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Lewis Carroll, Logique sans peine, traduction et présentation Jean Gattegno et Ernest Coumet, illustrations de Max Ernst, éditions Hermann

 

 

"Comme on vantait un jour devant lui une méthode permettant d'apprendre en quinze jours à répondre sur une partie de la logique, le grand Arnauld déclara qu'il ne lui en faudrait que quatre ou cinq pour enseigner au jeune duc de Chevreuse tout ce qu'il y avait d'utile dans la logique (La logique ou l'art de penser, Paris, 1662, p. 3). Ainsi naquit la célèbre Logique de Port-Royal. Elle se voulait "plus divertissante que le sont les logiques ordinaires". C'est un souci semblable qui, deux siècles plus tard, incita Lewis Carroll à écrire The Game of Logic et Symbolic Logic. La logique traditionnelle avait encore en Angleterre suffisamment de servants pour que la lourde machinerie des syllogismes ait une allure toujours aussi rébarbative. Il lui parut que rien, sinon la pédanterie des professeurs, n'empêchait de présenter de manière moins ennuyeuse un savoir aussi précieux..." (Ernest Coumet,"Lewis Carroll logicien")

 

A l'adresse des débutants :

 

"Tout débutant qui souhaite vérifier loyalement si ce petit livre est, ou n'est pas, matière à un passe-temps intellectuel extrêmement intéressant, est vivement invité à observer les règles suivantes :

1. Commencer au commencement, sans vouloir, pour satisfaire une simple et vaine curiosité, ouvrir le livre au hasard, ce qui vous conduirait vraisemblablement, cher lecteur, à l'abandonner en disant : "C'est beaucoup trop difficile pour moi !", et vous ferait ainsi perdre toute chance d'augmenter considérablement vore répertoire de jeux intellectuels...." (Lewis Carroll)

 

Tables des matières :

 

La logique et les mots dans l'oeuvre de Lewis Carroll, par Jean Gattégno

 

La Logique symbolique

A l'adresse des débutants

 

I. Les choses et leurs attributs

II. Les propositions

III. Le diagramme bi-latéral

IV. Le diagramme tri-latéral

V. Les syllogismes

VI. La méthode des indices

VII. Les sorites

VIII. Problèmes et solutions

 

A l'adresse des spécialistes

Quelques sophismes

Ce que dirent Achille et la tortue

les trois coiffeurs

Lewis Carroll logicien, par Ernest Coumet

 

 

"Nous voyons donc plus clairement que Carroll ne nous offre pas dans es oeuvres "légères" une réponse aux ouvrages logiques "sérieux", mais simplement une confirmation de la nécessité de ces derniers. Les syllogismes que nous trouvions proposés comme exemples dans la Logique symbolique, les raisonnements à découvrir au sein d'un dialogue, tels que nous le propose le Jeu de la logique, c'est exactementr la reprise de certains épisodes des aventures d'Alice. C'est là qu'est la grande continuité entre Carroll et Dodgson, entre le conteur pour enfants et le logico-mathématicien. Tous deux ont une grande préoccupation qu'ils ont traduite, à leur manière, pour chacun de leurs publics : la communication entre les êtres." (Jean Gattegno)

 

 

De son vrai nom Charles Lutwidge Dodgson. Mathématicien, logicien, photographe et écrivain anglais (Daresbury, 1832 - Oxford, 1898).

Professeur de mathématiques, ordonné diacre en 1861, il publie des oeuvres de logicien. Parallèlement, il entreprend poèmes parodiques et satires. Il fait de la très jeune Alice Liddell, rencontrée six ans plus tôt, l’héroïne de son œuvre la plus célèbre, Alice’s adventures in Wonderland, 1865, qui remporte en Grande-Bretagne, puis en Europe, un très grand succès. La suite de ce texte, À travers le miroir, publiée en 1871, connaît une égale faveur.

Lewis Carroll tira de nombreux portraits des enfants du doyen de son collège, Liddell, et s’attacha à Alice. En 1862, l’année où celle-ci eut dix ans, Carroll au cours d’une promenade en barque, raconta pour la première fois ce qui devait devenir Alice au pays des Merveilles. (La Revue des Ressources)

 

 

 

 

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