidate libre. Elle suit ensuite les séminaires de Heidegger dont elle devient la jeune maîtresse, puis ceux de Karl Jaspers qui sera son mentor. Elle fume comme un sapeur, adore cuisinier, voir ses amis, discuter de philosophie, manger des cerises, nourrir la souris qui loge chez elle, marcher à grandes enjambées en récitant de la poésie.

Mais l’arrivée des nazis au pouvoir bouleverse sa vie…
Commence pour elle la vie d’errance des exilés. Paris tout d’abord, puis le camp de Gurs, où elle est internée en 1940, avant de s’enfuir à nouveau sur les routes, vers Montauban puis Marseille et enfin les Etats-Unis…

Les auteures nous invitent à suivre les pérégrinations de cette jeune femme aux yeux verts et à l’écriture illisible qui, jusqu’à la fin de sa vie, a fait crépiter sa machine à écrire, avec une seule obsession : se former elle-même, « dans l’idée de pouvoir toujours danser au service de la pensée », selon l’expression, au siècle dernier, de Søren Kierkegaard… Pour produire de grands livres de philosophie politique, dont certains allaient provoquer des polémiques qui durent encore. Elle sera l’une des premières à analyser la pensée totalitaire, mettant en parallèle nazisme et communisme, à une époque où c’était inconcevable pour beaucoup. (source : babelio)

Posface (extrait) : 

"Hannah Arendt (1906-1975) a toujours précisé : "Je ne suis pas philosophe. Mon métier, c'est la théorie politique."

Cette femme aux yeux verts et à l'écriture illisible a fait crépiter sa machine à écrire jusqu'à la fin de sa vie, avec cette grande certitude :

"Il n'existe pas de pensée dangereuse pour la simple raison que le fait de penser est en lui-même une entreprise très dangereuse. Mais ne pas penser est encore plus dangereux."
 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :