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La critique de la société du spectacle et de la consommation (par exemple du salaire extravagant de David Beckham) fait partie de la société du spectacle et de la consommation dans tous les domaines : le sport, l’École, le marché de l'art, les affaires diverses et avariées, les frasques de ceux qui nous gouvernent, faute de savoir se gouverner eux-mêmes...

Elle alimente la plupart des conversations autour du distributeur de café et entre beaux-frères, dans les familles où on se parle encore.

 

L'invitation à la critique "citoyenne" n'est que l'envers de la volonté de ne rien changer. Peu importe la critique, pourvu que les investisseurs puissent continuer à investir et le monde de tourner en rond.


Le salaire de David Beckham, les insultes à l'encontre des arbitres et des étrangers de l'équipe d'en face,  les prix non moins extravagants des bouses d'Haruki Murakami et le bordel dans les établissements scolaires sont peut-être le prix à payer pour ne pas avoir pire : par exemple l'obligation de pleurer sous peine de mort à l'enterrement du Président de la République ou des persécutions massives de minorités ou encore de longues et humiliantes séances d'autocritique de professeurs, suivies de sévices divers (actuellement courtes et humiliantes, dans le bureau du CPE ou du Principal)

 

Comme disait mon grand-père : "ça vaut mieux pour nous qu'ils lisent Barrès que Drumont."


Puisque la bêtise et la malveillance humaines sont inévitables et qu'elles ont besoin de s'exprimer ("Un con, ça ose tout, c'est même à ça qu'on le reconnaît." - Michel Audiard), peut-être est-il préférable qu'elles s'expriment sous une forme atténuée, dans la violence des stades ou le salaire de David Beckham...

 

C'est moins mortel, mais ça reste quand même un peu déprimant.

 


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