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Connaissez-vous Henri Pichette ?

Voici cinq ans que nous quittait ce poète né à Châteauroux le 26 janvier 1924.

Absorbé tout entier dans une création poétique marquée par une incessante exigence de  perfection, son authenticité et son désintéressement l’ont éloigné des succès faciles et de la popularité à bon marché.

 

« Quand on découvre sur une île du Rhône « sous la mathématique des étoiles » un jeune poète nommé Pichette, qui vous délivre dans l’enthousiasme ses textes de révolte et d’amour, c’est l’illumination pour la poésie, pour la vie, se souvient Jean-Jacques Dupont. » 

 

Car la poésie de Pichette a beaucoup à voir avec le théâtre. Comme l’a dit magnifiquement Jean Lacouture « vitale, vocale, dressée sur l’horizon comme un cri vertical, elle est faite pour être proférée, clamée, hurlée, dans le grand vent d’un monde saccagé ou transfiguré. »

 

Gérard Philippe ne s’y était pas trompé, lui qui créa au TNP de Jean Villard, le 3 mai 1952 « Nucléa » de Pichette, dans une scénographie de Calder…Calder dont un « stabile » orne le hall d’entrée de la maison de la culture de Bourges.

 

Loin des « trémolos obscènes »  d’une époque désenchantée, une voix injustement oubliée sort du silence pour secouer les torpeurs et les conformismes. Et voici le  miracle annoncé dans « Nucléa » par Henri Pichette : « Les roses ont l’air de monter d'entre mes mains couleur de cendre ».

 

 

                                                            

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