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« La conviction de Feuerbach et de Marx, aussi bien que celle de Comte et de Nietzsche, était que la foi en  Dieu disparaissait pour toujours. Ce soleil tombait sur notre horizon pour ne plus jamais se relever. Leur athéisme se croyait et se voulait définitif, ayant, pensait-il, cet avantage sur les athéismes anciens, d’écarter jusqu’au problème qui avait fait naître Dieu dans la conscience…

Cependant, le soleil n’a pas fini de se lever ! Marx n’était pas encore mort, Nietzsche n’avait pas encore écrit les plus brûlants de ses livres, qu’un autre homme, Dostoïevski, génie inquiétant lui aussi, mais plus véritablement prophète, annonçait, par des fulgurations étranges, la victoire de Dieu dans l’âme humaine, son éternelle résurrection… »

Les Frères Karamazov :

« Aliocha était le disciple préféré de Zossime. Le vieux starets vient de mourir. Avant d’entrer dans son dernier sommeil, il lui a répété la sentence évangélique dont il était coutumier : « Si le grain, tombé en terre, ne meurt pas, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits. » "Souviens-t-en, lui a-t-il dit…" Puis ce fut la veillée funèbre. Suivant l’usage, autour du corps exposé dans le cercueil, les moines sont réunis et l’un d’eux, lentement, lit à haute voix l’Evangile. Harassé par une journée remplie d’émotions et de fatigue, Aliocha s’endort. Dans un demi-sommeil, il entend le récit des Noces de Cana, que lit le Père Païsius. Et voici qu’en rêvant Zossime lui apparaît : il est de nouveau vivant, il vient à lui, il lui commente l’Evangile… Aliocha se réveille : le vieux moine est là, étendu, froid, rigide ; il le contemple dans son cercueil…

Soudain, il se tourna brusquement et quitta la cellule. Il descendit le perron sans s’arrêter. Son âme exaltée avait soif de liberté, d’espace. Au-dessus de sa tête, la voûte céleste s’étendait à l’infini, les calmes étoiles scintillaient. Du zénith à l’horizon apparaissait, indistincte encore, la voie lactée. La nuit sereine enveloppait la terre. Les tours blanches et les coupoles dorées se détachaient sur le ciel de saphir. Autour de la maison les opulentes fleurs d’automne s’étaient endormies jusqu’au matin. Le calme de la terre paraissait se confondre avec celui des cieux ; le mystère terrestre confinait à celui des étoiles. Aliocha, immobile, regardait. Soudain, comme fauché, il se prosterna.

Il ignorait pourquoi il étreignait la terre ; il ne comprenait pas pourquoi il aurait voulu, irrésistiblement, l’embrasser tout de suite ; mais il l’embrassait en sanglotant, en l’inondant de ses larmes, et il se promettait avec exaltation de l’aimer, de l’aimer toujours. "Arrose la terre de larmes de joie et aime-les" : ces paroles retentissaient dans son âme. Sur quoi pleurait-il ? Oh ! dans son extase, il pleurait même sur ces étoiles qui scintillaient dans l’infini, et « n’avait pas honte de son exaltation »

On aurait dit que les fils de ces mondes innombrables conversaient dans son âme et que celle-ci frémissait toute « en contact avec les autres mondes ». Il aurait voulu pardonner, à tous et pour tout, et demander pardon, non pour lui, mais pour les autres et pour tout ; « les autres le demanderont pour moi. », ces mots aussi lui revenaient en mémoire. De plus en plus, il sentait d’une façon claire et quasi tangible qu’un sentiment ferme et inébranlable pénétrait dans son âme, qu’une idée s’emparait à jamais de son esprit.

Il s’était prosterné faible adolescent et se releva lutteur solide pour le reste de ses jours, il en eut conscience à ce moment de sa crise. Et plus jamais, par la suite, Aliocha ne put oublier cet instant. « Mon âme a été « visitée à cette heure », disait-il plus tard, en croyant fermement « à la vérité de ses paroles ».

Ce passage admirable se situe à la fin des Frères Karamazov et représente le testament spirituel de Dostoïevski, l’ultime découverte que l’auteur de l’Idiot a faite dans son long et douloureux cheminement vers « l’attitude juste » et la compréhension en profondeur du mystère chrétien. Henri de Lubac imagine tous les personnages de l’œuvre, les « chercheurs de Dieu » interloqués devant cette scène : Aliocha Karamazov embrassant la terre et la couvrant de ses larmes. Interloqués, parce que tout se passe comme si Aliocha se détournait de « Dieu » pour révérer la terre, dans une attitude au fond analogue (en apparence) à celle de l’Humanisme athée de Feuerbach, de Marx et de Nietzsche.

On s’attendrait à voir Aliocha en extase, les yeux levés vers le ciel, l’âme tournée vers Dieu ; mais c’est bien vers la terre et non vers le ciel qu’Aliocha se tourne. Ce qu’Aliocha a enfin compris, lui dont la foi était encore jusque là celle d’un enfant,  c’est qu’il lui fallait quitter le terrain réconfortant d’une « mystique » facile. Le christianisme n'est pas une religion de l'évasion, mais de l'incarnation. La prosternation d'Aliocha n'est pas pour autant une adoration idolâtrique de la terre ; il s'agit d'une expérience intérieure assez proche de celle que dut faire saint François d'Assise et dont témoigne le Cantique des Créatures : il nous faut vivre ici-bas la condition humaine sans chercher à fuir dans ce que Nietzsche appelait "les arrières-mondes", devenir le pont entre le ciel et la terre, le canal à travers lequel la Grâce divine se répand sur la création tout entière pour la transfigurer.

"Le mystère central de l'orthodoxie est le mystère de Pâques."Le Christ est ressuscité ! " A sa suite, il n'entraîne pas seulement les hommes, mais le cosmos tout entier. Il l'inonde de sa lumière, et le croyant, pour qui tout est transfiguré, retrouve Dieu partout. Si, par exemple, la Terre lui est sacrée, ce n'est point là un retour au paganisme, c'est christianisme conséquent. Tout l'ordre de la nature est pénétré par Celui qui est "Esprit vivifiant". (Nicolas Berdiaev)

Ne sont-ils pas là, tous, rassemblés autour d’Aliocha, s'interroge Henri de Lubac, ces êtres dont les extases ambiguës nous avaient laissés perplexes ? Le grand courant mystique qui parcourt l’œuvre de Dostoïevski ne reçoit-il pas ici son sens ?

Oui, tous, ils sont là, étonnés de ce qu’ils contemplent : Muychkine et Kirillov, et la petite vieille qui recommandait d’embrasser la terre et l’homme ridicule avec son rêve nostalgique, et jusqu’à Svidrigaïlov qui parlait des « fragments d’autres mondes » qu’on voit flotter dans les apparitions… Entre leurs expériences et celle du jeune moine, n’y-a-t-il pas – avec des nuances de l’une à l’autre – quelque rapport analogue à celui que Clément d’Alexandrie discernait entre les membra disjecta des fables païennes et le corps entier du mystère chrétien ?

L’extase d’Aliocha, notons-le, est préparée par les enseignements du staretz sur la pénitence et le sacrifice qui sont nécessaires pour entrer dans la vie, enseignements sanctionnés par la mort du vieillard qui se montre ensuite, vivant, au disciple endormi, et symbolisé par le miracle de Cana. L’eau est signe de pénitence – car Dostoïevski sait que l’homme est pécheur. Le changement de l’eau en vin, c’est la divinisation de l’être, le passage de la vie naturelle à la vie selon l’esprit. L’extase qui suivit dans le jardin ne fut rien d’autre. Nous en ignorons le contenu, et ni Dostoïevski, ni Aliocha lui-même n’auraient pu nous la décrire en sa substance.

Seuls les gestes qui l’accompagnèrent, les sentiments qu’elle suscita, les souvenirs qu’elle aviva, furent consignés. Miracle spirituel, mystère de la « nouvelle naissance », toujours le même, toujours nouveau, dont ici le miracle des noces de Cana et là celui de la résurrection de Lazare sont les symboles. « Mon âme a été visitée à cette heure… »

Alors Aliocha peut embrasser la terre et l’arroser de ses larmes. Elle est une aube, une promesse. Bien différente des états d’âme d’un Muychkine, qui se renouvelaient périodiquement pour le laisser ensuite à son atonie, elle marque dans l’existence d’Aliocha une date et lui apporte une force.

C’est un viatique pour le voyage. Symbolisée par le miracle de Cana, elle symbolise à son tour une destinée qui n’est point encore accomplie. « Vous êtes sauvés en espérance » disait Paul aux chrétiens qui avaient déjà passé par la mort et la résurrection mystiques. Ainsi d’Aliocha. Le mysticisme des Frères Karamazov est celui même de la résurrection.

Il reste eschatologique. Il est celui du quatrième Evangile, mais il est aussi celui de l’Apocalypse. Dostoïevski ne rêve pas de je ne sais quelle éternité saisie dans l’instant ; - ce serait, dans sa lettre, la formule de Muychkine et c’est, nous l’avons vu, dans sa lettre, celle de Gide. Ce à quoi il aspire, c’est à la suppression du temps.

En cela, Kirillov est son interprète, Kirillov qui ne cesse de scruter l’Apocalypse, quoi qu’il s’égare en sa recherche. L’éternité est là, toute proche. Quelques fissures étranges, ça et là, dans la trame de notre expérience humaine, la lui font pressentir. Une expérience spirituelle, d’un autre ordre, en apporte l’espérance… « Humain, trop Humain » dans son existence et dans ses sentiments, il n’est pas non plus installé dans la certitude. Son âme reste tourmentée. Cependant, vers le soir, ses doutes s’apaisent. Il croit en l’immortalité. Il attend la résurrection.

« Karamazov ! s’écria Kolia, est-ce vrai, ce que dit la religion, que nous ressusciterons d’entre les morts, que nous nous reverrons les uns les autres, et tous, et Iliocha ?

- Certes, nous ressusciterons, et nous nous reverrons, nous nous raconterons joyeusement tout se qui s'est passé, répondit Aliocha, moitié rieur, moitié enthousiaste.

- Oh ! Comme ce sera bon ! fit Kolia… »

Sur ce dialogue naïf, cette conversation d’enfants qui complète l’extase d’Aliocha, se terminent Les Frères Karamazov, dernier ouvrage de Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski, achevé l’année même de sa mort. »

Henri de Lubac, Le Drame de l’Humanisme athée, Cerf/Traditions chrétiennes

Voici comment Leszec Kolakowski expose et résume "les deux manières inconciliables d'accepter le monde et la place que nous y occupons" de l'humanisme athée d'une part et de l'adoration religieuse d'autre part :

"Le message inévitable de l'humanisme prométhéen, le voici : "l'auto-créativité humaines est sans limites, le mal et la souffrance sont contingents, la vie est infiniment inventive, rien n'est valide - au plan moral ou intellectuel - du seul fait d'avoir passé pour tel au long de l'histoire, il n'y a pas d'autorité dans la tradition, l'esprit humain n'a pas besoin d'une quelconque révélation ni d'un quelconque enseignement venu du dehors. Dieu n'est autre que l'homme qui s'opprime lui-même et qui étouffe sa propre raison."

Le message invariable de l'adoration religieuse, le voici : "Du fini à l'infini, la distance est toujours infinie ; tout ce que nous créons est voué à périr tôt ou tard, la vie est vouée à l'échec et la mort est insurmontable à moins que nous n'ayons part à cette réalité éternelle qu'il ne nous appartient pas de susciter, mais de laquelle nous dépendons ; nous pouvons la percevoir, quoique de façon très vague et inadéquate, et elle est la source de toute notre connaissance du bien et du mal ; sans elle, nous restons seuls avec nos passions ; or le plus souvent nos passions sont mauvaises et nous rendent ennemis les uns des autres ; rien ne peut les réfréner si ce n'est la confiance en la véracité de la révélation de Dieu par lui-même." (Leszec Kolakowski, Philosophie de la religion, éditions Fayard, p. 255-256)

Issu d'une famille de Vernoux-en-Vivarais, Henri Sonier de Lubac, est né à Cambrai (Nord) en 1896. Il est décédé à Paris, le 4 septembre 1991, à l'âge de 95 ans.

Entré dans la Compagnie de Jésus en 1913, il combat pendant la première guerre mondiale et il est gravement blessé à la tête. L'expérience des tranchées le hantera toute sa vie. Ordonné prêtre en 1927, il enseigne la théologie à l'Institut catholique de Lyon. En 1938, il publie son premier livre, Catholicisme, les aspects sociaux du dogme.

De 1937 à 1944, il s'engage dans la résistance au nazisme et à l'antisémisme. Il est co-fondateur des Sources chrétiennes (1941) et Membre de l'Institut.

Expert auprès du Concile Vatican II (1962-1965), il y exerce une influence spirituelle discrète et profonde. Il est nommé cardinal par le Pape Jean-Paul II le 2 février 1983.

Henri de Lubac a ouvert la pensée chrétienne, enrichie de toutes ses sources doctrinales, à la connaissance intérieure de l'Amour divin et au dialogue avec les incroyants.

Principaux ouvrages :

  • Blondel et Teilhard de Chardin. Correspondance commentée 1930
  • Catholicisme, les aspects sociaux du dogme, Cerf, 1938
  • Corpus mysticum. L'Eucharistie et l'Église au Moyen Âge, étude historique, Aubier-Montaigne, 1944
  • Le Drame de l'humanisme athée, Spes, 1944. Réédition : Cerf, 1998. C'est l'une de ses œuvres principales, écrite en 1942 et 1943 pendant la Seconde Guerre mondiale, rééditée avec une note de Jacques Prévotat sur Auguste Comte, Charles Maurras, et le christianisme.
  • Proudhon et le christianisme, Seuil, 1945
  • De la connaissance de Dieu Seuil, 1945-48
  • Surnaturel. Études historiques, Aubier-Montaigne, 1946
  • Le Fondement théologique des missions, Seuil, 1946
  • Aspects du bouddhisme (I), Seuil, 1951
  • La Rencontre du bouddhisme et de l'Occident, Aubier-Montaigne, 1952
  • Méditation sur l'Église, Seuil, 1953
  • Amida (Aspects du bouddhisme, II), Seuil, 1955
  • Sur les Chemins de Dieu , 1956
  • Exégèse médiévale. Les quatre sens de l'écriture, Aubier-Montaigne, 1959, 1961, 1964, Cerf, 1993
  • La pensée religieuse du Père Teilhard de Chardin, Aubier, 1962
  • Augustinisme et théologie moderne, Aubier-Montaigne, 1965
  • Paradoxe et Mystère de l'Église, Aubier-Montaigne, 1967
  • Teilhard et notre temps, Aubier-Montaigne, 1968
  • L'Église dans la crise actuelle, Cerf, 1969
  • Pic de la Mirandole, Aubier-Montaigne, 1974
  • Recherches dans la Foi. Trois études sur Origène, Saint Anselme et la philosophie chrétienne, Beauscêne, 1979
  • La Postérité spirituelle de Joachim de Flore, Lethielleux, 1979 et 1981
  • * La Révélation divine, Cerf, 1983
  • Entretien autour de Vatican II. Souvenirs et réflexions, Cerf, 1985
  • Résistance chrétienne à l'antisémitisme. Souvenirs (1940–1944), Fayard, 1988
  • Théologie dans l'histoire, Desclée de Brouwer, 2 volumes, 1990
  • Histoire et Esprit : L'Intelligence de l'Écriture d'après Origène, Les Editions du Cerf, 2002, ISBN 2-204-06761-X
  • Carnets du concile, tomes 1 et 2, Cerf, 2007

Articles parus dans Communio :

  • « La foi chrétienne », COMMUNIO, XVI, 5-6 septembre-décembre 1991
  • « Méditation sur le principe de la vie morale », COMMUNIO, XXIII, 6 ; XXIV, 1 - n°140-141 novembre 1998- février 1999
  • « Hommage à H. U. von Balthasar pour ses 70 ans », COMMUNIO, I, n°1 septembre 1975
  • « Méditation sur le principe de la vie morale », COMMUNIO, XXIII, 6 ; XXIV, 1 - n°140-141 novembre 1998-février 1999
  • « Petite catéchèse sur la « nature » et la « grâce » », COMMUNIO, II, 4, N°12 - juillet- août 1977

Articles parus dans la revue Étvdes :

Études / publiées par des Pères de la Compagnie de Jésus et consultables sur la base GALLICA

  • La Sphère et la Croix.Études 1946/07 1946/09.
  • Questions religieuses: La Sainte Bible . ( en collaboration) Études 1954/04 (A87,T281)-1954/06
  • L'Eglise notre Mère Études 1953/01 (A86,T276)-1953/03
  • De la Connaissance Études 1946/04 (A79,T249)-1946/06.
  • L'Idée chrétienne de l'Homme et la Recherche de l'Homme nouveau Études 1947/10 (A80,T255)-1947/12.
  • Le Dieu de Bergson. Deux Thèses de Doctorat sur Bergson. Études 1933/07 (A70,T216)-1933/09.

Bibliographie :

  • Henri de Lubac, Mémoire sur l’occasion de mes écrits, suivi de quatre opuscules sur sa vie: Mémoire sur mes vingt premières années (1998-2001), J’éprouve joie et confiance (1983), Conversation en famille (1983, 1991), Hommage au cardinal Lustiger (1983), présentation par Georges Chantraine, (Cerf, 2006)
  • Hans Urs von Balthasar, Le Cardinal de Lubac: L'Homme et son oeuvre (Lethielleux, 1983)
  • Georges Chantraine, Henri de Lubac, t. I: De la naissance à la démobilisation (1896-1919) (Cerf, 2007)
  • Georges Chantraine, Henri de Lubac, t. II: Les années de formation (1919-1929) (Cerf, 2009)
  • Henry Donneaud, Surnaturel au crible du thomisme traditionnel, Revue thomiste.
  • David Grumett, Henri de Lubac: A Guide for the Perplexed (T&T Clark, 2007)
  • Pierre Jay, Henri de Lubac aujourd'hui, revue Esprit et vie [2]
  • Paul McPartlan, « L’Eucharistie, l’Église et l’évangélisation : l’œuvre du Père Henri de Lubac », Communio, XXI, 4, 126 (juillet-août 1996)
  • Participer à la vie trinitaire, H. de Lubac, P. Piret ; J. S. O’Leary, H. U. v. Balthasar ", Gilbert Narcisse o.p. Revue thomiste, 1996, p. 107-28
  • Michel Sales, sj, L'Être humain et la connaissance naturelle qu'il a de Dieu, dans la pensée d'Henri de Lubac (Parole et Silence, 2003)
  • Rudolph Voderholzer, Meet Henri de Lubac: His Life and Work (Ignatius, 2008)
  • Jean-Pierre Wagner, Henri de Lubac, "Initiations aux théologiens" (Cerf, 2001)

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