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Table des matières :

Introduction : "D'une incertitude de nos connaissances : les principes"

Que les principes sont contenus dans les mots "incapables d'être définis" , et que par conséquent le problème du savoir se réduit au problème de la nature de ces "mots primitifs"

Chapitre premier : "Du besoin de connaître"

Que le besoin de connaître n'est rien d'autre que l'exercice de la parole, et la loi que nous impose notre condition d'êtres logiques, c'est-à-dire doués de langage. Toute pensée est en ce sens logique. Mais il ne s'ensuit pas que tout soit parole. Car il faudrait encore démontrer que tout est pensée, à quoi Descartes ne se résolut pas.

Chapitre II : "La dénomination"

Que les mots sont des idées et contiennent en eux-mêmes l'affirmation de l'existence d'un monde intelligible.

Chapitre III : "pragma et onoma"

Des embarras auxquels on s'expose en voulant faire correspondre aux mots de notre langage des objets du monde sensible. La philosophie grecque les a tous éprouvés et notés. Puis de la conversion socratique au langage.

Chapitre IV : "Aristote"

Qu'Aristote a découvert la véritable fonction du langage qui est la démonstration. Mais que sa conception du langage est pourtant ambiguë, car il admet que le langage exprime à la fois des essences et des états d'âmes, ce qui explique l'ambiguïté de sa philosophie. A ce propos, du danger de concevoir le langage comme un système de signes conventionnels, et introduction de la catégorie du possible. 

Chapitre V : "L'invention"

La démonstration paraît d'abord séparée de l'invention, comme la dénomination de la sensation. C'est une erreur, qui provient de ce que l'on situe à tort l'origine de l'invention dans l'expérience sensible : au contraire, s'exerce-t-elle essentiellement sur les signes, et d'autant mieux qu'elle les considère pour eux-mêmes, c'est-à-dire dans leur fonction, sans référence à un contenu émotionnel qui ne leur est pas propre. C'est pourquoi sa fin naturelle est la démonstration.

Chapitre VI : "La dialectique ancienne" 

Que la dialectique paraît d'abord séparée de l'invention, comme la dénomination de la sensation. C'est une erreur, qui provient de ce que l'on situe à tort l'origine de l'invention dans l'expérience sensible : au contraire s'exerce-t-elle essentiellement sur les signes, et d'autant mieux qu'elle les considère pour eux-mêmes, c'est-à-dire dans leur fonction, sans référence à un contenu émotionnel qui ne leur est pas propre. C'est pourquoi sa fin naturelle est la démonstration.

Chapitre VII : "Descartes et Pascal"

La vérité cartésienne est que le langage signifie le monde intelligible et que c'est de là qu'il tire sa valeur universelle. Mais ce principe a pour conséquence que nous pouvons dominer nos passions. Descartes ne dit pas que le langage soit effectivement l'instrument de cette domination, dont nous ne savons pas ainsi, par quel moyen il s'exerce. Pascal est d'une opinion contraire : selon lui le langage est figuratif, de nos passions dans l'éloquence, de la vérité divine dans l'Eglise. C'est un miracle que les deux figurations parviennent à se rejoindre dans l'individu. Il y faut la grâce.

Chapitre VIII : "La dialectique moderne"

Je l'appelle opératoire, parce qu'elle est née de l'idée géométrique que chaque formule de notre langage signifie une opération et s'achève en cette opération.

Le premier moment de notre pensée discursive est la dénomination, c'est-à-dire l'attribution d'un nom à un objet. Socrate, ayant détruit le rapport grec entre onoma et pragma, fut obligé de chercher le raisonnement inductif. Il y échoua. Platon nous le montre apercevant, à la veille de sa mort, que la dénomination est une induction toute faite, puisque le nom représente un genre et non pas un objet particulier : d'où la théorie des Idées.

Le deuxième moment est la communication, c'est-à-dire la transmission de nos pensées, dans l'espace à autrui et à nous-mêmes dans le temps, par le langage. Pascal ayant détruit la confiance cartésienne en l'universalité des définitions primitives, fut obligé de leur chercher un fondement dans l'art de persuader afin qu'elles apparussent, au moins, convaincantes. Il y échoua. Car notre langage est maître d'erreur, étant un instrument de nos passions, condamné comme elles au divertissement. Il n' y a pas de certitude humaine. Il n'y a pas de mots convaincants par eux-mêmes. La vérité est un miracle. Elle est contenue dans les Ecritures auxquelles il nous faut croire. Mais la foi est elle-même un don de Dieu. Sans la grâce nous n'y parvenons pas.

Le troisième moment est l'application, car chacune de nos paroles est un ordre. Après Socrate, après Pascal, il ne restait que ce moment à examiner. De cet examen est née la dialectique moderne.

Chapitre IX : Leibniz 

Que Leibniz passe du nominalisme à la théorie des formes substantielles, parce qu'il n'est pas d'autre moyen de sauver la vérité. Mais sa théorie du possible, intermédiaire entre l'idéalisme cartésien et le nominalisme moderne, contribue, pour sa part, à la destruction de la vérité et à l'évènement du pragmatisme.

Chapitre X : Hegel

Que l'expressionnisme est le postulat de la philosophie allemande. Lui seul permet de fonder la théorie de la connaissance expérimentale. Mais il perd le commencement de l'universel. Que la dialectique hégélienne ne s'explique pas sans ce postulat. Enoncé du problème métaphysique qu'il pose.

Chapitre XI : Le pouvoir des mots

Que le langage n'est pas l'expression de notre esprit incertain, mais sa règle. Esquisse d'une métaphysique de la transcendance.

Conclusion : En arché en o Logos (Au commencement était le Logos)

Appendice :

La théorie aristotélicienne du signe (sémeion) et ses rapports avec la théorie platonicienne du langage

 

 

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