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Maxime Rovere : 

Ancien élève de l’École normale supérieure (1996-2002), où il a suivi le séminaire de Bernard Pautrat, et ancien élève d’histoire de l’art à l’École du Louvre, il a soutenu sa thèse en philosophie sous la direction de Pierre-François Moreau, et enseigné la philosophie à l’École normale supérieure de Lyon (2002 – 2007).

Il est actuellement professeur à l’Université PUC de Rio de Janeiro.

Travaux sur Spinoza :

Son premier livre consacré à Spinoza publié en 2010 chez CNRS Éditions sous le titre Exister. Méthodes de Spinoza, repris en 2013 par le même éditeur au format de poche sous le titre Spinoza. Méthodes pour exister, vise principalement à montrer que l’œuvre de Spinoza ne propose pas un « système philosophique » mais des « méthodes » ponctuelles destinées à modifier des situations concrètes.

Il soutient notamment que :

– La théorie des trois genres de connaissance (expérience, raison, intuition) chez Spinoza ne décrit pas des types d’idées, mais des méthodes de vérification.

– Il n’y a pas de différence entre le « salut des ignorants » (expression popularisée par Alexandre Matheron) et le salut des philosophes : chacun doit mettre en place pour lui-même un système de croyances dont il détermine le degré de rationalité en fonction de ses besoins.

– Ce que Spinoza appelle « idée de Dieu » n’est pas un contenu de penser, mais une manière de comprendre.

– Le « salut » proposé par Spinoza ne consiste pas tant à échapper aux passions (logique de la béatitude), aux contraintes (logique de la liberté) ou à la mort (logique du salut), qu’à s’approprier indéfiniment les obstacles comme exercice d’une puissance singulière et infinie.

Sa traduction en français de la Correspondance de Spinoza, accompagnée d’une longue préface, complète et corrige celle proposée par Charles Appuhn en 1924.

(source : site "Le clan Spinoza")

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