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Le-Testament-de-l-ange-Les-derniers-jours-de-Gitta-Mallasz.jpg

 

 

 

 Faire-part

 

J'ai quitté mon corps,

cet outil précieux qui m'a été donné

pour accomplir ma tâche sur terre.

Il a été trop usé par le temps.

Je sais qu'un autre outil me sera donné,

plus approprié pour une nouvelle tâche.

 

Toi aussi, tu as une tâche, une tâche unique.

Il est bénéfique de bien l'accomplir

aussi longtemps que ce rare don du Ciel

- ton corps terrestre -

est utilisable.

Sinon tu as vécu en vain."

 

Gitta

 

"A LA PLACE DE LA LUMIERE SANS CORPS

ET DU CORPS SANS LUMIERE,

LE NOUVEAU, LES DEUX AMANTS UNIS.

LE VERBE DEVIENT CHAIR,

ET LA MATIERE DEVIENT LUMIERE."

 

 

"Attention, ce n'est plus moi qui parle !" Par ces mots commença, dans un petit village de Hongrie, un certain jour de 1943, une des aventures spirituelles les plus étonnantes de ce siècle.

 

Au coeur de l'Europe déchirée, quatre jeunes gens - Hanna, Lili, Joseph et Gitta - avaient décidé d'installer à la campagne leur atelier de décoration. En quête d'essentiel, quoique éloignés de toute pratique religieuse, ils avaient commencé à partager leurs problèmes personnels en vue d'avancer ensemble sur le chemin de leur vérité, lorqu'advinrent brusquement, prononcés par Hanna, ces paroles de feu : "Attention, ce n'est plus moi qui parle !"

 

Dès lors, et durant dix-sept mois, une puissance de Lumière innommée - que faute de mieux, les quatre témoins appeleront "Ange" ou "Maître intérieur" - parlera par la bouche de Hanna. Ses messages sont transcrits mot à mot sur de petits cahiers, que Gitta, seule survivante du dénouement tragique de cette aventure - ses trois amis ayant péri en camp de concentration - , parviendra à sauver et à publier, bien plus tard, sous le titre de Dialogues avec l'Ange.

 

Ce document, remarquable par sa profondeur, sa limpidité et son évidente authenticité, a aujourd'hui fait le tour du monde. Ses centaines de milliers de lecteurs, comme d'innombrables chercheurs dans le domaine de la spiritualité ou de la psychologie des profondeurs, le tiennent pour un  maître livre, un compagnon du chemin intérieur.

 

Le thème principal des dialogues avec l'Ange est : "Être un avec LUI" (LUI étant la traduction du pronom hongrois Ő, ni masculin ni féminin, et qui désigne Dieu).

 

Les dialogues commencent par l'évocation de l’amour divin et par un enseignement personnel pour chacun des quatre amis, et s’achèvent par des paroles prophétiques.

 

Dans le chaos de la Seconde Guerre mondiale, au cœur de l’Europe en feu, elles annoncent la fin d’un monde, mais aussi l’avénement d’une ère nouvelle.

 

Deux verbes constituent la clé de voûte des Dialogues :

 

« Demander » : c'est à l'homme qu'il revient de faire le premier pas en invoquant son ange, faute de quoi celui-ci ne peut pas répondre. 

 

« Donner » : sans autosatisfaction ni recherche d'un mérite quelconque, mais avec la conscience de participer librement au divin.


« Le plus grand don qu’Il nous a donné est que nous puissions DONNER. C’est ainsi que nous devenons et que nous sommes : LUI  » (p. 298).

 

Le symbole de la ménorah, du chandelier à sept branches revient souvent. Le Un est la Pierre, le deux la Plante, le trois l'Animal, le quatre est l'Homme, le cinq l'Ange, le six l'Archange et le sept "Lui". L'homme, le quatre, est la récapitulation du Un, du Deux et du Trois, le pont entre le visible et l'invisible, le crée et l'incrée. L'Ange aspire à s'unir à l'Homme d'un désir ardent, le verbe à se faire chair, la chair à devenir lumière. Pour agir de façon authentique en ce monde et accéder à la liberté véritable,  il nous faut devenir Un avec l'Ange, notre double de lumière.

 

Selon Gitta Mallasz, les Dialogues avec l'ange sont « un guide pratique pour notre période de transition ». C'est un texte aux accents messianiques mais qui incite à l’éveil spirituel, en exaltant aussi les valeurs contemplatives : silence et joie.

 

Sa vie durant, Gita Mallasz se dépensa sans compter pour transmettre le sens de cet "événement" dont elle avait été le témoin, et qui bouleversa sa vie. Sans jamais "jouer au gourou", sans sacrifier un seul instant à une quelconque mode spiritualiste ou autre, elle s'attacha à dire et redire inlassablement l'essentiel : "Nous étions des gens complètement ordinaires, c'est pour cela que nous avons été choisis : pour montrer comment l'enseignement divin peut transformer la vie de personnes tout à fait banales."

 

Comme sa vie, sa mort fut humaine, profondément humaine. Et si un enseignement spirituel se dégage du Testament de l'Ange, il ne peut être rattaché à quelque mouvement que ce soit, car il n'est que le fruit de l'expérience d'une femme parmi d'autres : d'une femme "ordinaire", peut-être, mais vivante, qui a montré que la Lumière peut jaillir de "l'ordinaire", pour peu que l'on sache la recevoir.

 

Dans Le testament de l'Ange, recueilli par Bernard Montaud, compagnon de route de Gitta Mallasz et témoin de son agonie au jour le jour, nous assistons à l'ultime expérience intérieure de souffrance et d'illumination. Un témoignage bouleversant d'humanité et de lucidité.

 

 

Biographie :

 

Les dialogues avec l'Ange (Aubier)


Gitta Mallasz, Les dialogues tels que je les ai vécus (Aubier)


Gitta Mallasz, Les dialogues ou le saut dans l'inconnu (Aubier)


Gita Mallasz, Les dialogues ou l'enfant né sans parents (Aubier)

 

Bernard Montaud, Le testament de l'Ange, les derniers jours de Gitta Mallasz, Albin Michel, coll. L'expérience intérieure.

 

Henri Blanquart, La spiritualité fondamentale dans Les dialogues avec l'Ange, Le léopard d'or

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