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"La plus haute activité à laquelle un être humain puisse aspirer est d'apprendre pour comprendre, car comprendre, c'est être libre."  (B. Spinoza)

Aux élèves : voici un exemple de travail que vous pouvez faire sur Internet (en faisant attention à la fiabilité des sources !), sur un concept philosophique que vous avez du mal à comprendre (voire à admettre !), ce qui est normal en ce qui concerne, par exemple,  la notion de "cause finale" (oxymore) qui enveloppe un paradoxe, puisqu'on a tendance à penser que la cause précède l'effet et non l'inverse. La recherche sur la notion de "cause finale" nous fait faire un petit voyage dans l'histoire de la philosophie, d'Aristote à la cybernétique, en passant par Spinoza et par Nietzsche.

Définition du concept de "cause finale"

La cause finale est l'une des quatre causes décrites par Aristote dans l’Éthique à Nicomaque. Les quatre causes sont la cause matérielle, la cause formelle, la cause motrice et la cause finale. Celle-ci ne doit pas être confondue avec la cause première, bien qu'elle puisse lui être reliée.

Aristote considérait que la cause la plus importante, parmi les quatre causes, était la cause finale, qu'il appelait aussi telos (en grec τέλος), c'est-à-dire la fin ou la finalité. Aristote distingue à ce sujet deux significations du mot « fin » : la fin comme but (qui est la finalité au sens propre) et celle comme terme (c'est-à-dire ce qui termine une série). L'étude de la cause finale s'appelle, chez Aristote, la téléologie. La cause finale fait l'objet du finalisme.

Toujours chez Aristote, dans le domaine des actes humains, la cause finale est ce pour quoi l'on agit, le but que l'on se donne, elle recouvre l'intention ; dans le domaine de la physique, les corps lourds chutent pour retrouver leur état de repos naturel (celui dans lequel ils sont ou reviennent à moins d'une intervention extérieure), la chute est due à cette cause finale. Cela ne signifie pas que les objets eux-mêmes ont des intentions, il n'y a pas d'animisme chez Aristote, cela signifie que chez lui la cause n'engendre pas obligatoirement l'effet, entendu par là qu'elle ne provoque pas le changement, qu'elle est distincte de la cause motrice.

Dans la théologie chrétienne, la cause finale de l'homme est appelée « vision béatifique » ou théosis. (source : wikipedia)

Le finalisme : 

Le finalisme est la doctrine selon laquelle ce qui existe dans la nature existe en raison de fins qui donneraient leur sens à chaque réalité. Ainsi selon l'opinion naïve les arbres existeraient par exemple pour que l'homme puisse s'en servir afin de s'abriter... Dans l'appendice de Éthique I, Spinoza dénonce avec véhémence le finalisme comme préjugé. Par ignorance des causes réelles qui déterminent les phénomènes naturels et parce qu'ils se connaissent uniquement comme cherchant ce qui leur est utile, les hommes croient connaître une réalité quand ils en ont imaginé une cause finale.

Platon et Aristote ont également pensé que la cause première à partir de laquelle tout ce qui existe devait avoir sa raison d'être était une cause finale, que ce soit l'idée de Bien ou Dieu comme modèle universel de perfection.

Le finalisme repose ainsi sur l'idée qu'il existerait une volonté comparable à celle de l'homme ayant organisé toutes choses dans la nature pour son utilité. Or (selon Spinoza) tout ce qui existe dans la nature n'existe qu'en tant que façon d'être de Dieu, autrement dit mode ou expression directe de la substance absolument infinie. Rien ne peut donc être déterminé par des causes finales. Autrement ce serait considérer Dieu comme imparfait, manquant de quelque chose puisqu'il aurait besoin de la réalisation de ces fins pour son utilité. (source : Spinoza et nous)

La téléologie  

La téléologie peut être définie comme étude, ou comme doctrine, des causes finales, de la finalité. Le terme est souvent utilisé aujourd'hui en tant qu'épithète, pour définir une doctrine ou un raisonnement, le cas échéant de manière critique (un raisonnement historique qualifié de « téléologique » est ainsi ramené à une philosophie de l'histoire considérée par la plupart des historiens et philosophes comme dépassée).

Commentaire personnel :

Il conviendrait d'analyser les oeuvres des penseurs (Hegel, Marx...) et les discours des hommes d'Etat (Lénine, Staline, Mao Tsé Toung...) qui affirment l'existence d'un sens de l'Histoire pour justifier leurs convictions à la lumière de cette remarque sur la téléologie. Une conception téléologique de l'histoire n'est pas scientifique, mais métaphysique (idéaliste).

Nous constatons par exemple qu'il existe des antagonisme entre les classes sociales, mais il est impossible de montrer que la "lutte des classes" est le "moteur de l'histoire" et que l'histoire doit nécessairement aboutir à la disparition des classes sociales (et de l'Etat) avec l'avénement du prolétariat. Nous ne sommes plus ici dans le domaine de la science, mais de la prophétie.

Nous constatons que l'idée de liberté a évolué au cours de l'histoire depuis le despotisme asiatique jusqu'au christianisme en passant par la démocratie grecque, mais il est impossible de démontrer que la succession de ces états était nécessaire en tant qu'auto-réalisation de "l'Esprit absolu".

Il n'y a pas de nécessité historique. Les choses auraient pu se passer autrement. Quand nous affirmons le contraire, c'est que nous cédons à l'illusion rétrospective en nous plaçant après et non avant la réalisation d'un événement. Etant donné que cet événement s'est produit, nous en déduisons (à tort) qu'il s'est produit nécessairement.

Hannah Arendt consacre un chapitre entier, le chapitre 12 dans son dernier livre, La vie de l'esprit, à Duns Scot "le philosophe de la contingence". L'enjeu pour Duns Scot est de "sauvegarder la liberté" et l'on sent bien qu'elle partage le souci du "docteur subtil". A propos des deux dernières guerres, elle s'étonne par exemple que la plupart des historiens évoquent ces événements comme s'ils n'eussent pas pu ne pas se produire, "chaque théorie sélectionnant une cause unique". Or, remarque Hannah Arendt "rien n'est plus plausible que la coïncidence de plusieurs causes, auxquelles une dernière est venue s'ajouter ; dans la "cause contingente" des deux explosions." (p. 446)

L'illusion de la nécessité vient du fait que nous considérons les événements une fois qu'ils se sont produits et nous avons du mal à nous débarrasser de l'idée qu'ils eussent pu ne pas se produire ou se produire autrement. "Tout ce qui est passé est absolument nécessaire." affirme Duns Scot, mais ce n'est pas pour autant que tout ce qui s'est passé s'est produit nécessairement : "Tout ce qu'on peut dire de l'actuel c'est que, de toute évidence, il n'était pas impossible ; on ne pourra jamais prouver qu'il était nécessaire, pour la seule raison qu'il se révèle maintenant infaisable d'envisager un état de fait dans lequel il ne s'était pas produit." (p. 447)  

Téléologie et téléonomie :

En tant que doctrine provenant de l'Antiquité gréco-romaine, et que l'on retrouve par exemple chez Aristote, la téléologie vise l'explication des phénomènes par l'intervention d'une cause finale (le telos) : un phénomène A sera expliqué par la nécessité d'une cause finale postérieure B.

Lamarck dans sa Philosophie Zoologique donne un célèbre exemple d'intervention de cause finale (qui se révéla par la suite erroné) : l'herbe étant rare dans la savane, la girafe doit atteindre le feuillage des arbres pour se nourrir (cause finale B), dès lors l'habitude soutenue et l'effort pour l'atteindre entrainèrent un allongement de ses pattes avant et de son cou au fil des générations (phénomène A).

En cela, la téléologie s'oppose à la vision mécaniste de l’explication des phénomènes, notamment au sein des sciences du vivant et de la cybernétique. Ces dernières inventèrent la notion de téléonomie (caractère nécessaire mais non intentionnel) dans les années 1960, pour intégrer des lois mécaniques donc scientifiques dans le concept de finalisme, la notion de téléologie étant jugée spéculative, ayant des connotations métaphysiques. (source : wikipedia)

Critique du préjugé finaliste chez Spinoza :

Critique 1 :

Il n'y a pas de causes finales, mais seulement des causes efficientes.

Il en découle que :

a) Tout découle de façon nécessaire, par enchaînement de cause à effet, de la nature de Dieu.

b) Il n'y a pas de libre arbitre. Il y a une cause qui détermine les désirs des êtres humains.

Critique 2 : 

L'idée de cause finale rend Dieu imparfait

a) Dieu désirerait que les hommes le louent, le prient, l'admirent.

b) Or, on ne désire que ce qui nous manque.

c) S'il manque quelque chose à Dieu, alors il n'est ni parfait, ni tout puissant.

Critique 3 :

L'idée de cause finale maintient les gens dans l'ignorance.

a) Ceux qui l'enseignent ne peuvent donner des arguments, mais seulement dire qu'on ne sait pas expliquer autrement que par "Dieu l'a voulu"

b) Ceux qui écoutent, s'ils cherchent une autre explication, on les persécute.

Pourquoi maintenir les gens dans l'ignorance ?

a)  Pour conserver le pouvoir. ceux qui enseignent sont les seuls à donner les explications.

b) Projet de Spinoza : Détruire les préjugés, chercher la vérité pour libérer la connaissance.

(source : blog "comprendre la philosophie de Spinoza")

Commentaire personnel  :

"Il n'y a pas de causes finales, mais seulement des causes efficientes." : cette affirmation de Spinoza n'invalide pas la notion de "cause finale" chez Aristote, au sens de "dessein" ou de "projet". Par exemple, la table fabriquée par l'artisan est la "cause finale" du projet, de l'idée que l'artisan a dans l'esprit quand il se met au travail pour la fabriquer. 

Spinoza veut dire qu'il n'y a pas de cause finale dans la nature, que Dieu, en tant que "natura naturans" (nature naturante) n'a pas fait le monde pour servir les besoins de l'homme.

Toutefois, nous avons une tendance presque invincible à croire que les yeux sont faits pour voir, les pieds et les jambes pour marcher, les oreilles pour entendre, etc. et il est impossible de démontrer le contraire (que le finalisme est une illusion).

Comme l'a montré Hannah Arendt, quand nous parlons de "cause finale" dans la nature (ou dans l'histoire), nous avons dans l'esprit la pensée humaine, le travail de l'artisan qui exécute un plan préétabli, comme la fabrication d'une table. Platon, dans Le Timée explique que le "démiurge" a fabriqué le monde, les yeux fixés sur les archétypes (Idées) éternels. La Bible parle d'un "Dieu créateur" qui a crée le monde à partir de sa parole.

L'existence de "causes finales" se rattache à la quatrième antinomie des idées de la raison pure (Critique de la Raison pure, "Dialectique transcendantale) :  l'affirmation de l'existence ou de la non-existence d'un "être nécessaire".

Nous ne pouvons ni affirmer, ni nier à bon droit l'existence ou la non existence de "causes finales", puisque nous ne pouvons pas prouver l'existence d'une "cause première".

Note : Ce monde, qui enferme en lui la totalité des êtres, est-il nécessaire ou ne l'est-il pas ? La raison pure arrive encore à se contredire sur ce dernier point, car elle prouve avec une égale rigueur cette thèse : un être absolument nécessaire comme partie ou cause du monde fait partie du monde, et cette antithèse : il n'y a aucun être absolument nécessaire ni dans le monde, ni hors du monde, comme sa cause. Cette dernière opposition constitue la quatrième antinomie.

Le concept de causalité chez Kant (contrairement à Hume) n'est pas dérivée de l'expérience, mais fait partie, avec le temps et l'espace,  des "formes a priori de l'aperception transcendantale". On ne peut et on ne doit l'appliquer qu'aux phénomènes.

La raison pure a tendance  à en faire un usage illégitime (métaphysique) en l'appliquant à des réalités nouménales comme Dieu ou le libre-arbitre.

La Critique de la raison pure est une critique de l'usage illégitime de la raison.

Kant est donc plus prudent que Spinoza. Spinoza affirme qu'il n'y a pas de causes finales, mais seulement des causes efficientes. Kant affirme, lui aussi, qu'il y a des causes efficientes (un enchaînement nécessaire de causes et d'effets), mais qu'il est impossible de démontrer qu'il existe (ou qu'il n'existe pas), en outre, des causes finales, que ces causes et ces effets tendent vers un but préalablement défini par une intelligence divine (cause première). Pour Kant, le concept de causalité, en tant qu'il renvoie à la causalité efficiente, a une fonction constitutive (nécessaire) ; il fait partie de la constitution de l'entendement en tant que forme a priori de l'aperception transcendantale et relève de la raison ; en tant que détermination de causes finales, il a une fonction régulatrice et relève de l'imagination.

Spinoza part de l'idée de Dieu comme "substance" nécessaire et autosuffisante et affirme l'impossibilité des causes finales en raison de la définition même de Dieu.

Kant part, comme le fait Descartes, de l'entendement humain et affirme qu'il existe (peut-être) une cause première et (donc) des causes finales, mais dans une dimension inaccessible à l'entendement qu'il appelle le "monde des noumènes".

a) Tout découle de façon nécessaire, par enchaînement de cause à effet, de la nature de Dieu.

b) Il n'y a pas de libre arbitre. Il y a une cause qui détermine les désirs des êtres humains.

La négation du "libre arbitre" fait également partie des "antinomies de la raison pure" :

a) tout est soumis à la nécessité, donc le libre-arbitre n'existe pas

b) nous avons cependant le sentiment de décider librement.

Pour Spinoza, le libre-arbitre n'existe pas car dans la nature (Dieu), tout est soumis à la nécessité, mais pour Kant le libre arbitre existe en tant que réalité "nouménale", comme fondement nécessaire de la morale.

La "solution " kantienne consiste à séparer le domaine de la foi (les causes finales, le libre-arbitre, l'existence de Dieu, l'immortalité de l'âme...) du domaine de la raison.

Par exemple un chercheur peut croire en l'existence d'un "dessein intelligent", mais il n'a pas le droit de  l'affirmer en tant que chercheur car l'existence d'un "dessein intelligent" est hors de portée de la science (il est impossible de démontrer l'existence d'un "dessein intelligent").

Cette impossibilité faisait dire à Karl Jaspers qu'en matière de foi, il n'y a pas de "preuves", il n'y a que des "signes".

La critique nietzschéenne des causes finales : 

"Causes finales ? Volonté ?

– Nous nous sommes habitués à croire à deux royaumes, le royaume des causes finales et de la volonté, et le royaume du hasard. Dans ce dernier royaume, tout est vide de sens, tout s’y passe, va et vient, sans que quelqu’un puisse dire pourquoi, à quoi bon.

— Nous craignons ce puissant royaume de la grande bêtise cosmique, car nous apprenons généralement à le connaître lorsqu’il tombe dans l’autre monde, celui des causes finales et des intentions, comme une tuile d’un toit, assommant toujours un quelconque de nos buts sublimes. Cette croyance aux deux royaumes provient d’un vieux romantisme et d’une légende : nous autres nains malins, avec notre volonté et nos causes finales, nous sommes importunés, foulés aux pieds, souvent assommés, par des géants imbéciles, archi-imbéciles : les hasards,

— mais malgré tout cela nous n’aimerions pas être privés de l’épouvantable poésie de ce voisinage, car ces monstres surviennent souvent, lorsque l’existence dans la toile d’araignée des causes finales est devenue trop ennuyeuse et trop pusillanime, et ils provoquent une diversion supérieure en déchirant soudain de leurs mains la toile tout entière."

- Friedrich Nietzsche, Aurore (1881)

A propos des abus de la notion de "cause finale" :

"L’une des principales causes des préventions répandues contre la doctrine des causes finales, est l’abus qui a été si souvent fait de cette doctrine, et qu’il est si facile d’en faire. Dénoncer ces abus et les rejeter, ce sera donc affaiblir d’autant les préventions qui s’élèvent contre la doctrine elle-même."

"Si nous considérons l’immensité des mondes, dont beaucoup ne nous sont connus que par la lumière qu’ils nous envoient et qui met des siècles à arriver jusqu’à nous, dont d’autres ne nous ont été révélés que depuis l’invention des télescopes, si nous considérons ces deux infinis de Pascal, entre lesquels l’homme est suspendu, comme un milieu entre rien et tout, il est absolument insoutenable que tout a été créé pour l’homme. La terre même n’est pas tout entière à son usage. J’ajoute que les obstacles qu’il y rencontre, les maux que la nature lui oppose à chaque pas, les animaux nuisibles, les maladies, etc., semblent aussi indiquer que l’homme n’a pas été l’objet exclusif des desseins et des prévisions de la Providence ; et lors même que ces moyens lui seraient une épreuve, toujours est-il qu’ils n’ont pas nécessairement ce but, puisque de tels êtres existent là où l’homme n’est pas encore allé, où il lui serait possible de ne pas aller s’il le voulait bien : il pourrait donc mettre la nature en défaut ; et elle aurait alors travaillé en vain." (Paul Janet)

Dans quelle mesure et à quelles conditions le concept de "causes finales" est-il raisonnablement admissible  : 

"Tout être ayant besoin pour subsister :

1° d’une organisation appropriée ; 2° de moyens de subsistance préparés en dehors de lui, peut être considéré comme une fin de la nature à ces deux points de vue : la nature s’est occupée de lui et en a fait l’un des objets de ses préoccupations, en préparant ainsi intérieurement tout ce qui lui est nécessaire : à ce titre l’homme est une fin de la nature aussi bien que les autres créatures.

De plus, à mesure qu’un plus grand nombre de moyens se trouvent disposés pour la conservation d’un être, ou, ce qui est la même chose, que l’organisation d’un être a été faite pour jouir d’un plus grand nombre de choses, on peut dire que l’être ainsi privilégié est une fin plus importante pour la nature ; de telle sorte qu’un être a le droit de mesurer son importance comme centre ou fin dans l’univers, au nombre d’utilités qu’il peut retirer du milieu où il vit, sans avoir cependant jamais le droit de s’arroger la qualité de fin dernière et absolue.

Or, qui peut nier que l’homme soit de toutes les créatures, celle qui est le mieux douée pour user des choses extérieures, celle à laquelle un plus grand nombre de choses sont coordonnées à titre de moyens ? et par conséquent pourquoi n’aurait-il pas le droit de se croire la fin la plus importante de la Providence, non pas dans l’univers, pris dans son ensemble, mais relativement au petit coin que nous en connaissons ; et cela, sans affirmer en aucune façon que même dans ce petit coin, tout soit fait exclusivement pour lui ?

En un mot, la finalité intérieure suppose une finalité extérieure et celle-ci n’est que la réciproque de la première. Si l’homme d’après son organisation est fait pour se servir des choses, ces choses réciproquement sont faites pour être utilisées par lui ; et dans la mesure où il se sert et peut se servir de ces choses, il a le droit de se considérer comme en étant lui-même une fin. C’est en ce sens et dans cette mesure qu’il faut restreindre la proposition générale dont on a abusé, à savoir que l’homme est le but de la création, du moins du petit monde qu’il habite." (Paul Janet)

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