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"J'avais de nombreux frères et soeurs. Notre père et notre mère étaient bons. Un amour profond m'attachait à eux tous. Un jour, notre père m'emmena à un festin. Mes frères et soeurs étaient joyeux, mais je demeurais triste. Alors mon père vit vers moi et m'ordonna de goûter aux mets succulents. Mais je ne pouvais pas, et mon père, courroucé, me bannit de sa vue. Le coeur rempli d'un amour infini pour ceux qui me dédaignaient, je m'en fus en un pays lointain..."

 

Schubert a vingt-cinq ans lorsqu'il raconte ce rêve, où resurgissent en ordre dispersé les blessures de son enfance : les conflits avec son père qui voulut lui imposer la carrière d'instituteur, la mort précoce de sa mère. On y lit sa soif d'amour, sa solitude, le refuge dans la nature et l'intimité de l'exaltation et de la douleur, de l'amour et de la mort.

 

Autant de thèmes illustrés sans relâche par les quelques cent Lieder composés entre 1811 et 1828 : "pendant ces longues années, je chantais mes chansons... Voulais-je chanter l'amour, il se changeait en douleur. Voulais-je chanter la douleur, elle se changeait en amour."

 

"Au dem Wasser zu singen"

 

Schubert a composé à 26 ans une musique pour le poème "Auf dem Wasser zu singen" (Chanter sur l'eau), écrit par le poète allemand Friedrich Leopold zu Stoldberg. Un morceau émouvant, plein de finesse et de mélancolie...

 

 

 

 

 "Heidenröselein" (D 257)

 

"Heidenröselein" (Eglantine) est le titre d'un poème de Goethe. Un jeune berger veut cueillir une églantine dans un pré. Si tu me cueilles, je te pique pour que tu penses toujours à moi et je ne veux pas mourir. le jeune berger la cueille, se pique, car il doit toujours souffrir...

 

 

 

"Die Forelle" (op. 32, D 550)

 

La truite fut composée en 1817. Les paroles sont tirées d'un poème de Christian Friedrich Schubart. Cette mélodie sert de base à des variations dans le 4ème mouvement du quintette pour piano à cordes "La Truite" (D 667), écrit en 1819. Elle a aussi été transcrite pour piano par Franz Liszt en 1846...

 

 

 

 

"Gretchen am Spinnrad" (op. 2, D 118)

 

Le texte de "Gretchen am Spinnrade" (Marguerite au rouet) est tiré de la première partie du Faust de Goethe, parue en 1808 : Marguerite est seule et les tendres baiser échangés avec son bien-aimé (Faust) lui manquent cruellement... Ce Lied, composé en 1814, à l'époque où Schubert éprouve sans doute un amour non partagé pour Thérèse Grob, fut sa deuxième oeuvre à être éditée, le 30 mars 1821.

 

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