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Gustav Meyrink, Le Golem
Gustav Meyrink, Le Golem

Gustav Meyrink, Le Golem, Edition Flammarion, 2003

L'adaptation de Jean Kerchbron pour la télévision française (1967), avec André Reybaz et Magali Noël (Images d'archive INA Institut National de l'Audiovisuel :

"Athanase Permath (André Reybaz) est tailleur de gemme dans le ghetto de Prague. Malgré lui, il va être mêlé à la vie de ses voisins. les histoires de famille, d'escroqueries, de jalousies et de vengeances vont conduire Pernath en prison, alors que plane sur la ville la menace du Golem, ce monstre crée par un rabbin, qui se réveille tous les trente-trois ans."

"Oeuvre touffue où se mêlent les échappées métaphysiques et une complexe intrigue policière : le récit de la vengeance de Wassertrum, désespéré par le suicide de son fils, et les multiples rebondissements qui s'ensuivent.  

Qu'est-ce que le Golem ? C'est cet homme artificiel qu'un rabbin avait tiré de la terre et animé en lui plaçant une formule magique entre les dents. Une nuit, le rabbin oublie de retirer la formule et le Golem aux pouvoirs terrifiants, s'échappe en cassant tout sur son passage. Le rabbin le rattrape, retire le mot et la créature s'écroule, sans vie."

"Le Golem est un exemple extrêmement rare en France, télévision et cinéma confondus, d'une volonté expressionniste poussée jusqu'à l'extrême et radicalement réussie. La liberté d'adaptation et de réalisation du metteur en scène a été totale. Et il a été suivi jusqu'au bout par la télévision de l'époque, y compris pour l'horaire de diffusion, 20 h.30, qui était l'heure normale de passage des "dramatiques" à la télé nationale de ces années-là, aussi difficiles fussent-elles. Jusque là, Kerchbron, un des plus anciens de la RTF, avait touché à tous les domaines, très souvent avec succès - depuis ses interprétations de pièces classiques jusqu'à des films d'espionnage. Ici, d'un coup, il explose dans ce qui est pratiquement du cinéma fantastique. Le Golem est un des derniers exemples, également, de film tourné en noir et blanc. A partir de la création de la 2ème chaîne couleur, la même année, le noir et blanc va très rapidement disparaître." (Marcel Bluwal)

L'auteur :

Gustav Meyrink est un écrivain autrichien (connu aussi sous le nom de Meier), né à Vienne le 19 janvier 1868 et mort à Starnberg le 4 décembre 1932. Il était le fils illégitime du baron et ministre Karl von Varnbüler et de l'actrice Maria Wilhelmina Adelheyd Meier. Meyrink vécut à Munich jusqu'à l'âge de 13 ans. Il y accomplit son école primaire. Il habita ensuite Hambourg pendant une courte période. En 1883, sa mère se rendit à Prague. Meyrink a habité à Prague pendant vingt ans et l'a souvent dépeint dans ses œuvres. Prague n'apparaît pas comme décor, mais comme personnage, notamment dans les romans Le Golem et La nuit de Walpurgis. À Prague se serait produit un événement qui aurait joué un rôle providentiel dans la vie de Meyrink. L'auteur l'a décrit dans une nouvelle autobiographique, Le pilote. En 1892, après avoir hésité à se suicider, il commença à étudier la littérature occulte. Il étudia la théosophie, la Kabbale, la sophiologie chrétienne et le mysticisme oriental, qu'il essaya de pratiquer. Jusqu'à sa mort Meyrink a pratiqué le yoga. En 1889, avec le neveu du poète chrétien Morgenstern, Meyrink fonda sa propre banque, appelée "Meier et Morgenstern". En 1902 Meyrink fut accusé de fraude dans la conduite de ses affaires bancaires. Il resta deux mois en prison, avant d'être disculpé et lavé de tout soupçons. Mais il choisit malgré tout d'arrêter sa carrière de banquier. Ses expériences en prison sont décrites dans son roman le plus célèbre, le Golem (1915). Le roman fut un succès énorme, il fut souvent réédité, et fit l'objet de deux adaptations cinématographiques. L'année suivante, il rédigea son troisième roman, La nuit de Walpurgis. Les affaires de Meyrink s'améliorant, il acheta une villa à Starnberg, qu'il appela "la Maison de la dernière lanterne" d'après le nom de la maison du Golem. C'est là que lui et sa famille vécurent pendant les huit années à venir, au cours desquelles il écrivit deux autres romans : Le dominicain blanc et sa dernière œuvre, centrée sur l'alchimiste John Dee, L'ange à la fenêtre d'Occident, en 1927. (source : babelio)

Quatrième de couverture :

"Un orage d'hiver balayait la ville dans sa rage insensée. Au travers de ses hurlements, les coups de canons sourds annonçant la débâcle des glaces sur la Moldau arrivaient à intervalles rythmés. La pièce flamboyait à la lueur des éclairs qui se succédaient sans interruption. je me sentis soudain si faible que mes genoux se mirent à trembler."

Une présence maléfique hante le ghetto de Prague : le Golem est de retour. Semant la panique sur son passage, cette statue d'argile animée par une formule magique a surgi du néant.

Et qui désormais saurait l'arrêter ?

Résumé de l'ouvrage : 

"1915. Tandis que la Première Guerre mondiale ensanglante l'Europe, un auteur quasiment inconnu publie son premier roman, qui connaît un succès foudroyant. Placé sous le signe du Golem, cette créature d'argile façonnée jadis par un rabbin, et qui revient hanter la ville tous les trente-trois ans, le livre ressuscite la Prague du tournant du siècle : Prague et son ghetto, rasé quelques années avant la guerre par des autorités soucieuses d' "assainissement". Dans ses rues tortueuses où sont tapis des êtres fantastiques, dévorés par la passion et la haine, des crimes se commettent, tandis que les couples dansent dans des cabarets sordides. La folie sourd des vieilles pierres... elle poisse les songes et les souvenirs, elle sème sous les pas des passants des arcanes indéchiffrables. jusqu'où le narrateur ira-t-il pour se libérer de son emprise et connaître enfin son destin ?" (source : babelio)


 

 

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