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"Souce intarissable d'une communication universelle, fondatrice des trois religions qui se réclament de son Dieu et de ses prophètes, la Bible appartient au patrimoine commun de l'humanité. A partir d'une traduction qui fait aujourd'hui autorité, André Chouraqui s'approche au plus près de l'origine de ce texte hébreu qui continue de résonner jusqu'à nous.

 

Bousculant les images ou les formules convenues, retrouvant la beauté initiale et le rythme originel de la langue qui l'a vu naître, cette traduction de la Bible a été jugé par André Malraux comme "une grandiose aventure de l'esprit", tandis que le théologien Hans Urs von Balthasar y voyait "une traduction véritablement inspirée qui nous a rendu la Parole".

 

Au seuil du troisième millénaire de notre ère, à l'heure où beaucoup redécouvrent le texte biblique, dans un monde où le fanatisme et l'intolérance religieuse rôdent toujours, la Bible de Chouraqui plonge aux racines de la Révélation.

 

Elle annonce le grand message de paix et de réconciliation, celle promise par l'Elohims de la Torah et par tous ses prophètes, ceux du Dieu de l'Alliance universelle des ciels et de la terre."

 

"Genesis (Genèse), titrait la traduction des Septantes. Beréshit, dit l'hébreu, suivant en cela le premier mot du texte : Entête. Et, de fait, ce livre ne cesse pas d'être l'Entête du Pentateuque et de la Bible tout entière. Non seulement il rapporte la genèse du monde, mais il donne aussi la clé du Livre. ce volume, qui commence par décrire les origines de l'univers et de l'humanité, est l'irréfutable témoin d'une des plus profondes expériences, à jamais actuelle, de l'esprit en quête de ses racines et de ses finalités.

 

L'oeuvre est composée comme une symphonie. L'auteur débute par le thème le plus général qui se puisse concevoir : la création de l'univers. De là il passe à celle de l'humanité, au récit de sa chute que suit le premier assassinat, le meurtre d'Hèbèl (Abel) par son frère Caïn. Puis vient le Déluge, après lequel l'humanité prend un nouveau départ. Abrahâm (Abraham) descendant de Noah (Noé), est un nouvel Adâm autour de qui s'articule l'histoire d'un peuple. Ainsi la symphonie traite-t-elle de thèmes de plus en plus restreints. Le récit continue en maniant les genres avec maîtrise : les dialogues de YHWE-ADONAÏ et d'Abrahâm, le pacte et la promesse, la rencontre de Malki-Sèdèq (Melchisédech) à Shalèm (Jérusalem), l'épisode savoureux de l'Annonciation d'Is'hac (Issac), le banissement d'Ishma'él (Ismaël), et enfin l'un des sommets de la littérature biblique : le récit du sacrifice offert par Abrahâm (ch. 22).

 

Les histoires de Ia'acob (Jacob) et de Iosseph (Joseph) terminent allégrement le livre sur le thème de la réconciliation et du salut d'Israël et des nations, la promesse faite aux Hébreux du don de leur pays étant confirmée.

 

La guerre des rois, rapportée au chapitre 14, est un texte très ancien, que certains supposent avoir été écrit en akkadien ou en cananéen, puis traduit en hébreu, et dont plusieurs protagonistes sont difficiles à identifier.

 

La tradition judéo-chrétienne attribue la paternité de ce volume, comme d'ailleurs tout le Pentateuque (la Tora) à Moshè (Moïse). Cependant, dès le IIème siècle de notre ère, des voix s'élèvent qui mettent en cause cette attribution. Au XIème siècle, Abrahâm ibn 'Ezra (Espagne) fait remarquer que plusieurs passages du Pentateuque, notamment le verset 9 du chapitre 31 du Deutéronome, ne pouvaient se concilier avec la thèse traditionnelle. Il fallut cependant attendre les premiers essais de la critique biblique, au XVIIème siècle, pour voir le problème sérieusement soulevé.

 

C'est alors que Baruch Spinoza et Richard Simon ouvrent la voie à un courant de pensée qui aboutira à la théorie documentaire, adoptée aujourd'hui par la quasi-unanimité des exégètes : le Pentateuque n'est pas l'oeuvre d'un seul homme, Moshè ; c'est une collection d'écrits rédigés au cours des siècles, par de nombreux écrivains. Les exégètes fondent leurs conclusions sur des anachronismes, sur l'alternance dans le texte de noms différents pour désigner Dieu, sur la diversité du vocabulaire, du style, et même de l'inspiration. Auprès d'un premier document dit yahwiste (J), il existerait une source élohiste (E), un document sacerdotal (P), et enfin une tradition deutéronomiste (D), tout entière contenue dans le dernier livre du Pentateuque.

 

Si le morcellement de l'ouvrage semble indéniable quant à son origine, le texte, cependant, résiste à ce traitement de la critique. Il garde une incontestable unité et ne cesse de s'imposer à nous, tant par son contenu que par son style et sa composition."

 

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Nathan André Chouraqui, né le 11 août 1917 à Aïn Témouchent, Algérie française et mort le 9 juillet 2007 à Jérusalem, était un avocat, écrivain, penseur et homme politique franco-israélien, connu pour sa traduction de la Bible, dont la publication, à partir des années 1970, révolutionna sa lecture.

 

 

Il a passé son enfance en Algérie où il a notamment étudié la Torah. Il a ensuite fait des études en France où il rejoint la Résistance.

 

André Chouraqui fut avocat, puis juge dans le ressort de la Cour d'Appel à Alger (1945-1947). Il est promu, en 1948, docteur en Droit international public à l'Université de Paris.

 

En 1958, André Chouraqui s'installe en Israël et en 1965, il est élu vice-maire de Jérusalem.

 

En 1987, paraît sa traduction intégrale de la Bible en français en 26 volumes, à partir du texte hébraïque dit massorétique (sédimentation de traditions orales et différents textes), dont des parties avaient été publiées à partir des années 1970. Marc Leboucher, qui fut le premier à éditer ce texte en France, chez Desclée De Brouwer, estime qu'André Chouraqui a adopté dans son travail « un parti pris révolutionnaire, qui a permis de redécouvrir des textes que l'on croyait usés » et qu'« il a surtout mis en lumière l'importance des racines juives du christianisme et rappelé que Jésus appartenait au peuple juif. »


En 1990, il publie une traduction du Coran.


Secrétaire général adjoint de l'Alliance israélite universelle (1947-1953), André Chouraqui en deviendra le délégué permanent, sous la présidence de René Cassin (1947-1982). Il fut également président de l'Alliance française de Jérusalem.


En février 1990, est publié L'Amour fort comme la Mort, autobiographie d'André Chouraqui qui sera ultra-médiatisée et se vendra immédiatement à plus de 100 000 exemplaires. La même année il publie chez le même éditeur sa traduction du Coran (texte et commentaires) et rencontre le Dalaï Lama.


Il était membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.


Bibliographie :


La Bible Chouraqui

  • Bible, traduction Chouraqui, éditions Desclée de Brouwer, 2007
  • Histoire du judaïsme, PUF, Que sais-je ?
  • Moise, voyage aux confins d'un mystere révélé et d'une utopie, éditions Champs-Flammarion, 1998
  • L'amour fort comme la mort : une autobiographie, éditions du Rocher, 1998
  • Le destin d'Israël : correspondances avec Jules Isaac, Jacques Ellul, Jacques Maritain et Marc Chagall, Paul Claudel, éditions Parole et silence, 2007
  • Les Dix Commandements aujourd'hui, éditions Pocket, 2005
  • Avec Gaston-Paul Effa : Le Livre de l'Alliance, éditions Bibliophane, 2003
  • Bahya ibn Paquda : les Devoirs des cœurs, éditions Bibliophane, 2002
  • Le Coran : l'appel, éditions Robert Laffont, 1990
  • "Les juifs" Dialogue entre Jean Daniélou et André Chouraqui, Dialogues dirigés par Jean-Marie Aubert et Christian Chabanis, Collection Verse et controverse, Editions Beauchesne 1966
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