Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Ellery Queen, Griffes de velours

Les Editions Archipoche ont eu la bonne idée de rééditer dans la collection Suspense, avec des préfaces inédites de Roland Lacourbe, quatre romans considérés comme des œuvres majeures de la littérature policière du XXème siècle, des oeuvres qui placent Ellery Queen aux côtés des plus grands : Arthur Conan Doyle, S.S. Van Dine, John Dickson Carr, ou encore Agatha Christie : Deux morts dans un cercueil (1932), Le Mystère égyptien (1932), Le Mystère des frères siamois (1933) et Griffes de velours (1949);

Mon classement personnel :

1. Griffes de velours (génial) - 2. Le Mystère des frères siamois (excellent) - 3. Deux morts dans un cercueil (très bon)- 4. Le Mystère égyptien (bien, mais un peu compliqué)

Les auteurs : 

Derrière le pseudonyme d’Ellery Queen se cachent deux cousins, Frédéric Dannay (1905-1982) et Manfred B. Lee (1905-1971), et surtout le personnage de détective qu’ils ont créé et qui mène l’enquête dans chacune de leurs enquêtes policières. Il apparaît pour la première fois en 1928 dans Le Mystère du chapeau de soie, roman écrit à quatre mains qui remporte le prix d’un concours de romans policiers et sera publié l’année suivante. Devant le succès de ce premier opus, leur éditeur les incite à poursuivre les enquêtes d’Ellery Queen. Suivront près d’une trentaine de romans, ainsi que plusieurs adaptations à la télévision entre 1935 et 1976. Les deux cousins exerceront comme auteurs, éditeurs et anthologistes pendant quarante-deux ans, et cofonderont le Ellery Queen’s Mystery Magazine, revue consacrée au roman noir. Dans leur association, c’est Frederic Dannay qui invente l’histoire et Manfred Lee qui la met en forme. Non sans conflits entre les deux cousins, qui ne communiquent que par téléphone.

Le héros :

Elégant et raffiné, intellectuel et érudit, Ellery Queen résout en compagnie de son père, l'inspecteur Richard Queen de la Brigade criminelle de New York, les enquêtes les plus ardues, celles qui défient toute logique.

"Vous avec certainement dû lire mes livres, voire examiner certaines des affaires sur lesquelles j'ai travaillé... et êtes arrivés à la conclusion, d'ailleurs parfaitement correcte, que je fuis comme la peste la routine et la monotonie et que rien ne m'attire aurant que la complexité, l'étrangeté d'un cas. Par tempérament, je préfère le tarabiscoté au simple, l'exotique à l'ennuyeux, tout ce qui en somme stimule le cerveau ou l'imagination." (Ellery Queen, Un bel endroit privé, A Fine and Private Place,1971)

Ellery Queen, Griffes de velours (Cats of many tails), 1949, traduit de l'américain par Henri Thies, Archipoche, 2019

Quatrième de couverture :

"En cet étouffant mois d'août, celui que la presse surnomme "Le Chat à neuf queues" a déjà frappé à cinq reprises dans Manhattan : des crimes par strangulation en tout point semblables, des victimes qui n'ont aucun lien entre elles - sauf qu'elles sont chaque fois de plus en plus jeunes...Et pas l'ombre d'une piste !

En accord avec la mairie, le directeur de la police, estimant qu'il faut "un esprit neuf, dédaigneux de toute orthodoxie", demande à Ellery Queen de prendre l'affaire en main. Lequel, tenté par le défi intellectuel - n'hésite guère avant d'accepter.

Publié en 1949, Griffes de velours - l'un des romans majeurs d'Ellery Queen - fait partie des chefs-d'œuvre de la littérature policière du XXème siècle.

Extrait de la préface de Roland Lacourbe :

"Griffes de velours n'est pas seulement l'une des œuvres majeures d'Ellery Queen, c'est aussi l'un des chefs-d'œuvre de la littérature policière tout court. Un récit magistral qui s'articule autour de trois parties bien distinctes et de styles fondamentalement différents. 

(…) Dans la première, on tente de découvrir le mystérieux lien qui relie les victimes. Etant entendu qu'une fois celui-ci découvert l'affaire s'obscurcit encore un peu plus : pourquoi diable assassiner des personnes… de plus en plus jeunes ?!

Le nom du criminel probable apparaît assez rapidement, au milieu du livre. Débute alors la deuxième partie, construite sur le suspense : mettre le coupable présumé sous étroite surveillance et lui tendre un piège avec une auxiliaire volontaire et non rompue à ce genre d'exercice.

Dans la troisième partie enfin (les quarante dernières pages), la démarche d'Ellery consiste à cerner les véritables mobiles du coupable. Ce qui permettra aux auteurs de nous asséner un retournement de dernière minute qui décuple encore l'intérêt du livre.

Bref, un ouvrage exemplaire par sa maîtrise à conduire chacune de ces parties avec un sens aigu de l'intrigue et du suspense, qui donne le sentiment d'appartenir à un secret perdu."

 

 

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :