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En mémoire de Monsieur Vladimir Jankélévitch qui m'a appris le "presque rien et le je ne sais quoi", à savoir l'essentiel.

"Le mourant est dans la situation d'un homme qui sort de chez soi sans la clef et ne peut plus rentrer parce que la porte fermée ne s'ouvre que du dedans."

"Du moment que quelqu'un est né, a vécu, il en restera toujours quelque chose, même si on ne peut dire quoi."

"La prière est le désespoir de la raison."

Si comme le dit Albert Camus, "mal parler des choses, c'est ajouter de la misère au monde", comment parler authentiquement de la mort ? Comment parler de ce qui est indicible ? Ne vaudrait-il pas mieux passer la mort sous silence, en faire un "tabou". Puisque la pensée de la mort est une source d'angoisse,  pourquoi vouloir "ajouter de la misère au monde" ?

Nous savons que la durée de notre vie est limitée et que nous sommes destinés à mourir un jour. La mort est inscrite dans les cellules des êtres vivants dès leur naissance.

Les généralisations cosmologiques, mais aussi la réflexion rationnelle nous apprennent que nous sommes mortels. Tous les êtres vivants sont voués à la mort, mais nous sommes les seuls êtres vivants qui savent qu'ils vont mourir.

La raison qui nous permet d'anticiper le présent, d'envisager le futur dans lequel est inscrit notre fin, nous apprend que nous sommes des êtres finis, contingents et mortels.

L'idée qu'un jour je ne serai plus est une source d'angoisse indicible : "Ni le soleil, ni la mort, dit La Rochefoucauld, ne se peuvent regarder en face."

Il y a bien des manières de "réduire l'importance métaphysique" de la mort. Premièrement, la généralisation cosmologique : La mort est inscrite dans le programme génétique de la vie. L'homme est mortel, les animaux, les plantes, la Terre, l'univers lui-même, périront un jour.

Mais la généralisation cosmologique concerne tout le monde et personne, elle ne me concerne pas moi, personnellement, ni ceux que j'aime.

On peut également réduire la mort à un "concept". Il suffirait, par la réflexion rationnelle, d'appliquer à la mort la méthode analytique, inspirée des mathématiques, à diviser, comme le fait Descartes, "chacune des difficultés examinées en autant de parcelles qu'il se pourrait et qu'il serait requis pour mieux les résoudre".  

Dans les romans policiers, le détective considère la mort de la victime comme un "problème à résoudre" : qui est l'assassin ? A-t-il des complices ? Comment s'y est-il pris pour pénétrer dans une pièce hermétiquement close, selon toute apparence, accomplir son forfait et en ressortir sans laisser de traces se demande Henry Merrival, le truculent détective des romans de John Dickson Carr. Le mort et l'assassin sont des problèmes pour Hercule Poirot, pour Henri Merrival ou pour Gideon Fell, mais non la mort. Rouletabille a élucidé le "mystère de la chambre jaune". Mais le plus grand détective du monde ne résoudra jamais le "mystère de la mort".

La mort n'est pas un problème que l'on pourrait "résoudre". La mort n'est pas extérieure à moi, elle est en moi, elle est moi. 

La réflexion rationnelle réduit la mort à un concept, à un "problème", elle en réduit l'importance métaphysique. Nous "savons" que nous mourrons, mais explique Marcel Conche dans La mort et la Pensée, le terme "savoir" ne doit pas s'entendre d'un savoir objectif, d'une connaissance, mais d'un savoir constitutif, non d'un savoir acquis mais d'un savoir qui a toujours été là, qui ne fait qu'un avec nous-même.

La mort n'est pas en face de nous comme un problème à résoudre, elle est en nous, comme une tragédie intime. Il n'y a pas d'un côté la mort et de l'autre côté la pensée, mais la mort git au plus intime de la pensée : on ne cesserait de penser à la mort (expressément ou non) qu'en cessant de penser.

La réflexion rationnelle tend à "bagatelliser" la mort. Jankélévitch emploie un néologisme "bagatelliser" tiré du mot "bagatelle". Une bagatelle est une chose de peu de prix, peu nécessaire et peu importante. Le terme peut également désigner une amourette.

Dans la pièce Le roi se meurt d'Eugène Ionesco, le roi Béranger affecte de "bagatelliser" la mort, de prendre la mort à la légère, de ne pas la prendre au sérieux, de l'objectiver et d'en faire une "chose" sans importance qui ne le concerne pas personnellement : "on meurt", les autres meurent, tout se passe comme si la mort de le concernait pas.

"Oui, je sais bien que je mourrai un jour, dit Béranger à sa femme, vous ne m'apprenez rien. Je mourrai dans dix ans, dans vingt ans, mais pourquoi y penser ? Pour l'instant, je suis vivant. Pensons à des choses plus drôles..."

"Les hommes n'ayant pu guérir la mort (...) dit Pascal, ils se sont avisés, pour se rendre heureux, de n'y point penser".

Béranger ne veut pas voir (et c'est en quoi il nous ressemble) que la mort est une "tragédie absolue", un "anéantissement", un "scandale". 

Une autre conduite d'évitement consiste à relativiser la mort. La mort ne supprime qu'un seul être à la fois, elle ne supprime pas l'humanité dans son ensemble, ni l'univers.

La mort est une loi universelle. Elle touche tous les êtres vivants. Oui, mais pour moi et pour ceux que j'aime, ce n'est pas une loi, mais un scandale.

"Scandale vient du bas-latin "scandalum", du grec skandalon, traduction de l'hébreu mikchöl, obstacle qui fait trébucher. Un scandale est le contraire d'une loi universelle. Ce n'est pas quelque chose qui se produit habituellement et régulièrement, mais quelque chose qui ne devrait pas se produire. C'est un fait qui heurte la conscience, le bon sens, la morale, qui suscite l'émotion, la révolte. 

La mort n'est pas un phénomène relatif, mais un anéantissement de mon corps, de mon être et de ma conscience. 

C'est l'humanité tout entière, l'univers tout entier qui disparaîtra pour ma conscience. La mort pour ma conscience ne sera pas une "disparition partitive", partielle, mais bien un anéantissement total.

Certes, la sagesse philosophique neutralise la surnaturalité de la mort : "la mort n'est rien pour nous, dit Epicure, puisque quand nous sommes, la mort n'est pas là et, quand la mort est là, nous ne sommes plus."

Pour Epicure, la mort n'est pas un phénomène surnaturel, une discontinuité "miraculeuse" dans le déroulement habituel des choses, mais une "surnaturalité neutralisée" par un raisonnement  : "Prends l’habitude de penser que la mort n’est rien pour nous. Car tout bien et tout mal résident dans la sensation : or la mort est privation de toute sensibilité. Par conséquent, la connaissance de cette vérité que la mort n’est rien pour nous, nous rend capables de jouir de cette vie mortelle, non pas en y ajoutant la perspective d’une durée infinie, mais en nous enlevant le désir de l’immortalité."

Je peux aussi faire appel à la religion, en escamotant la mort comme "cessation métempirique" (qui est au-delà de ce dont on peut faire l'expérience) dans une éternité idéale dont je ne peux faire (actuellement) l'expérience et dont je ne sais rien. 

La philosophie, la religion apparaissent face à la mort comme des "consolations", mais la consolation suppose un chagrin dont on peut guérir, or on ne peut pas guérir de la mort. La "maladie de la mort", pour citer le titre d'un roman de Marguerite Duras est inguérissable.

La mort a l'évidence de la tragédie. La tragédie de la mort proteste contre la banalisation du phénomène : banaliser, c'est réduire la mort à un phénomène relatif, à une disparition partitive, à un problème que l'on peut résoudre comme n'importe quel problème, à une loi de la nature.

Banaliser la mort, c'est faire appel aux consolations de la philosophie (la mort n'existe pas vraiment) ou de la religion qui nous promet une vie "après la mort".

Le concile Vatican II exprime ainsi la point de vue de l'Eglise catholique : "C’est en face de la mort que l’énigme de la condition humaine atteint son sommet. L’homme n’est pas seulement tourmenté par la souffrance et la déchéance progressive de son corps, mais plus encore, par la peur d’une destruction définitive. Et c’est par une juste inspiration de son cœur qu’il rejette et refuse cette ruine totale et ce définitif échec de sa personne. Le germe d’éternité qu’il porte en lui, irréductible à la seule matière, s’insurge contre la mort."

Le croyant ne doit pas se consoler trop vite et trop facilement de la perte de la beauté du monde, de ces arbres "fous d'oiseaux", de la mer aux mille sourires... du cirque de Gavarnie, dans les Pyrénées, parcouru à dos d'âne avec mes parents disparus, quand ils s'aimaient encore,  par une belle après-midi d'été, parmi les fleurs et les "cailloux riant dans le soleil", de tous ces souvenirs "sans importance pour vous", comme le chantait Charles Trenet.

A moins qu'un Dieu qui serait aussi le maître de la mémoire ("Que mon visage ne soit pas confondu !") ne lui promette de lui rendre au centuple, ce bonheur perdu. Mais s'il y a un Dieu, il parle par des signes que nous ne savons pas toujours interpréter.

Je me souviens qu'en classe de seconde, quand on lisait encore des textes "classiques", nous avions étudié la Consolation à Monsieur Du Perrier sur la mort de sa fille de Malherbes : "Et rose elle a vécu ce que vivent les roses, l'espace d'un matin". Certains d'entre nous devaient de demander en quoi ce poème formellement parfait, trop parfait, pouvait bien consoler Monsieur du Perrier de la mort de sa petite Rosette bien-aimée.

Car oui, comme le dit Vladimir Jankélévitch, "l'évidence de la tragédie proteste à son tour contre la banalisation du phénomène". L'ipséité de la personne disparue demeure irremplaçable. "Ipséité" du latin ipse (soi-même), le fait d'être soi-même et pas un autre, un simple représentant de l'espèce humaine, mais un individu unique, irremplaçable dans le cœur d'un père, comme devait l'être Rosette, une personne dont la disparition demeure incompensable, fût-ce par la naissance d'un autre enfant.

Dire que la pensée, que "l'âme" survit à l'être qui pense ne console pas de la disparition de son corps. La survie de l'âme est une idée grecque, platonicienne. Si nous ne ressuscitons pas corps et âme, à quoi bon la résurrection ?

"Il y a deux évidences contradictoires qui paradoxalement sont évidentes toutes les deux à la fois, et nonobstant se tournent le dos" : l'évidence de la tragédie de la mort qui supprime l'ipséité (le fait qu'elle est elle et pas une autre) de la personne disparue, son caractère irremplaçable, comme sa disparition demeure incompensable et l'idée que l'âme, que l'esprit, que la pensée survivrait à l'être qui pense.

Mais cette nihilisation (nihilisation, du latin "nihil", rien. La nihilisation est le fait de réduire à rien, d'anéantir) qui ne serait pas totale, puisqu'il resterait un vague fantôme de pensée, soit dans le souvenir disparaissant des survivants, soit en raison de le théorie platonicienne de l'immortalité de l'âme, resterait "dérisoire" et ferait question, puisque ce n'est pas la pensée seule qui nous attache à ce monde, mais que nous y sommes corps et âme et que nous y adhérons de tout notre être.

S'appuyant sur les analyses de Paul-Louis Landsberg, Vladimir Jankélévitch souligne la contradiction de l'événement qu'est la mort : la mort est à la fois un mystère métempirique (qui échappe à toute expérience possible), aux dimensions infinies ou nulles, selon que nous croyons ou non à une vie après la mort, et un événement familier, banal qui advient dans l'empirie, c'est-à-dire que nous pouvons constater de nos yeux, par exemple lorsque nous assistons à la mort d'un être cher.

"Il y a certes des phénomènes naturels régis par des lois, encore que leur "quiddité" ou origine radicale soit, en définitive, toujours inexplicables" :  La "quiddité", dans le vocabulaire scolastique, est l'essence d'un objet, c'est-à-dire sa qualité essentielle, son être propre. La quoddité est l'ensemble de ses attributs contingents. Par exemple, la quiddité d'un humain est d'être un mammifère, sa quoddité d'avoir les yeux bruns ou bleus ; la quiddité d'une chaise est d'être un artefact fait pour s'asseoir, sa quoddité est d'être verte ou bleue, en bois ou en métal. Quiddité et quoddité recoupent la différence entre l'essence (quiddité) et l'accident ou (quoddité). "Socrate est un homme", "Socrate est mortel" renvoient la quiddité de Socrate, "Socrate est chauve" renvoie à sa quoddité.

Les phénomènes sont explicables en tant qu'ils sont reliés à d'autres phénomènes. La quiddité de la pluie par exemple s'explique par le nuage.

Mais le fait qu'il y ait des phénomènes, ou pour parler comme Leibniz, qu'il y ait de l'être plutôt que rien est inexplicable. La mort, ce "trou dans l'être" comme dit Jean-Paul Sartre est un phénomène à la fois explicable (la mort a des causes comme le vieillissement, la maladie) et inexplicable en tant que mystère métaphysique.

Jankélévitch met en évidence l'existence de deux phénomènes appartenant à deux ordres différents : les phénomènes naturels régis par des lois et donc en définitive toujours explicables, que nous pouvons mettre en relation avec d'autres phénomènes, comme la mort, en tant que conséquence du vieillissement et des vérités "métempiriques", qui dépassent l'expérience, qui sont a priori indépendantes de toutes réalisation ici et maintenant, des vérités "qui n'arrivent jamais".

La mort n'arrive pas comme se produisent les autres "événements de la vie", comme la crise d'adolescence, la rencontre amoureuse, le mariage ou même une maladie dont on réchappe. La mort n'est pas un événement qui se situe dans la continuité sérielle des épisodes de la vie, elle est un hiatus, un "hapax", une "singularité" comme disant les physiciens. La mort est un "non-événement".

Entre les phénomènes naturels régis par des lois et donc en définitive toujours explicables et les vérités métempiriques, qui échappent à toute expérience possible, il y a ce fait à la fois "insolite et banal", ce fait banal, mais qui surprend par son apparence inaccoutumée, ce paradoxe absolu qu'on appelle la mort. 

La mort, pour Vladimir Jankélévitch présente, comme le dieu Janus, un visage double et contradictoire : d'une part, elle est un phénomène naturel, universel qui survient "ubi-quando" (dans le temps et dans l'espace), que la médecine peut constater et d'autre part un phénomène qui ne ressemble à aucun autre.

C'est pourquoi Jankélévitch qualifie la mort de "mystère", d'un mot grec qui signifie caché. Car si la mort est un phénomène profondément banal, sa signification est profondément cachée et pour tout dire, absolument incompréhensible.

La mort est "métempirique" (au-delà de toute expérience possible) et "empirique" (et c'est pourtant un fait objectif). On ne peut pas rendre compte de l'expérience de la mort. Personne n'en est revenu pour nous en parler. C'est un "mystère" et elle se présente en même temps et paradoxalement comme un phénomène empirique, banal, parfaitement constatable. 

Cet oxymore, ce "monstre empirico-métempirique", cette contradiction entre la naturel et le surnaturel, le banal et l'extraordinaire correspond à ce que nous désignons par le mot "miracle" ou par le mot "féérie". Mais Jankélévitch se hâte d'ajouter que ce miracle n'en est pas vraiment un.

La résurrection de Lazare était un vrai "miracle", faire revenir un être cher du royaume des morts est un "miracle", mais la mort  n'est ni une révélation positive, ni une métamorphose bénéfique, elle est disparition et négation.

Ce n'est pas une féérie, comme le réveil de la Belle au bois dormant qui est un gain puisque la princesse redécouvre la vie et l'amour, mais une perte, un vide "qui se creuse brusquement", "un existant qui s'abîme en un clin d'œil dans la trappe du non être".

Ce "miracle" n'est pas une interruption rarissime de l'ordre naturel comme les miracles relatés dans les Evangiles, c'est au contraire la loi universelle de toute vie. La mort n'est pas un "miracle", mais un phénomène banal. C'est la résurrection qui est un miracle, non la mort qui est le destin "œcuménique" des créatures.

L'œcuménisme est le fait d'être attentifs à ce qui rassemble les hommes plutôt qu'à ce qui les sépare. Ce qui sépare les hommes, nous ne le savons que trop : les religions, les croyances , les différences sociales et culturelles, etc., mais ce qui les rassemble, leur destin commun, œcuménique, c'est leur condition de mortels. 

En tant qu'êtres crées, nous sommes destinés à mourir, mais la mort est tout de même une "féérie toute naturelle". Jankélévitch utilise à nouveau la figure de style consistant à allier deux mots de sens contradictoire : "féérie" et "naturelle". Un féérie n'est pas "naturelle", par définition, une féérie est extraordinaire, surnaturelle, miraculeuse, elle est "extra ordinem", elle échappe à l'ordre naturel des choses.

La mort étant "extra ordinem" est d'un tout autre ordre que les intérêts de l'empirie, de la vie ordinaire, des "menues affaires de l'intervalle", de l'existence entre la naissance et la mort et pourtant elle est dans l'ordre des choses. 

Jankélévitch met un point d'orgue à sa méditation par une dernière oxymore pour caractériser ce monstre, cette chimère empirico-métempirique qu'est la mort : "la mort est par excellence l'ordre extraordinaire".

La citation d'Albert Camus : "Mal nommer les choses, c'est ajouter de la misère au monde" ne s'applique pas à la mort car la mort sera toujours "mal nommée", mais parler de la mort et non "parler sur la mort" vaut mieux que le silence ou le divertissement, parce qu'une vie qui n'assume pas la mort n'en est pas vraiment une. Comme le dit Léonard Cohen : "There is a crack, a crack in everything. That's how the light gets in."

"La vie, "parenthèse de rêverie dans la rhapsodie universelle", n'est peut-être qu'une "mélodie éphémère" découpée dans l'infini de la mort. Ce qui ne renvoie pourtant pas à son insignifiance ou à sa vanité : car le fait d'avoir vécu cette vie éphémère reste un fait éternel que ni la mort ni le désespoir ne peuvent annihiler." (L'irréversible et la nostalgie)

Vladimir Jankélévitch n'a pas échappé, pas plus que nous n'y échapperons, au scandale de la mort. Il s'est éteint dans son domicile parisien du 1, A quai aux fleurs, près de Notre-Dame de Paris, le 6 juin 1985, veillé à tour de rôle par les étudiants des différentes facultés parisiennes. Il croyait en un monde meilleur. Il était de tous nos combats. Nous l'aimions comme un père, bien qu'il fut le plus jeune d'entre nous car il s'était défendu de devenir vieux.

Une plaque rappelle son souvenir :  "Dans cette maison a vécu de 1938 à sa mort, à l'exception des années de guerre passées dans la clandestinité Vladimir Jankélévitch, philosophe (1903-1985)."

Elle porte cette inscription : "Celui qui a été ne peut plus désormais ne pas avoir été. Ce fait mystérieux et profondément obscur d'avoir vécu est son viatique pour l'éternité." Vladimir Jankélévitch, L'irréversible et la nostalgie. Association La mémoire des lieux."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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