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La rose du chemin de givre,
Ronde, douce comme une bouche,

A versé d'amoureux sanglots
Sur son miroir miraculeux.

La voilà en grand désarroi,
Etonnée qu'elle s'en prenne à elle,
cette douleur qui est en nous.

Les yeux ourlés des hirondelles
Contemplent la pure blessure
de naître au milieu des saccages.

Quand ferons-nous encore la ronde
Avec les jeunes dieux de la vie
dans le verger des jours heureux ?

Le voilà l'olivier béni,
le bel arbre de l'éclair qui luit...
L'huile du poète à sa table,
Qui brûle dans nos corps aussi.

O Olivier, mon bon Larronde,
Si loin tenu, si malmené,
Si fulgurant de drôlerie,

Sur la croix des mots incendiés
Fleurit le sourire de la nuit.

 

R.G.

 

 

 

 

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