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 « Un homme descendait de Jérusalem à Jérico. Il tomba au milieu de brigands qui, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à demi mort (…) Un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui, le vit et fut pris de pitié. Il s’approcha, banda ses plaies, y versant de l’huile et du vin, puis il le chargea sur sa propre monture, le mena à l’hôtellerie et prit soin de lui (…) » (Luc, 10, 29)

Hôte, hôtel, hôtellerie, hôpital, hospice, hospitalité…tous ces mots ont une racine commune. A l’exemple du bon Samaritain de l’Evangile de Luc, les habitants d’Issoudun, seconde ville du Berry médiéval après Bourges,  voulurent manifester par des actes concrets l’impératif évangélique : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ! ». Du plus riche au plus modeste, tous décidèrent la création d’établissements charitables et participèrent à leur fonctionnement en payant de leurs deniers ou de leur personne.

 Etape sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle,  bien connue des voyageurs, toujours assurés de trouver quelque part un asile pour la nuit; Issoudun et ses maisons hospitalières sont typiques de la manière dont la chrétienté médiéval a su s’occuper  des malades  et accompagner le monde de la pauvreté, de l’exclusion  et de l’errance.

Denise Péricard-Méa, l’auteur de ce livre richement documenté sur l‘Hôtel-Dieu et les maisons hospitalières d‘Issoudun, est docteur ès Lettres et membre associée du laboratoire de recherches médiévales au CNRS.


Denise Péricard-Méa : Les maisons hospitalières, l’exemple d’Issoudun -  176 pages illustrées, 21 eus -  Editions Alan Sutton (collection Histoire et archéologie). Editions Alan Sutton, 8, rue du docteur Ramon, 37540, Saint-Cyr-Sur-Loire - Tél.: 02 47 40 66 00.

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