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BAC 2021 série STMG, explication d'un texte de J. Stuart Mill (de la Liberté)
BAC 2021 série STMG, explication d'un texte de J. Stuart Mill (de la Liberté)

L'auteur :

John Stuart Mill, né le 20 mai 1806 à Londres et mort le 8 mai 1873 à Avignon, est un philosophe, logicien et économiste britannique. Penseur libéral parmi les plus influents du XIXe siècle, il est un partisan de l'utilitarisme, une théorie éthique préalablement exposée par Jeremy Bentham, dont Mill propose sa compréhension personnelle. En économie, il est l'un des derniers représentants de l'école classique. Précurseur du féminisme, Mill propose en outre un système de logique qui opère la transition entre l'empirisme du XVIIIe siècle et la logique contemporaine. Il est enfin l'auteur du premier grand traité sur la démocratie représentative, Considérations sur le gouvernement représentatif (1861). À la fin de sa vie John Stuart Mill se tourna vers la théorie socialiste, pour laquelle il exprimait de plus en plus de sympathies. (source : wikipedia)

L'œuvre : 

John Stuart Mill, né le 20 mai 1806 à Londres et mort le 8 mai 1873 à Avignon, est un philosophe, logicien et économiste britannique. Penseur libéral parmi les plus influents du XIXe siècle, il est un partisan de l'utilitarisme, une théorie éthique préalablement exposée par Jeremy Bentham, dont Mill propose sa compréhension personnelle. En économie, il est l'un des derniers représentants de l'école classique. Précurseur du féminisme, Mill propose en outre un système de logique qui opère la transition entre l'empirisme du XVIIIe siècle et la logique contemporaine. Il est enfin l'auteur du premier grand traité sur la démocratie représentative, Considérations sur le gouvernement représentatif (1861). À la fin de sa vie John Stuart Mill se tourna vers la théorie socialiste, pour laquelle il exprimait de plus en plus de sympathies. (source : Wikipedia)

Expliquer le texte suivant : 

"L’objet de cet essai est de poser un principe très simple, fondé à régler absolument les rapports de la société et de l’individu dans tout ce qui est contrainte et contrôle, que les moyens utilisés soient la force physique par le biais de sanctions pénales ou la contrainte morale exercée par l’opinion publique. Ce principe veut que les hommes ne soient autorisés, individuellement ou collectivement, à entraver la liberté d’action de quiconque que pour assurer leur propre protection. La seule raison légitime que puisse avoir une communauté pour user de la force contre un de ses membres est de l’empêcher de nuire aux autres. Contraindre quelqu’un pour son propre bien, physique ou moral, ne constitue pas une justification suffisante. Un homme ne peut pas être légitimement contraint d’agir ou de s’abstenir sous prétexte que ce serait meilleur pour lui, que cela le rendrait plus heureux ou que, dans l’opinion des autres, agir ainsi serait sage ou même juste. Ce sont certes de bonnes raisons pour lui faire des reproches, le raisonner, le persuader ou le supplier, mais non pour le contraindre ou lui causer du tort s’il agit autrement. La contrainte ne se justifie que lorsque la conduite dont on désire détourner cet homme risque de nuire à quelqu’un d’autre. Le seul aspect de la conduite d’un individu qui dépende de la société est celui qui concerne les autres. Mais pour ce qui ne concerne que lui, son indépendance est, de droit, absolue. Sur lui-même, sur son corps et son esprit, l’individu est souverain (1).

J. S. MILL, De la liberté (1859).

(1) être souverain : être dans la position de celui qui décide et commande en premier.

A - Eléments d'analyse : 

1. Le texte distingue la contrainte et le contrôle que la société peut exercer « par la force physique » d’une autre forme de contrainte, « morale et exercée par l’opinion publique ». Pourquoi la contrainte et le contrôle exercés par la force physique sont-ils associés aux « sanctions pénales » ?

Comment comprendre l’idée de « contrainte morale » ? Quelle différence y a-t-il entre ces différentes formes de contraintes ?

2. Expliquez : « contraindre quelqu’un pour son propre bien ».

3. Quelle différence y a-t-il, selon Mill, entre « faire des reproches » à quelqu’un et lui « causer du tort » ?

4. Expliquez : « La contrainte ne se justifie que lorsque la conduite dont on désire détourner cet homme risque de nuire à quelqu’un d’autre ».

B – Éléments de synthèse :

1. Quelle est, selon vous, la question à laquelle le texte de Mill tente d’apporter ici une réponse ?

2. Comment cette réponse est-elle organisée ? Dégagez les différents moments de l’argumentation présente dans ce texte de Mill, et montrez comme ils s’articulent les uns aux autres.

3. Dégagez l’idée principale du texte.

C – Commentaire :

1. Quel rapport l’argument de Mill permet-il d’établir entre la contrainte exercée par la société et les droits qu’on reconnaît aux individus ?

2. Quel sens ce texte permet-il de donner à l’idée de liberté individuelle ?

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