
Willard Van Orman Quine, professeur à l'Université de Harvard, Logique élémentaire, traduit par Jean Largeault, docteur ès Lettres, assistant à Paris IV et Bertrand Saint-Sernin, docteur ès Lettres, Maître-assistant à Paris I, Librairie Vrin (bibliothèque des textes philosophiques) et chez Armand Colin, Paris 1972.
Cet ouvrage a été édité en 1941 et réédité en 1965 sous le titre Elementary Logic par Harper&Row, New York et en 1966 par Harvard University Press, Cambridge, Mass.
"Une introduction à la logique et une introduction à la pensée de Quine. L'auteur a voulu condenser sous un format réduit la substance de la logique traditionnelle en la traitant par les moyens de la logique moderne.
Il explique les concepts formels fondamentaux, traite de la paraphrase des mots en symboles, fournit une méthode pour décider la validité en logique des fonctions de vérité et donne, en logique de la quantification, une procédure de démonstratioin jouissant de la propriété de complétude.
Chacun des paragraphes est accompagné d'exercices dont la solution est proposée en appendice.
Ce livre s'adresse aux étudiants en philosophie qui abordent l'étude de la logique ou aux étudiants d'autres disciplines (sciences humaines et mathématiques) qui veulent s'initier à ce nouveau langage de la pensée."

Willard Van Orman Quine (25 juin 1908 à Akron, Ohio - 25 décembre 2000 à Boston, Massachusetts) est un philosophe et logicien américain, l'un des principaux représentants de la philosophie analytique.
Il est notamment l’auteur de Les deux dogmes de l'empirisme, article célèbre de 1951 qui critique la distinction entre propositions analytiques et propositions synthétiques et de Le mot et la chose en 1960 où il propose sa thèse de l'indétermination de la traduction radicale et une critique du concept de « signification ».
Selon Diego Marconi, "la pensée de Quine a été un des facteurs qui ont déterminé l’évolution du courant principal de la philosophie anglo-saxonne depuis le néo-positivisme jusqu’à l’ample et variée koiné, désignée sous le nom de “philosophie analytique."
En logique mathématique il est principalement connu pour avoir produit une théorie des ensembles alternative appelée New Foundation.

"Les propositions sont des énoncés, mais les énoncés ne sont pas tous des propositions. Les propositions ne comprennent que les énoncés qui sont vrais et ceux qui sont faux. Ces deux propriétés des propositions, la vérité et la fausseté, sont appelés valeurs de vérité ; ainsi on dit que la valeur de vérité d'une proposition est la vérité ou la fausseté, suivant que cette proposition est vraie ou fausse.
Les énoncés : "Quelle heure est-il ?, "Fermez la porte", "Ah ! Que n'ai-je donc encore vingt ans !", etc. n'étant ni vrais ni faux, ne comptent pas pour des propositions. Seuls les énoncés déclaratifs sont des propositions. Mais un examen plus approfondi révèle qu'il s'en faut que tous les énoncés déclaratifs soient des propositions. L'énoncé déclaratif "Je suis malade" n'est, en lui-même, ni vrai ni faux, car il peut simultanément être vrai quand il est dit par une personne et faux quand il est dit par une autre. De même l'énoncé : "Il est malade n'est en lui-même ni vrai ni faux, car ce que désigne "il" varie selon le contexte ; dans un certain contexte, "Il est malade" peut avoir des titres à être tenu pour vrai, et dans un autre, à être tenu pour faux..."
Tables des matières :
Note liminaire
Préface à l'édition revue
Préface à l'édition de 1941
Introduction
Chapitre 1
La composition des propositions
Chapitre 2
Les transformations des fonctions de vérité
Chapitre 3
La quantification
Chapitre 4.
L'inférence en théorie de la quantification
Appendice :
Réponse aux exercices
Index
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