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Nicolas-Sarkozy-interviewe-Mardi-16-novembre-par-Claire-Cha.jpg

- David Pujadas (timidement) : "je me lance, Monsieur le Président  et je vous prie de bien vouloir excuser à l'avance l'impertinence de ma question ; à la suite de ce qu'il est convenu d'appeler l'affaire Bettencourt..."

- Nicolas Sarkozy : "j'ai le regret de vous dire qu'il n'y a pas d'affaire Bettencourt."

- Claire Chazal : "Vous avez spontanément pris l'initiative et malgré l'absence de scandales touchant les relations entre les hommes politiques et les milieux d'affaires dans notre pays, et  en raison de votre attachement à la séparation des pouvoirs chère à Montesquieu..."

- Nicolas Sarkozy : "J'ai le regret de vous dire que je lis rarement la presse d'extrême-gauche et que je ne connais pas ce journaliste et ne commencez pas à m'accuser de lui avoir volé son ordinateur portable.

- Michel Denizot : "... de proposer la création d'une commission sur la prévention des conflits d'intérêt dans la vie publique."

- Nicolas Sarkozy : "Il est de mon devoir de vous dire qu'une commission indépendante est effectivement appelée à se pencher sur le problème purement théorique des conflits d'intérêt dans la vie publique et qu'il sera de son devoir de dire avec regret que la notion de conflit d'intérêt dans la vie publique n'a aucun intérêt depuis mon accession au pouvoir, en raison de la totale absence de collusion entre moi-même, les membres de mon gouvernement, le ministère du budget et les milieux d'affaires.

Par ailleurs, j'ai le regret de vous dire que ceux qui disent que la nomination de mon ami le juge Courroye, un homme de devoir comme Monsieur Woerth et un honnête homme, dans l'affaire Woerth-Bettencourt, qui, je vous le rappelle, n'existe pas, pose un problème, ont intérêt à la fermer."

- Claire Chazal : "Monsieur le Président, beaucoup de Français se posent des questions sur l'Education et s'inquiètent des suppressions de postes, du nombre d'élèves qui entrent en 6ème sans savoir lire et écrire correctement..."

- Nicolas Sarkozy : "J'ai le regret de vous dire que je ne dirai pas un mot sur  un sujet aussi dénué d'intérêt. Est-ce que je m'inquiète, moi ?"

- Michel Denizot : "Monsieur le président, pourriez-vous nous dire quelques mots sur l'environnement ?"

- Nicolas Sarkozy : "J'ai le regret de vous dire que je ne dirai pas un mot sur l'environnement, mais je veux bien dire deux mots sur Jean-Louis Borloo : "Bon débarras !"

- David Pujadas : "Monsieur le Président, qu'en est-il de votre projet de "moraliser le capitalisme", de vous attaquer aux parachutes dorés et aux paradis fiscaux ?"

- Nicolas Sarkozy : "Pujadas, j'ai le plaisir de vous dire que j'ai changé !"

- Claire Chazal : Monsieur le Président, pourriez-vous nous dire un mot sur le pouvoir d'achat et l'accroissement de la pauvreté ?... Les Français sont inquiets..."

- Nicolas Sarkozy : "J'ai le regret de vous dire que je ne dirai pas un mot sur le pouvoir d'achat et l'accroissement de la pauvreté. Est-ce que je m'inquiète, moi ?

- "Merci, Monsieur le Président."

- Nicolas Sarkozy : "De rien !"

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