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Jacques Ellul, La subversion du christianisme

Jacques Ellul, La subversion du christianisme, Editions du Seuil

L'auteur :

« Penser globalement, agir localement. » Toute sa vie durant Jacques Ellul se sera montré fidèle à cette maxime. Il avait coutume de dire qu'il était né à Bordeaux, par hasard, le 6 janvier 1912, mais c'est délibérément qu'il a choisi d'y passer la presque totalité de sa carrière universitaire.Il est chargé de cours des Facultés de Droit en 1937, révoqué par le gouvernement de Vichy en 1940, professeur titulaire depuis 1945. Il participe à la Résistance de 1941 à 1944, à la vie politique de 1944 à 1947, et fait partie de la municipalité de Bordeaux à la Libération. Spécialiste d'histoire et de sociologie des Institutions, il a écrit une cinquantaine d'ouvrages et quelques milliers d'articles portant sur deux thèmes principaux : la sociologie dans la société technicienne moderne et l'éthique chrétienne de notre société. Il a notamment publié Les Nouveaux possédés (Mille et une nuits, 2003), De la Révolution aux révoltes (Calmann-Lévy, 1994) et Autopsie de la révolution (Calmann-Lévy, 1994).Il s'est éteint le 19 mai 1994 à la suite d'une longue maladie dont le traitement lui donnait l'occasion encore, peu avant sa mort, d'illustrer l'un de ses thèmes favoris : l'ambivalence du progrès technique. (source : Editions Fayard)

Quatrième de couverture : 

"La question que je voudrais esquisser dans ce livre est une de celles qui me troublent le plus profondément. Elle me paraît dans l'état de mes connaissances insoluble et revêt un caractère grave d'étrangeté historique. Elle peut se dire d'une façon très simple : comment se fait-il que le développement de la société chrétienne et de l'Église ait donné naissance à une société, à une civilisation, à une culture en tout inverses de ce que nous lisons dans la Bible, de ce qui est le texte indiscutable à la fois de la Torah, des prophètes, de Jésus et de Paul? [...] Si bien que d'une part on a accusé le christianisme de tout un ensemble de fautes, de crimes, de mensonges qui ne sont en rien contenus, nulle part, dans le texte et l'inspiration d'origine, et d'autre part on a modelé progressivement, réinterprété la Révélation sur la pratique qu'en avaient la Chrétienté et l'Église. Les critiques n'ont voulu considérer que cette pratique, cette réalité concrète, se refusant absolument à se référer à la vérité de ce qui est dit. Or, il n'y a pas seulement dérive, il y a contradiction radicale, essentielle, dont véritable subversion."

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