Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Hegel, Propédeutique philosophique

G.W.F. Hegel, propédeutique philosophique, traduit de l'allemand et préfacé par Maurice de Gandillac, Les Editions de minuit, 1963

 

Aux élèves :

Je vous signale l'existence d'une initiation à la pensée philosophique et d'une présentation de l'essentiel de la pensée de Hegel par Hegel lui-même. Elle est constituée par les cours de philosophie professés par Hegel de 1809 à 1811 aux élèves du lycée de Nuremberg, dont était devenu directeur en 1808.

 

L'auteur : 

Georg Wilhelm Friedrich Hegel, né le 27 août 1770 à Stuttgart et mort le 14 novembre 1831 à Berlin, est un philosophe allemand.

Son œuvre, postérieure à celle de Emmanuel Kant, appartient à l'idéalisme allemand et a eu une influence décisive sur l'ensemble de la philosophie contemporaine.

Hegel enseigne la philosophie sous la forme d'un système unissant tous les savoirs suivant une logique dialectique. Le système est présenté comme une « phénoménologie de l'esprit » puis comme une « encyclopédie des sciences philosophiques », titres de deux de ses ouvrages, et englobe l'ensemble des domaines philosophiques, dont la métaphysique et l'ontologie, la philosophie de l'art et de la religion, la philosophie de la nature, la philosophie de l'histoire, la philosophie morale et politique ou la philosophie du droit.(source : wikipedia)

Table des matières :

Avant-propos du traducteur - Premier cours (classe élémentaire) : Doctrine du Droit et de la Religion - Deuxième cours (classe moyenne) : Phénoménologie de l'esprit et logique - Troisième cours (clase supérieure) : Doctrine du concept et Encyclopédie philosophique - Index - Glossaire.

l'ouvrage : 

Grâce à cet ouvrage posthume, nous disposons d’un condensé de toute la philosophie hégélienne : logique dialectique, philosophie de nature, moralité et œuvres de l’esprit. Il s’agit d’une initiation à la pensée philosophique, constituée par les cours de philosophie professés par Hegel de 1809 à 1811 aux élèves du lycée de Nuremberg, dont était devenu directeur en 1808. Cet ensemble occupe donc une place centrale entre la Phénoménologie de l’esprit (1807) et la Science de la logique (1812-1816).

Extrait de l’avant-propos de Maurice de Gandillac :

C’est en novembre 1808, à l’âge de trente-huit ans, que Hegel devient directeur du nouveau gymnase de Nuremberg. Tout en prenant très au sérieux ses fonctions administratives (il suffit, pour s’en convaincre, de lire ses discours de distribution de prix et sa correspondance officielle avec l’administration munichoise), le directeur donne personnellement aux grands lycéens des trois dernières classes un enseignement « propédeutique » de philosophie réparti sur trois années. En 1838, sept ans après la mort de Hegel, Rosenkranz retrouvera, à Berlin, les cahiers manuscrits qui contiennent l’ossature de ces trois séries de cours, sous forme de paragraphes numérotés, souvent fort brefs. Des notes marginales indiquent, au crayon, le sens des développements oraux. Mais le professeur lui-même avait recueilli et conservé des notes prises par ses élèves, où l’on peut lire une partie de ces « éclaircissements ». Comme les « reportations » que nous a laissés le Moyen Âge, ces documents précieux n’ont pas en eux-mêmes valeur d’authentiques sténographies et ce qui en reste est loin de recouvrir toute l’étendue de la « Propédeutique ». Heureusement, Hegel les a relus et, à maintes reprises, corrigés, avec le permanent souci, comme dit l’éditeur allemand, d’atteindre au maximum de « brièveté » et de quelque effort d’attention. L’extrême sécheresse de la rédaction, là surtout où aucun « éclaircissement » ne vient en préciser le sens ou l’assortir d’exemples, exige, en effet, du lecteur un certain travail personnel que les vulgarisateurs s’efforcent généralement de lui épargner. Nous espérons cependant qu’on accueillera avec faveur la réduction d’un texte qui est moins la « restriction » d’une philosophie à ce qui peut la rendre « accessible » que sa « concentration » à ce que l’auteur lui-même considère comme « essentiel ».

L’enseignement de Hegel au gymnase de Nuremberg se situe dans une des périodes les plus fécondes de sa vie. Après la crise d’« hypocondrie », qui a correspondu pour lui au tournant des deux siècles, l’ancien élève du « Stift » de Tübingen, « privatdozent » à Iena, s’est progressivement écarté de son maître Schelling et il a donné, entre 1801 et 1802, une première ébauche de ce qui sera sa philosophie « totale » (LogiqueMétaphysiquePhilosophie de la natureSystème de la moralité). Mais, avant que ces fragments ne prissent forme de « système » (d’aucuns diront : avant qu’ils ne se durcissent et peut-être ne se stérilisassent), il a écrit cette Phénoménologie de l’esprit (1807) dont les cours de M. Kojève et les thèses de M. Hyppolite devaient faire en France, il y a un quart de siècle, pour une génération d’abord nourrie dans le mépris brunschvicgien de la « scolastique » hégélienne, la pièce maîtresse et toujours féconde d’un « renouveau », à la lumière duquel, les « œuvres de jeunesse » prirent plus d’importance et apparurent comme des stimulations à repenser Hegel en fonction de Kierkegaard et de Marx.

La Propédeutique est loin de méconnaître le rôle « central » que joue, en un sens, cette « phénoménologie » au cœur même du système. Mais on sera peut-être surpris que, dans des cours destinés à des lycéens, elle se soit déjà dépouillée de plusieurs éléments qui devaient la rendre si suggestive pour les lecteurs du XXe siècle.

Maurice de Gandillac

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :