L'Homme de cour, précédé de 1684, essai de Marc Fumaroli, traduit de l'espagnol par Abraham-Nicolas Amelot de La Houssaie, édition établie par Sylvia Roubaud, Gallimard/Folio classique, 2010
Baltasar Gracian (1601-1658) est l'un des plus grands essayistes espagnols du Siècle d'or. On peut le comparer à Montaigne et à La Rochefoucault. Dans L'Homme de cour, dont le texte original date de 1647, réunissant plus de trois cents maximes ou réflexions, Gracian propose un art de vivre à la cour comme à la ville. La traduction de 1684 est l'un des monuments du style littéraire à la française. (source : Editions Gallimard)
Baltasar Gracian, L'art de vivre avec élégance, cent maxime de L'homme de cour, traduit de l'espagnol par Amelot de La Houssaie, édition et notes de Sylvia Roubaud, Gallimard 2010, 2014
Ce volume reprend les cent premières maximes de L'Homme de cour qui en compte trois-cents ; elles sont issues de l'édition de cette oeuvre dans la collection Folio Classique, comprenant en outre un essai de Marc Fumaroli intitulé "1684".
Le travail d'Amelot de La Houssaie, en complétant de nombreuses maximes de L'Homme de cour par des textes élaborés par lui ou emprunté à d'autres ouvrages de Gracian, permet d'avoir une vue étendue de l'oeuvre de ce dernier.
Nicolas Amelot de la Houssaye dit aussi "Abraham-Nicolas Amelot de La Houssaie"(Orléans 1634 - Paris, 8 décembre 1706) est un historien français. Les détails de la vie d'Amelot sont peu connus hors du fait qu'il fut nommé en 1669 secrétaire d'ambassade à Venise. Il est l'auteur d'une traduction en français du Prince de Machiavel et de L'Oraculo manual y arte de prudencia de Baltazar Gracian, paru à Paris en 1684 sous le titre L’homme de cour. Amelot dédia cette traduction à Louis XIV. Le livre rencontra un grand succès et donna lieu à plusieurs éditions dans les années qui suivirent. Sa traduction continue d'ailleurs à être éditée régulièrement.
L'œuvre et la pensée de Baltasar Gracián
"L'œuvre de Baltasar Gracián peut se diviser en deux parties : dans la première, qui va du Héros (1637) à l'Homme de cour (1646), il s'attache à construire la figure de « L'Homme universel », sorte de héros mondain doué des vertus nécessaires à la réussite dans la société (au premier rang desquelles la vertu de prudence), dans une perspective qui n'est pas sans rappeler, au moins en apparence, le Prince de Machiavel. Dans la seconde partie de son œuvre, constituée par le Criticon, Gracián s'emploie à anéantir cette figure construite au fil des ouvrages antérieurs, et à condamner « sans appel le monument élevé par lui à la gloire du Héros."
Mon avis :
"L'homme naît barbare, il ne se rachète de la condition des bêtes que par la culture ; plus il est cultivé, plus il devient homme (...) C'est à l'égard de l'éducation que la Grèce a eu le droit d'appeler barbare tout le reste du Monde. Il n'y a rien de si grossier que l'ignorance ; ni rien qui rende si poli, que le savoir. Mais la science même est grossière, si elle est sans art." (Baltasar Gracian, L'Homme de cour)
Schopenhauer voyait en Gracian un frère en pessimisme et Vladimir Jankélévitch, qui lui avait emprunté son "Je-ne-sais-quoi", nous en recommandait chaudement la lecture sans que j'en comprisse vraiment à l'époque la raison.
Faute d'avoir suivi sur le moment ses conseils - Gracian n'est pas fait pour les jeunots -, j'avais gardé, dans un coin de ma tête, l'intuition qu'une bonne surprise m'attendait au tournant. Comme aurait pu dire Gracian : "Tout vient à point à qui sait attendre."
Gracian, qui détestait la cour d'Espagne, donne à "l'homme de cour" - et de la ville - de son temps, le siècle d'or espagnol, des conseils de survie - mais aussi de sagesse, d'élégance et de dignité : savoir parler et savoir se taire, savoir paraître et savoir se masquer, savoir attendre et savoir agir à temps... conseils qui pourraient s'adresser à l'homme tout court, par exemple celui d'aujourd'hui, au sein de ces organisations sociales - Entreprises, Eglises, Etablissements d'enseignement... - que nous sommes obligés de rejoindre, puisqu'il faut bien vivre et que nous ne pouvons vivre tout seuls, alors que nous avons tant de mal à vivre les uns avec les autres. Schopenhauer a illustré de façon "piquante" ce paradoxe dans sa fable des hérissons...
Les conseils de Gracian sont, hélàs, peu susceptibles d'être compris - plaise au ciel qu'ils soient au moins lus et pour un autre motif qu'une curiosité superficielle - et moins encore d'être suivis, sinon par une minorité. Ils évoquent par antiphrase la réalité d'hier, comme celle d'aujourd'hui, où dominent les valeurs contraires à celles qu'il préconise : la sottise, l'inélégance, l'hypocrise, la vanité, la flatterie et la lâcheté....
Ce représentant superbement doué de l'âge baroque, n'aime rien tant que les masques et la complexité de l'homme et de l'oeuvre défient l'analyse.
Son éclatant génie d'écrivain, son regard acéré de moraliste et de psychologue s'accompagnent, semble-t-il, d'une inaptitude à appliquer ses propres conseils, l'indignation l'emportant sur la prudence chez ce passionné qui ne tient pas ses résolutions de "froideur".
Et sous l'ambiguïté "machiavélique" de son manuel à l'usage de "l'homme de cour" on croit percevoir le murmure d'une confidence secrètement mélancolique - cette mélancolie secrète qui est peut-être le fond de l'esprit baroque devant cette imperfection des êtres et du monde que les philosophes appellent la "finitude".
Même s'il en partage certains traits, Gracian ne ressemble que de loin à son modèle : quel contraste, en effet, chez ce "héros de l'esprit" entre un jugement capable de saisir toutes les bassesses et toutes les roueries, une volonté fatiguée de s'en prémunir, une sensibilité aussi réceptive que vulnérable et la statue d'airain du héros politique infaillible dont toutes les facultés sont en synergie.
Et puis, à côté de et chronologiquent après L'homme de cour, il y a Le Criticon, fascinant roman d'apprentissage qui commence sur l'île de Sainte-Hélène, se poursuit dans un asile de fous, synecdoque de l'humanité tout entière et se termine sur l'île de la Félicité, "le plus grand roman allégorique de tous les temps", dixit Schopenhauer, où Gracian met à nu les rouages de la condition humaine, critique les institutions et les hommes - en particulier les Français, brocarde nombre de ses contemporains, s'attirant les foudres de ceux qui croient s'y reconnaître - parmi lesquels plusieurs confrères Jésuites qui le lui feront payer cher - on ne s'en prend pas impunément à la conjuration des imbéciles - et tourne en dérision "l'héroïsme" de son héros infaillible.
Mais Gracian, c'est d'abord et avant tout la fête du langage, un feu d'artifice ininterrompu de concettis, de paradoxes, d' antithèses, de métaphores, de synecdoques, de jeux de mots, ocelures moirées d'un sublime plumage de paon, ornements d'une pensée musicale et subtile, profondément grave, voire tragique, mais jamais pesante, dont les lignes superposées font penser à une partition savamment polyphonique de Victoria dont les différentes parties, de la basse continue à l'alto et au soprano, seraient respectivement chantées par les allégories de l'Habileté, de la Sagesse et de la Mystique.
Maximes choisies de Baltasar Gracian :
"L'homme d'esprit aime mieux trouver des gens dépendants que des gens reconnaissants."
"Les Princes veulent bien être aidés, mais non surpassés."
"La manière est la partie du mérite qui frappe davantage les yeux que l'attention. Comme on le peut acquérir, l'on est inexcusable quand on ne l'a pas."
"L'homme a beaucoup à savoir et peu à vivre ; et il ne vit pas s'il ne sait rien. C'est donc une singulière adresse d'étudier sans qu'il en coûte et d'apprendre beaucoup en apprenant de tous."
"Un esprit médiocre qui s'applique va plus loin qu'un esprit sublime qui ne s'applique pas."
"L'espérance falsifie toujours la vérité. c'est pourquoi la prudence doit la corriger, en faisant en sorte que la jouissance surpasse le désir."
"Les choses du monde ont leurs saisons et ce qu'il y a de plus éminent est sujet à la bizarrerie de l'Usage. Mais le Sage a toujours cette consolation qu'il est éternel. Car si son siècle lui est ingrat, les siècles suivants lui feront justice."
"Tous les hommes sont idolâtres, les uns des honneurs, les autres de l'intérêt et la plupart de leur plaisir."
"La perfection ne consiste pas dans la quantité, mais dans la qualité."
"Il vaut mieux ne rien faire que de s'occuper mal à propos. Il ne suffit pas pour être homme prudent de ne faire point d'intrigues, mais il faut encore éviter d'y être mêlé."
"La Fortune se lasse de porter toujours un même homme sur son dos."
"Que ta crainte ne soit pas si grande que tu en perdes l'assurance, ni ta hardiesse que tu en perdes le respect."
"Le sage évite autant d'être contredit que de contredire. Plus son jugement le porte à la censure et plus il doit se garder de le publier."
"C'est une qualité de héros que d'aimer les héros."
"Il y a des gens qui n'ont que la façade, ainsi que les maisons que l'on n'a pas achevé de bâtir, faute de fonds. L'entrée sent le palais et le logement la cabane."
"Ce qui vaut beaucoup coûte beaucoup."
"Gardez-vous bien de faire ostentation de tout, car vous manqueriez bientôt d'admirateurs."
"C'est le commun des gens fortunés d'avoir des commencements très favorables et puis une fin tragique."
"Il n'y a rien de plus déplaisant qu'une continuelle plaisanterie."
"L'Envie a son ostracisme et cet ostracisme est d'autant plus à la mode qu'il est injuste. elle accuse ce qui est parfait du défaut d'être sans défaut."
"Grand malheur de n'être bon à rien, comme aussi d'être bon à tout ! Ces gens-là perdent toujours pour avoir voulu trop gagner et à la fin ils sont aussi haïs qu'ils ont été chéris auparavant."
"L'Unique remède de tout ce qui excelle est de garder un milieu dans son éclat. L'excès doit être dans la perfection et le tempérament dans la manière de le montrer."
"L'homme naît barbare, il ne se rachète de la condition des bêtes que par la culture ; plus il est cultivé, plus il devient homme (...) C'est à l'égard de l'éducation que la Grèce a eu le droit d'appeler barbare tout le reste du Monde. Il n'y a rien de si grossier que l'ignorance ; ni rien qui rende si poli, que le savoir. Mais la science même est grossière, si elle est sans art."
La fable des porcs-épics
"Par une froide journée d'hiver, un troupeau de porc-épics s'était mis en groupe serré pour se garantir mutuellement contre la gelée par leur propre chaleur.
Mais tout aussitôt ils ressentirent les atteintes de leurs piquants, ce qui les fit s'éloigner les uns des autres.
Quand le besoin de se chauffer les eut rapprochés de nouveau, le même inconvénient se renouvela, de façon qu'ils étaient ballotés de ça de là entre deux souffrances, jusqu'à ce qu'ils eussent fini par trouver une distance moyenne qui leur rendît la situation supportable.
Ainsi, le besoin de société pousse les hommes les uns vers les autres ; mais leurs nombreuses qualités repoussantes et leurs insupportables défauts les dispersent de nouveau. La distance moyenne qu'ils finissent par découvrir et à laquelle la vie en commun devient possible, c'est la politesse et les belles manières."
Arthur Schopenhauer, Parerga et Paralipomena (1851), § 396
"Baltasar Gracian naît en 1601 en Aragon (Espagne). Fils d'un simple médecin, il est admis à dix-huit ans dans la compagnie de Jésus, fondée par saint Ignace de Loyola, où il s'initie à l'étude de la philosophie, de la théologie et de l'Ecriture sainte. Ayant reçu la prêtrise puis prononcé ses voeux définitifs en 1635, toute sa carrière écclésiastique - il sera professeur de grammaire, de théologie morale et de philosophie, prédicateur, confesseur - se déroule dans des établissements et collèges implantés par les jésuites dans le royaume d'Aragon, la Catalogne et le territoire de Valence.
Accueilli dans le cénacle de savants et d'artistes de Don Vincencio Juan de Lastanosa, il publie, grâce au soutien de ce grand seigneur érudit et sous le pseudonyme transparent de Lorenzo Gracian, qui lui évite de se soumettre à la censure de son ordre, des ouvrages tels que Le Héros (El heroe, 1637), manuel à l'usage des grands de ce monde, et Le Politique Don Ferdinand (El politico don Fernando el Catolico, 1640), portrait du monarque idéal en forme d'éloge du souverain catholique.
Son passage à Madrid l'année suivante lui inspirera des pages extrêmement critiques à l'égard de la ville et de la cour, lieu voué au mensonge, à l'intrigue et à la flagornerie. Il restera constamment fidèle au roi Philippe IV en ces temps troublés, marqués en Espagne par des soulèvements et des révoltes (rebellion de la Catalogne, troubles en Andalousie, etc.)
Dans les années 1640, outre son Traité de la pointe et du bel esprit (Aguida y arte ingenio), Gracian publie L'Homme universel (titre infidèle pour El Discreto) : il y expose les qualités nécessaires pour réussir en société et mériter l'estime de ses semblables - grandeur d'âme, élégance d'esprit, égalité d'humeur, générosité, mais aussi prudence, retenue, sang-froid et impénétrabilité. ce qualités sont toujours recommandées dans L'Homme de cour (Oraculo manual y arte de prudencia, 1647), collection de trois cents aphorismes commentés qu'il qualifie "d'abrégé des règles qui conduisent à la réussite", mais Gracian y met surtout l'accent sur son "art de prudence", qui requiert un ensemble de stratégies insidieuses - ruse, dissimulation, pratique du secret - pour avancer ses pions sur l'échiquier social et se préserver de la malice d'autrui. Ecrit dans une prose dont l'extrême concision et les obscurités font de son auteur l'écrivain le plus secret de l'école baroque du Siècle d'or espagnol, L'Homme de cour, titre donné au livre de Gracian par son traducteur français, rencontre un vaste succès public dans toute l'Europe, mais éveille la méfiance de ses supérieurs inquiétés par le fond de cynisme que semblent renfermer certains de ses préceptes.
Cependant, en 1646, alors qu'il était chapelain des troupes espagnoles à la bataille de Lérida contre les Français, Gracian avait reçu pour sa vaillance au milieu des soldats le titre de "Père de la Victoire". Aussi, malgré l'hostilité de sa hiérarchie, sera-t-il désigné pour occuper, en 1650, la prestigieuse chaire d'Ecriture sainte de Saragosse.
L'année suivante, il fait paraître les deux premiers tomes du Criticon, roman allégorique retraçant les étapes de la vie humaine, mais surtout "somme de critiques", comme l'indique son titre. Gracian y brocarde avec virulence, sans les nommer, nombre de ses contemporains, s'attirant les foudres de ceux qui croient s'y reconnaître, et, parmi eux, plusieurs jésuites. Leurs plaintes inciteront le père général de l'Ordre à ordonner une enquête puis à infliger un blâme à Gracian ; ni ses deux écrits suivants, d'inspiration religieuse, ni ses protestations de bonne volonté ne parviendront à apaiser la colère de ses détracteurs, exacerbée par la publication de la troisième partie du Criticon : au début de l'année 1658, il est déchu de sa chaire, astreint à faire publiquement acte de pénitence dans le réfectoire du collège de Saragosse. Après une période de disgrâce de quelques mois, il est transféré dans un obscur établissement jésuite de son Aragon natal, à Tarazona, où lui sont confiées les charges de confesseur et de père spirituel de la communauté. Humilié et gravement malade, il meurt à l'âge de cinquante-sept ans à la fin de la même année." (Sylvia Roubaud)
- El Héroe (1637) (Le héros)
- El político don Fernando el Católico (1640)
- Arte de ingenio, tratado de la agudeza (1642)
- El Discreto (1646) (L'homme universel)
- Oráculo manual y arte de prudencia (1647) (L'homme de cour)
- Agudeza y arte de ingenio (version définitive de l'ouvrage Arte de ingenio, tratado de la agudeza, 1648)
- El Comulgatorio (1655)
- El Criticón (1651-1657)
Traductions en français :
- L'Homme de cour, avec une préface-essai de Marc Fumaroli, traduit de l'espagnol par Amelot de la Houssaie, Gallimard, « Folio Classique », 2011, 654 p. (ISBN 978-2-07-042132-9)
- L'Homme de cour. Traduit de l'espagnol par Amelot de la Houssaie, Champ Libre, 1972 ; Éditions Gérard Lebovici, (Paris), 1990,Texte intégral en ligne,rééd. Mille et une nuits, 1997, avec une postface de Gilles Tordjman.
- L'Art de la Prudence. Préface de Jean-Claude Masson, Paris: Rivages, 1994.
- Le Héros. Traduit de l'espagnol par Joseph de Courbeville, Champ Libre, 1973 ; éd. bilingue chez Sulliver, 1996
- L'Homme universel. Traduit de l'espagnol par Joseph de Courbeville, Champ Libre, 1980
- Le Politique Dom Ferdinand le Catholique. Traduit de l'espagnol par Joseph de Courbeville, éditions Gérard Lebovici, 1984 ; rééd. PUF, 2010
- Art et figures de l'esprit. Traduit de l'espagnol par Benito Pelegrín, Seuil, Paris, 1983.
- Traités politiques, esthétiques, éthiques. Traduit de l'espagnol par Benito Pelegrín, Seuil, 2005 (regroupe l'ensemble de l'œuvre non romanesque de l'auteur)
- Le Criticon
Bibliographie :
- Traduit de l'espagnol par Éliane Sollé, éditions Allia, Paris, 1998-1999 (tomes I et II uniquement)
- Traduit de l'espagnol par Benito Pelegrin, Seuil, 2008
- Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
- Vladimir Jankélévitch, Le je-ne-sais-quoi et le presque rien, Seuil, 1957.
- Benito Pelegrín, Éthique et esthétique du baroque, l'espace jésuitique de Baltasar Gracián, Actes Sud, 1985.
- Voir également les préfaces du même Benito Pelegrín à son anthologie de textes du Criticon (Le Passeur, 1993) et à sa traduction d'Art et figures de l'esprit (Seuil, 1983).
- Clément Rosset, L'Anti-nature. Éléments pour une philosophie tragique, P.U.F., Paris, 1993.
- Maria Teresa Ricci, Du cortegiano au discreto : l’homme accompli chez Castiglione et Gracián. Pour une contribution à l’histoire de l’honnête homme, Éditions Honoré Champion, 2009.
- Benjamin Riado, Le Je-ne-sais-quoi : aux sources d'une théorie esthétique au XVIIe siècle, L'Harmattan, 2012.
/image%2F0931521%2F20170523%2Fob_932f30_robin-guilloux.jpg)