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Ben Ali est encore en Tunisie

par Wejdane Majeri, samedi 29 janvier 2011, 15:26

Ben Ali est encore en Tunisie.

 

Le 14 janvier 2011 quand un hélicoptère a décollé de l’aéroport de Tunis Carthage vers Malte, le peuple tunisien, des rues ou des maisons a  poussé un grand soupir de soulèvement. Tout de suite, des milices sont entrées en action, pour installer la peur auprès des habitants des grandes villes et la mort auprès des autres. Dès ce moment le pays s’est divisé en deux : ceux qui voulaient donner la chance et le temps au gouvernement de transition de faire repartir l’économie et la normalité et ceux qui continuaient la quête d’un objectif bien plus exigeant.

 

On a continué à crier contre le pouvoir de Ben Ali. Il fallait que cette main mise sur le peuple disparaisse, non seulement par son départ et celui des Trabelsi mais aussi à travers le RCD.


Les milices nocturnes entre temps se sont tues, nous laissant présumer qu’elles ont été capturées par les militaires.

 

Les manifestants on crié « RCD dégage », la caravane de la liberté et de la dignité s’est acheminée vers Tunis pour porter la voix de ceux que le RCD avait vraiment étouffés. Pouvoir de vie ou de mort pour nos villageois démunis. Nos grandes villes par contre étaient sous Ben Ali, sous l’emprise totale des forces de Police. Ennemis différents, objectifs différents.

 

Ghannouchi qui ne semble pas sourd aux cris sous sa fenêtre, change tous ses ministres et installe un groupe de personnes que le monde entier pourrait nous envier pour ses compétences techniques.


Ghannouchi par contre semble affecté de mutisme et d’autisme. Il ne s’adresse pas à ce peuple manifestant et par son silence se porte complice de la campagne de dénigrement contre ses et nos citoyens perpétrée par les médias tunisiens. Et par ce même silence, il est responsable de l’horreur  du 28 janvier 2011 à la Kasbah.

 

Force est de constater que le minimum requis pour une transition vers un  réel Etat démocratique n’est pas encore atteint. Un manifestant qui meurt sous les balles vives nous rappelle un certain Ben Ali, nous rappelle les jours suivant son départ, nous ramène hier à la Kasbah.

 

Les infiltrés diurnes nous rappellent les milices nocturnes. Les médias auparavant baillonnés aujourd’hui s’évertuent dans l’art de la manipulation prenant le peuple, dit des « journalistes », pour des déficients mentaux. La police réprime ceux que nous avons connus comme un groupe solidaire et civilisé. La police assaille nos avocats et nos médecins.

 

Aujourd’hui si nous sommes divisés, nous serons : ceux qui vivront dans le doute que le travail n’a pas été complété et ceux qui, sûrs que ce travail est à finir, n’auront pas peur de réclamer la liberté et la dignité, jusqu’au bout.

 

Si Ben Ali est parti alors pourquoi tout ce qu’il faisait est encore là ? Peur, répression, cartouches et milices de manipulation. Faute à Ghannouchi ? Peut être. Responsables RCD maîtres-chanteurs ? Sûrement. Police sous des ordres assassins ? Sans aucun doute.

 

Ben Ali n’est pas parti. Sa dictature est encore là.

Aujourd’hui nous réclamons la tête des RESPONSABLES pourris. Ceux qui ont fait de Ben Ali ce qu’il était, ceux qui ont fait la dictature.

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