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Sylvie Courtine-Denamy, Trois femmes dans de sombres temps, Edith Stein, Hannah Arendt, Simone Weil ou Amor Fati, amor mundi, chez Albin Michel

 

 

Pour incarner la décennie des "sombres temps" brechtiens (1933-1943), Sylvie Courtine-Denamy a choisi trois figures féminines, juives et philosophes : Edith Stein, disciple de Husserl et auteur de La Science de la Croix, qui périt à Auschwitz en 1942 ; Hannah Arendt, élève de Heidegger et de Jaspers, auteur de Eichmann à Jérusalem, éveillée à l'Histoire et à la politique par l'avènement de Hitler au pouvoir ; Simone Weil, auteur de La Pesanteur et la Grâce, animée d'un antijudaïsme farouche et qui hésite pourtant sans fin sur le seuil de l'Eglise catholique.

 

Engagées, les trois grandes philosophes du XXème siècle, s'efforcèrent de penser l'événement : le fascisme, l'impérialisme, l'antisémitisme, le totalitarisme, mais aussi les rapports du politique et de la religion, illustrant la formule d'Hannah Arendt selon laquelle "on est ce que l'on vit". Contraintes à l'exil, il leur faudra, alors, non plus seulement "comprendre" une réalité monstrueuse, mais tenter de faire la paix avec elle.


 

Sylvie Courtine-Denamy1

 

Sylvie Courtine-Denamy a eu la chance de faire ses études de philosophie à la Faculté de Nanterre dans un premier temps, sous la houlette des grands maîtres de l’époque : Emmanuel Levinas, Paul Ricoeur, Jean-François Lyotard, Louis Marin. Elle a tiré grand profit des cours de Jean Beaufret dans la khâgne de Condorcet en qualité d’auditrice libre. Très attirée par l’histoire, elle a entamé des études de Sciences Politiques dans la section Relations Internationales. Elle a ensuite rejoint l’Université de Paris IV où elle a soutenu une thèse sur Les concepts de “Mitleid” et de “Scham” chez Nietzsche sous la direction de M. le Professeur Henri Birault. .

Activités d’enseignement :

Sylvie Courtine-Denamy a enseigné de nombreuses années la philosophie dans les classes Terminales des lycées avant d’enseigner les « Humanités » dans les grandes écoles supérieures (ENS P et T, CNAM, ESCAE, Essec). Libérée de toute contrainte, elle savoure actuellement les joies de la recherche libre.

Recherche :

Spécialiste d’Hannah Arendt qu’elle a d’abord commencé à traduire, elle a consacré plusieurs ouvrages à cette philosophe politique. Très concernée par les problèmes d’identité et de mémoire (La Maison de Jacob, Phébus, 2001, préfacé par Julia Kristeva, a obtenu le Prix Alberto Benveniste de la Création en 2002), elle vient de publier un récit adressé à son petit-fils Écoute Nathan. Promenade en Eretz Israel (L’Harmattan, 2009). Elle s’intéresse prioritairement aux penseurs juifs contemporains, dont notamment: Hans Jonas, Emmanuel Levinas, Leo Strauss, Simone Weil. Très attirée par l’art contemporain pour lequel elle a beaucoup œuvré dans une vie antérieure, elle a tiré le bilan de cette expérience, couplée avec la philosophie, dans son livre Le Visage en question. De l’image à l’éthique (La Différence, 2004). Concernée par le plurilinguisme et traductrice de l’anglais et de l’allemand (20 livres traduits à ce jour), la pensée politique d’Eric Voegelin, dont elle a traduit cinq ouvrages en français, la retient depuis plusieurs années.

Publications :

Son dernier livre de philosophie publié à l’occasion du Centenaire de la naissance de Simone Weil s’intitule Simone Weil. La quête de racines célestes (Cerf, 2009).
Ses précédents livres ont été traduits aux États-Unis, en Angleterre, en Espagne et en Amérique latine, au Portugal, en Chine, au Japon et en Pologne.

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