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L'automne ravive une très ancienne douleur. Le long des allées blanches qui éblouissent et consolent, les arbres lentement s'exténuent... Ils pénètrent dans la maison du sommeil... Les oiseaux sont partis depuis longtemps. Il n'y a que le vent, le marcheur infatigable. Comment dire cet incendie subtil et délicieux ? Que faire de tant de splendeur, de tant de vide ?

Les nuages : un oiseau se fraye un chemin vers ces géants charbonneux frangés de lumière. L'air est triste, les frondaisons s'agitent, lourdes... Une plénitude inachevée... Le chant des feuilles, la nuit...

Le bonheur ? Se délivrer ? C'est trop dire... Peut-être... Nous avançons dans la nuit, sans savoir...

L'enfouissement secret, la solitude de la graine qui mûrit lentement, d'une germination invisible et secrète, sous le sol gelé de l'hiver, qui vit, contre toute apparence d'une vie mystérieuse...

La joie est au bord du coeur, elle tourne derrière cette pierre qui scella ma source.
 

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