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Le Journal de l'abbé Mugnier

Le Journal de l'abbé Mugnier, 1879-1939, Le Temps retrouvé, Texte établi par Marcel Billot, Préface de Ghislain de Diesbach, Notes de Jean d'Hendecourt, Mercure de France, 1985

L'auteur :

Arthur Mugnier, connu sous le nom d’abbé Mugnier, né le 27 novembre 18531 à Lubersac et mort le 1er mars 1944 à Paris, est un prêtre catholique français, vicaire dans différentes paroisses de Paris puis chanoine. Plus ou moins en disgrâce au sein du clergé parisien, il est néanmoins célèbre pour avoir participé à la vie mondaine et littéraire parisienne. Il a laissé un Journal, tenu de 1878 à 1939, où il évoque ses relations avec les écrivains, les artistes et les membres de l'aristocratie et du gotha de son temps. Il fut notamment proche de Huysmans, dont il relate la conversion, mais aussi de la comtesse Greffulhe, de la princesse Marthe Bibesco, de la comtesse de Chevigné (il était le confesseur de ces deux dernières), de la comtesse Anna de Noailles et de Jean Cocteau.

Quatrième de couverture :

De 1879 à 1939, l'abbé Mugnier a tenu un Journal : soixante ans de vie sacerdotale et mondaine de celui qu'on a parfois appelé le confesseur des duchesses. dans les salons parisiens les plus huppés, avec ses gros souliers carrés et sa soutane élimée, l'abbé Mugnier offrait pourtant l'aspect déconcertant d'un curé de campagne. Il s'était imposé par des qualités inédites dans cet univers : la modestie, la sensibilité et la fraîcheur d'âme. Mais il admirait cette société et aimait plus encore la littérature. Les grands écrivains français (...et les autres) se retrouvent donc dans ce Journal. ils sont tous là, mêlés aux gens du monde, aux hommes politiques. C'est le "temps retrouvé", le monde de Proust qu'évoque jour après jour ce Journal, document irremplaçable, et merveilleux roman de mœurs.

Avertissement :

"Durant quelque soixante années, l'abbé Mugnier a tenu son Journal presque chaque jour. beaucoup de ce qu'il notait reste trop proche du quotidien pour retenir le lecteur d'aujourd'hui. Lui-même en était conscient, qui n'envisageait - peut-être aussi pour d'autres raisons - que "d'en faire un ou deux volumes", lorsqu'on lui suggérait ou lui demandait de le publier.

La présente édition est donc un choix. Ce n'est probablement pas, dans sa totalité, celui qu'aurait retenu l'abbé. Plus qu'il ne l'aurait sans doute fait, nous nous sommes attachés à mettre en relief sa personnalité - particulièrement le jeune prêtre dont la justesse de vue, aujourd'hui avérée, porte témoignage sur l'Eglise de France à la fin du XIXème siècle. De même pour le Faubourg saint-Germain : son regard, pour admiratif qu'il est, n'en décèle pas moins les soubresauts de sa fin. Et si nous avons fait la part belle à ses rencontres, à ses amitiés littéraires, c'est qu'elles ont été la passion de sa vie et que par lui, nous entendons "en direct" ce que disaient Huysmans, Barrès, Proust, Valéry, Cocteau et tant d'autres... et ce qu'on disait d'eux.

De ce que nous n'avons pas retenu nous aurions un seul regret, si quelque biographe ne devait un jour le révéler ; c'est l'itinéraire, perceptible tout au long du Journal de ce jeune Corrézien qui devint la coqueluche des salons parisiens ; de ce prêtre, mis au ban de ses pairs, qui fut le pasteur bienveillant d'une singulière et tumultueuse paroisse : celle des gens de Lettres. Il en garde une célébrité que ne lui eût point donnée le siège épiscopal auquel il lu arriva, parfois, de rêver. (Marcel Billot)

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