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Irvin Yalom, Le Jardin d'Epicure

Irvin Yalom, Le Jardin d'Epicure, Regarder le soleil en face (Staring at the Sun), traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Anne Damour, Le Livre de Poche, 2008

Table :

1. La blessure mortel - 2. Reconnaître l'angoisse de mort - 3. L'expérience révélatrice - 4. Le pouvoir des idées - 5. Surmonter la peur de la mort par la relation aux autres - 6. La conscience de la mort - 7. Aborder l'angoisse de mort - Postface - Remerciements - Sources.

"Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder en face." (François de La Rochefoucauld, maxime 6)

 L'auteur : 

Professeur émérite de psychiatrie à Stanford, Irvin Yalom est l'auteur de nombreux essais, entre fiction, romans et récits, best-sellers dans le monde entier, dont La Méthode Schopenhauer, Le Bourreau de l'amour, Le Jardin d'Epicure, En plein cœur de la nuit, Le problème Spinoza, ou encore Créatures d'un jour.

L'oeuvre : 

« Je me souviens qu'à la fin de la séance vous ne vouliez pas lâcher ma main quand j'ai essayé de déguerpir de votre cabinet. Je vais vous dire une chose, je vous suis reconnaissante de ne pas avoir lancé d'ultimatum, le flacon de Vicodin sinon plus de thérapie. D'autres thérapeutes l'auraient fait. Et je vais vous dire - je les aurais quittés. Je vous aurais quitté. » Quand Amelia, la trentaine passée, SDF accro à l'héroïne et prostituée, qui a choisi de changer d'identité pour entamer une nouvelle vie, rencontre le docteur Yalom, qu'arrive-t-il ? A travers Amelia, James, Mark ou Alice, de récits en analyses mémorables, Irvin Yalom dévoile à chacun de nous comment affronter les défis d'une vie tout en savourant ce que chaque instant a de précieux. Alliant une fois encore l'art du conteur à celui du médecin, Irvin Yalom, entre fiction et thérapie, offre un texte d'une grande générosité et d'une rare ferveur. Le Jardin d'Epicure. Regarder le soleil en face est le fruit de toute une vie passée à explorer l'existence humaine. (source : babelio)

La blessure mortelle :

"Le chagrin étreint mon cœur. La mort m'épouvante." (Gilgamech)

"La conscience de soi est un don suprême, un trésor aussi précieux que la vie. C'est elle qui nous fait humains. Mais on la paie au prix fort : la blessure de la mortalité. Notre existence est à jamais assombrie par la certitude que nous grandirons, que nous nous épanouirons, et, inévitablement, que nous déclinerons et mourrons.

Notre condition de mortels nous gante depuis l'origine des temps. Il y a quatre mille ans, le héros babylonien Gilgamesh méditait sur la mort de son ami Enkidou en prononçant les mots de l'épigraphe ci-dessus : "Tu es devenu une ombre et ne peux m'entendre. Quand je mourrai, ne serai-je pas comme Enkidou ? Le chagrin étreint mon cœur. La mort m'épouvante."

Gilgamesh parle en notre nom. Comme lui, nous craignons tous la mort - homme, femme, enfant. Pour certains d'entre nous la peur de la mort ne se manifeste qu'indirectement, sous forme d'un trouble généralisé ou sous le masque de différents symptômes psychologiques ; d'autres sont sujets à des accès explicites d'angoisse liés à la mort ; pour d'autres encore la peur de la mort éclate en une terreur qui nie toute possibilité de bonheur et d'épanouissement.

Depuis des éternités, des philosophes attentionnés se sont appliqués à panser la blessure de la mortalité et à nous aider à façonner des vies harmonieuses et paisibles. En tant que psychothérapeute à l'écoute de ceux, nombreux, qui luttent contre l'angoisse de mort, il me semble que la sagesse antique, notamment celle des anciens philosophes grecs, est parfaitement adaptée à notre époque.

En réalité, dans mon travail de thérapeute, mes ancêtres intellectuels sont moins les grands psychiatres et psychologues de la fin du XIXème et du XXème siècles - Pinel, Freud, Jung, Pavlov, Rorschach et Skinner - que les philosophes grecs classiques, en particulier Epicure. Plus j'en apprends sur cet extraordinaire penseur athénien, plus je reconnais en lui le thérapeute proto-existentiel par excellence, et je m'appuierai sur ses idées tout au long de cet ouvrage..."

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