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Stéphane Mallarmé, Pour un tombeau d'Anatole
Stéphane Mallarmé, Pour un tombeau d'Anatole

Stéphane Mallarmé, "Pour un tombeau d'Anatole", introduction de Jean-Pierre Richard, Poésies, Seuil, 2006

"En 1879, Mallarmé se heurte au non-sens de la mort de son fils, Anatole, âgé de huit ans, à son scandale, dont on connaît l’étymologie « skandalon » (l’obstacle contre lequel on bute). Les feuillets qui composent l’œuvre inachevée qu’est "Pour un tombeau d’Anatole" ont été écrits durant les quelques mois qui ont suivi l’événement, et leur publication n’a été possible qu’en 1961 par les soins de Jean-Pierre Richard à qui Henri Mondor, un spécialiste familier de l’œuvre de Mallarmé, avait confié ces feuillets.

Ce poème n’était donc pas destiné à être porté à la lecture du public. Au seuil de sa mort, Mallarmé avait même demandé à sa fille Geneviève de brûler toutes ses notes et ce manuscrit. Publication posthume, donc, pour une série de 202 feuillets. Publication elle-même prise dans la disparition du poète. Ne pouvait-il écrire la disparition du fils que dans une "mort parfaite" (source : babelio)

Mon avis :

"Pour un Tombeau d'Anatole" - le titre n'est pas de Mallarmé, mais de Jean-Pierre Richard -  sont des éclats de poème, dont la syntaxe elliptique est d'une modernité inouïe, écrits par Stéphane Mallarmé après la disparition de son fils Anatole (16 juillet 1871 - 15 octobre 1879), mort à l'âge de huit ans des suites d'une douloureuse maladie.  

Aux dires des contemporains,  Anatole était un enfant très attaché à son père, d'une beauté, d'une intelligence et d'une sensibilité exceptionnelles et sa disparition fut douloureusement ressentie par son entourage.

Le poète se reprochait d'avoir transmis à son fils cette maladie dont ses ancêtres étaient porteurs.

Décédé le 9 septembre 1898, Il est repose auprès de son fils au cimetière de Samoreau en Seine-et-Marne.

C'est à Henri Mondor, spécialiste de l'oeuvre de Mallarmé et à Jean-Pierre Richard que nous devons, depuis 1961, ce texte poignant que Mallarmé ne destinait pas à la publication.

Denis Podalydès nous le restitue avec une émotion pleine de sobriété et de justesse dans la vidéo que j'ai mis en lien.

 

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