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La légende de saint Julien l'hospitalier

La légende de saint Julien l'Hospitalier a été largement diffusée au Moyen Âge par la populaire Légende dorée de Jacques de Voragine (chap. 30).

Julien était un jeune noble. Un jour qu'il poursuivait un cerf, celui-ci se retourna et lui dit : "Tu me suis, alors que tu tueras ton père et ta mère ?" Pour éviter que cela n'advienne, il s'enfuit jusqu'à une terre lointaine où il se mit au service d'un prince.

Vaillant combattant, il fut fait chevalier et le prince lui donna pour épouse une jeune veuve, Basilisse, et un château en dot.

Entre-temps, ses parents étaient partis à sa recherche, et finirent par arriver à son château. Julien était alors parti à la chasse. Ses parents se firent connaître à son épouse, qui les accueillit, les restaura et les coucha dans le lit conjugal. Julien rentra le lendemain matin, alors que sa femme était à la chapelle, et trouva dans son lit un homme et une femme qu'il prit pour son épouse et un amant. Il les tua tous les deux.

En voyant sa femme revenir de l'église, il prit conscience de sa terrible méprise, et accablé de chagrin résolut de partir accomplir sa pénitence. Mais son épouse, arguant des liens du mariage et de sa part de responsabilité, insista pour l'accompagner.

Ils s'installèrent alors au bord d'une rivière, où Julien se fit passeur et où ils accueillaient les pauvres dans un petit hospice (en ancien français hospital).

Une nuit d'hiver, Julien entend une voix qui l'appelle : il recueille un misérable lépreux mourant de froid, qu'il tente en vain de réchauffer par un bon feu, puis qu'il couche dans son propre lit et couvre amoureusement. Alors le lépreux se lève, soudain resplendissant, et montant au ciel déclare à Julien et à son épouse, Basilisse, que Dieu leur a pardonné leur crime, et qu'ils ne tarderaient pas à mourir dans la paix du Seigneur.

Cernunnos

Figure majeure du panthéon celtique, Cernunnos incarnerait le cycle biologique de la nature, reflétant simultanément la vie et la mort, la germination et le dépérissement, à l'image du cerf, l'animal qui le symbolise, lequel perd ses bois en hiver pour les recouvrer au printemps. Fréquemment associé à la Déesse-mère, une autre figure majeure du panthéon celtique, il représenterait par ailleurs la puissance masculine et la fécondité.

 

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